En dépit d’une forte demande en ingénierie, un effort mondial est nécessaire pour remédier à certaines disparités régionales particulières, et notamment en Afrique, recommande le deuxième rapport de l’UNESCO sur l’ingénierie.

Illustration UNESCO ingénieure

« L’ingénierie est l’une des clés du développement durable de nos sociétés ; pour en exploiter tout le potentiel, le monde a besoin de plus d’ingénieurs et d’une meilleure égalité ». 
Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO

Le rapport intitulé L’Ingénierie au service du développement durable : réaliser les Objectifs de développement durable a été publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’ingénierie pour le développement durable célébrée annuellement le 4 mars.
Ce rapport souligne que « la situation sans précédent vécue avec la pandémie de COVID-19 a révélé à quel point nos sociétés sont interconnectées et a montré comment les innovations scientifiques pouvaient permettre une meilleure résilience grâce à l’application concrète de l’ingénierie ».

Le rapport fournit un aperçu des innovations en ingénierie ainsi que des actions menées en vue de la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), auxquelles ont contribué des acteurs originaires de toutes les régions du monde. Il met en évidence le rôle essentiel de l’ingénierie dans la réalisation de chacun des 17 ODD et explique en quoi la mobilisation de la profession est indispensable.

Le document démontre également dans quelle mesure les innovations en ingénierie et dans les nouvelles technologies améliorent notre monde - particulièrement celles qui se basent sur les technologies et les données de l’information et de la communication. De manière plus importante encore, il donne la preuve du caractère vital de l’ingénierie dans la résolution des enjeux majeurs actuels, qu’il s’agisse par exemple du changement climatique (ODD13), de l’urbanisation (ODD11), ou encore de la préservation de la santé de nos océans (ODD14) et de nos forêts (ODD15).

« L’ingénierie elle-même a besoin d’évoluer et de devenir plus innovante, plus inclusive, plus coopérative et plus responsable », estiment les auteurs. Il est donc urgent d’adopter un nouveau paradigme dans le domaine, qui permettrait de surmonter les divisions traditionnelles entre les disciplines, qui présenterait une approche à la fois inter et multidisciplinaire, et grâce auquel l’ingénierie pourrait traiter les enjeux complexes, comme le changement climatique. En outre, les ingénieurs doivent comprendre et assumer leur responsabilité sociale en contribuant à l’évolution vers un monde plus durable, résilient et équitable pour tous.

Le rapport a été conçu en collaboration avec l’Académie chinoise d’ingénierie, le Centre international de formation en ingénierie (ICEE), établi à l’Université Tsinghuan, la Fédération mondiale des organisations d’ingénieurs (FMOI/WFEO), et plusieurs autres organisations internationales pour l’ingénierie.

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