La déclaration de Dakar a mis fin au 9e forum mondial de l’eau

Axée sur cinq points, la Déclaration de Dakar présente des recommandations aux gouvernements et à la société civile, pour une meilleure gestion et accès à l’eau

9e Forum de l'eau à Dakar
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9e Forum de l’eau à Dakar

Affiche du 9e Forum de l’eau à Dakar du 21 au 26 mars 2022

Organisé par le Conseil mondial de l’eau et le gouvernement sénégalais, le 9e Forum mondial de l’eau s’est tenu pour la première fois en Afrique subsaharienne du 21 au 26 mars a donné lieu à document intitulé « Déclaration de Dakar », ou « blue deal », œuvrant pour la sécurité de l’eau et de l’assainissement, pour la paix et le développement.
Cette déclaration présente cinq axes :

  • Il s’agit de garantir le droit à l’eau et l’assainissement pour tous en accélérant l’application du droit à l’eau potable et à l’assainissement. Il s’agira également de favoriser l’application du droit international humanitaire en particulier le protocole additionnel de la Convention de Genève qui prévoit la protection des systèmes d’adduction d’eau et de l’assainissement ;
  • Concernant les enjeux liés à la mer, l’engagement porte sur l’adoption de plans de gestion durables et intégrés pour préserver les ressources en eau et les écosystèmes, de renforcer la protection des zones humides, d’inciter à la préservation des systèmes d’eau traditionnels et surtout de favoriser le recyclage et la réutilisation des eaux usées ;
  • Le Forum préconise aussi une mobilisation des ressources financières publiques et privées en veillant à la mise en œuvre effective du programme effectif d’Addis-Abeba. Il s’agit d’investir dans les infrastructures de l’eau et de l’assainissement afin de développer des emplois verts, en particulier en faveur des jeunes, des femmes et du monde rural. Afin de sécuriser l’approvisionnement en eau, plusieurs partenaires au développement, notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement(BAD), l’Agence française de développement (AFD), la Banque européenne d’investissement (BEI) prévoient des financements en Afrique ;
  • Le quatrième axe de cette déclaration concerne la facilitation de la gouvernance inclusive de l’eau en promouvant une gestion transparente des services d’eau et d’assainissement ainsi que des modes de gestion diversifiés et concertés. Enfin l’élaboration de politiques publiques sur la base des connaissances scientifiques et d’un soutien aux innovations en cours et à venir a été mis en lumière ;
  • Le dernier axe de s’attache aux enjeux de de la coopération bilatérale et multilatérale, y compris aux échelles régionale et internationale. Un accent particulier est mis sur la nécessité d’un partenariat mutuellement bénéfique en matière de gestion de bassins transfrontaliers, y compris les bassins aquifères, notamment en favorisant les échanges d’informations, d’expériences et de bonnes pratiques, dans l’esprit de l’hydro diplomatie.

Il a été proposé de soumettre cette Déclaration comme contribution à la Conférence des Nations unies sur l’eau en 2023.