Lancée par la France lors du dernier G7, la Nature & People Finance Alliance veut mobiliser davantage de capitaux publics et privés en faveur de la biodiversité. Cette initiative s’inscrit dans un contexte où les besoins de financement de la protection de la nature dépassent largement les ressources disponibles.
la France a profité de sa présidence du G7 pour lancer la Nature & People Finance Alliance
La protection de la biodiversité ne dépend plus seulement des politiques environnementales. Elle est devenue une question de financement. Les besoins sont immenses alors que les moyens publics restent insuffisants. C’est dans ce contexte que la France a lancé, lors de sa présidence du G7, la Nature & People Finance Alliance, une initiative destinée à mobiliser davantage de financements en faveur de la nature et des populations qui en dépendent.
L’idée repose sur un constat simple. Les États, les banques publiques, les institutions financières internationales, les entreprises et les fondations financent déjà de nombreux projets liés à la biodiversité. Mais ces actions restent dispersées et peinent à atteindre l’ampleur nécessaire face à l’accélération de la dégradation des écosystèmes. Selon les estimations internationales, plusieurs centaines de milliards de dollars supplémentaires sont nécessaires chaque année pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre mondial pour la biodiversité adopté à Montréal en 2022.
La Nature & People Finance Alliance entend répondre à cette difficulté en créant une plateforme de coopération entre acteurs publics et privés. Son objectif n’est pas de créer un nouveau fonds international mais de mieux coordonner les financements existants, d’encourager des projets communs et d’attirer davantage de capitaux privés et philanthropiques vers la protection, la restauration et la gestion durable des écosystèmes.
L’initiative met également l’accent sur les bénéfices pour les populations. Préserver les forêts, les zones humides ou les océans ne relève pas seulement de la protection de la faune et de la flore. Ces écosystèmes assurent des services essentiels comme la production alimentaire, l’accès à l’eau, la prévention des catastrophes naturelles ou encore le stockage du carbone. Leur préservation contribue aussi au développement économique et à la sécurité des communautés locales.
Cette alliance s’inscrit dans une évolution plus large de la finance internationale. Depuis plusieurs années, les grandes économies cherchent à mieux associer les investisseurs privés au financement des biens publics mondiaux, qu’il s’agisse du climat, du développement ou de la biodiversité. En lançant cette coalition, la France souhaite accélérer ce mouvement et faire de la protection de la nature un enjeu partagé par l’ensemble des acteurs financiers, au-delà des seuls gouvernements.
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