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Publié le 18 février 2026
À l’International Préserver la biodiversité, les milieux et les ressources Soutenir des modes de production et de consommation responsables Lutter contre le changement climatique et protéger l’atmosphère
Dans son évaluation méthodologique, l’IPBES met en évidence le lien structurel entre performance économique et santé des écosystèmes et appelle les entreprises à mesurer leurs impacts et à transformer leurs modèles pour préserver leur résilience.
Rapport d’évaluation méthodologique sur l’impact et la dépendance des entreprises à l’égard de la biodiversité et des services écosystémiques rendus à l’humanité
La biodiversité n’est plus un sujet périphérique pour les entreprises : elle devient un enjeu stratégique. C’est l’un des messages centraux du « Rapport d’évaluation méthodologique sur l’impact et la dépendance des entreprises à l’égard de la biodiversité et des services écosystémiques rendus à l’humanité » publié par l’IPBES. Cette évaluation préparée par 80 experts internationaux issus de 35 pays de toutes les régions du monde et de diverses disciplines, a nécessité trois ans de développement et s’appuie sur des milliers de références.
Créée en 2012, l’IPBES, Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, joue un rôle comparable à celui du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) pour le climat. Elle rassemble des experts du monde entier afin d’évaluer l’état des connaissances scientifiques et d’éclairer les décisions publiques et privées en matière de biodiversité.
Le rapport met en évidence un double constat. D’une part, la plupart des entreprises ont un impact significatif sur la nature, qu’il s’agisse de l’exploitation des ressources, de la pollution, de la fragmentation des habitats ou des émissions de gaz à effet de serre. D’autre part, elles dépendent fortement des services écosystémiques : pollinisation, régulation du climat, fertilité des sols, approvisionnement en eau ou en matières premières. L’érosion de la biodiversité représente donc un risque direct pour leur modèle économique.
L’un des apports majeurs du rapport est méthodologique. Il propose un cadre pour mesurer, évaluer et intégrer ces impacts et dépendances dans les stratégies d’entreprise. Il insiste sur la nécessité d’aller au-delà des approches purement financières et de prendre en compte les risques physiques, réglementaires et réputationnels liés à la dégradation des écosystèmes.
Le rapport souligne également l’importance de la chaîne de valeur. Les impacts les plus significatifs se situent souvent en amont, dans l’extraction ou la production agricole, loin du siège des entreprises. Une vision systémique est donc indispensable.
l’IPBES appelle enfin à transformer les modèles économiques : réduire les pressions sur la nature, restaurer les écosystèmes et réorienter les flux financiers vers des activités favorables à la biodiversité. Pour les entreprises, il ne s’agit plus seulement de responsabilité sociale, mais de résilience et de pérennité.
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