Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD1 - Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde

Situations de surendettement soumises aux commissions
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 50 % sur 2015-2020

108 731 dossiers
Favorable
Données du graphique : Situations de surendettement soumises aux commissions
Année Valeur
2015 217 302,00
2016 194 194,00
2017 181 123,00
2018 162 936,00
2019 143 080,00
2020 108 731,00

Selon la Banque de France, le nombre de dossiers de surendettement a diminué de 7 % entre 2021 et 2022, et a été divisé par deux depuis 2014. Les femmes sont les plus exposées au surendettement, en raison d’une rémunération inférieure de 22 % en moyenne à celle des hommes, et du fait qu’elles sont quatre à cinq fois plus souvent cheffe de famille monoparentale ; 54 % des personnes surendettées de 25 à 54 ans sont des femmes. Les chômeurs sont également surreprésentés. L’endettement global des ménages surendettés atteint 4,9 milliards d’euros en 2021. Parmi les personnes surendettées : 60 % ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté, 25 % sont au chômage, 50 % des ménages surendettés ont une capacité de remboursement inférieure à zéro.


Intensité de la pauvreté monétaire à 60 %
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 0,5 point sur 2014-2019

19,7 %
Modérément favorable
Données du graphique : Intensité de la pauvreté monétaire à 60 %
Année Valeur
2014 20,20
2015 19,60
2016 19,70
2017 19,60
2018 19,60
2019 19,70

En 2019, au seuil de 60 % de la médiane, le seuil de pauvreté est de 1 102 euros. La moitié des personnes pauvres a un niveau de vie inférieur à 885 euros par mois, soit 19,7 % de moins que le seuil de pauvreté (intensité de la pauvreté). Cet indicateur s’intéresse aux personnes vivant dans un ménage dont le revenu déclaré est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante.


Taux de pauvreté monétaire à 60 %
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,6 point sur 2014-2019

14,6 %
Modérément défavorable
Données du graphique : Taux de pauvreté monétaire à 60 %
Année Valeur
2014 14,00
2015 14,20
2016 14,00
2017 14,10
2018 14,80
2019 14,60

Le seuil de pauvreté est fixé par convention à 60 % du niveau de vie médian de la population. Il correspond à un revenu disponible de 1 102 euros par mois pour une personne vivant seule et de 2 314 euros pour un couple avec deux enfants âgés de moins de 14 ans. L’enquête Statistiques sur les ressources et conditions de vie conclut à une quasi-stabilité du taux de pauvreté, évalué selon cette source à 14,3 % en 2020. En 2019, le taux de pauvreté monétaire diffère de 0,9 point entre les hommes et les femmes.


Taux de pauvreté monétaire à 50 %
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,2 point sur 2014-2019

8,2 %
Modérément défavorable
Données du graphique : Taux de pauvreté monétaire à 50 %
Année Valeur
2014 8,00
2015 8,00
2016 8,00
2017 8,00
2018 8,30
2019 8,20

En 2019, le taux de pauvreté monétaire à 50 % est de 8,2 % en France métropolitaine. Il est en léger recul par rapport à 2018 (8,3 %). Cet indicateur s’intéresse aux personnes vivant en France métropolitaine, dans un ménage dont le revenu déclaré est positif ou nul et dont la personne de référence n’est pas étudiante. Les disparités femmes-hommes sont moins marquées sur cet indicateur que sur le taux de pauvreté monétaire à 60 % puisque le taux de pauvreté monétaire à 50 % des femmes est supérieur à celui des hommes de 0,2 point.


Taux de privation matérielle et sociale
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,6 point sur 2015-2020

13,1 %
Modérément défavorable
Données du graphique : Taux de privation matérielle et sociale
Année Valeur
2015 12,50
2016 12,70
2017 12,20
2018 12,60
2019 13,10
2020 13,10

Note : donnée 2020 provisoire.

En France, l’enquête Statistiques sur les ressources et les conditions de vie (SRCV) collecte les données sur les revenus, la situation financière, mais aussi l’emploi, le bien être ou la santé. Ces données permettent de mesurer le taux de pauvreté en conditions de vie, un indicateur qui vise à comprendre les phénomènes de pauvreté ou d’exclusion sociale, et à évaluer l’efficacité des politiques de lutte contre les inégalités. En 2021, le taux de pauvreté en conditions de vie était de 11,4 %, en nette baisse par rapport à 2020 (‑ 2,1 points). Les chiffres de 2021 sont légèrement en-dessous de la moyenne de l’UE qui compte un taux moyen à 11,7 %.


Intensité de la pauvreté monétaire à 50 %
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,1 point sur 2014-2019

18,1 %
Modérément défavorable
Données du graphique : Intensité de la pauvreté monétaire à 50 %
Année Valeur
2014 18,00
2015 16,60
2016 17,30
2017 17,50
2018 16,50
2019 18,10

En France, le seuil de pauvreté à 50 % du niveau de vie médian est de 918 euros par mois pour une personne seule (donnée 2019). Le niveau de vie médian des personnes dont le revenu est inférieur à ce seuil se situe à 752 euros.


Taux d’effort net en logement
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

une seule valeur en 2013

18,3 %
Non évaluable
Données du graphique : Taux d’effort net en logement
Année Valeur
2013 18,30

En 2013, le taux d’effort net en logement est de 18,3 % en France métropolitaine. Il n’y a pas de valeur plus récente. Le bilan 2019 des aides personnelles au logement, indique que ces aides personnelles au logement sont l’un des piliers de la politique française en faveur du logement. Elles bénéficient à environ 6,5 millions de ménages, et figurent parmi les aides les plus redistributives de l’État, puisqu’elles sont versées à 99 % aux trois premiers déciles de revenus. L’effet des aides est important pour des ménages modestes. À titre d’exemple, un couple sans enfant vivant hors des plus grandes agglomérations, dont le revenu est égal à 1 SMIC et dont le loyer hors charges est de 330 euros, voit son taux d’effort diminuer de 24,0 % de son revenu à 18,8 % avec l’aide personnalisée au logement.


Source :Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en janvier 2022. Traitements SDES

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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