Le ministère de la Justice, engagé pour un développement durable !

Un panel très diversifié d’acteurs s’est engagé pour l’édition 2021 de la Semaine européenne du développement durable. Pour la première fois, le ministère de la Justice se positionne comme porteur d’actions avec une motivation sans faille. Eric Gounel, chargé de mission développement durable, nous partage les actions variées et originales mises en place du 20 septembre au 7 octobre 2021 sur le site Olympe-de-Gouges, dans le 19e arrondissement de Paris.

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Quelles ont été les motivations principales pour s’engager dans cette SEDD ?

Nos motivations sont assez classiques. D’une part, le ministère de la Justice voulait signifier sa prise en compte du changement climatique, de la préservation de l’environnement, de la biodiversité.... Le ministère souhaitait, dans une démarche plus générale, montrer son adhésion à la politique environnementale sous tous ses aspects. D’autre part, nous souhaitions offrir aux agents de l’administration centrale un programme étoffé d’activités. Les juridictions et services déconcentrés sur le territoire ont également mis en place des actions de sensibilisation au développement durable dans le cadre de cette semaine. Il s’agissait ainsi de renvoyer un message positif en ce sens.

Quels objectifs souhaitez-vous atteindre à travers cette mobilisation autour de la transition écologique ? Ont-ils été atteints en ce 9ème jour du programme ?

L’objectif principal est assez simple puisqu’il s’agit de mener à bien une campagne d’information, de sensibilisation et de promotion du développement durable auprès de nos agents. Le ministère de la Justice s’inscrit dans une démarche gouvernementale de mise en avant des nombreux défis du développement durable. Très concrètement, le but est de permettre une prise de conscience, à la fois individuelle et générale, des enjeux liés au développement durable.

Il reste 5 jours d’événements et d’actions en lien avec la SEDD. Jusqu’ici, comment les agents ont-ils accueilli ces actions ? Quelles ont été leurs réactions ?

L’émotion la plus répandue à l’annonce de ces événements fut la surprise. Il s’agit ici d’un programme événementiel sur trois semaines, avec une diversité d’offres mêlant réflexions et pratiques : des conférences, des ateliers, des stands, des quizz... Les thématiques sont très variées également, de la consommation responsable au gaspillage, en passant par la mobilité douce. Il y en a pour tous les goûts !

Justement, quel type d’action a eu le plus d’impact sur les agents ?

Certaines conférences et ateliers ont suscité beaucoup d’intérêt. A titre d’exemple, nous avons réalisé trois sorties en vélos électriques suivies d’une visite de lieux emblématiques du ministère de la Justice : le tribunal judiciaire de Paris, la Chancellerie, et la prison de la Santé. Ces sorties ludiques visaient à inciter les agents à passer à des modes de déplacement plus doux. Deux conférences sont particulièrement attendues par les agents, en raison de l’actualité de leurs thématiques. La première, « Eco-féminisme : quand les femmes défendent la planète », sera introduite le mercredi 6 octobre par Isabelle Rome, Haute-fonctionnaire à l’égalité femmes-hommes du ministère de la justice. Elle sera suivie d’une table ronde animée par des journalistes, artistes, et militantes. La seconde, intitulée « Justice et environnement », est animée par l’association France Nature Environnement ce lundi 4 octobre. Par ce panel d’activités, il s’agit avant tout de répondre aux attentes et envies du plus grand nombre. A contrario, d’autres conférences et stands ont rencontré moins de succès témoignant en cela le chemin restant à parcourir.

Quel bilan tirez-vous des actions déployées au sein du Ministère dans le cadre de la SEDD ? Êtes-vous prêts à repartir pour 2022 ?

La campagne événementielle répond à un objectif de sensibilisation des agents. En 2022, nous pourrions donner une autre perspective à la semaine européenne du développement durable. Il s’agirait davantage de promouvoir les actions internes du ministère de la Justice, de mettre l’accent sur les nombreuses réalisations qui sont effectuées dans les juridictions et services. Cette année, nous avons principalement fait appel à des intervenants extérieurs au ministère. Pour 2022, nous envisageons de mobiliser des agents en interne pour promouvoir leurs actions.

Pour finir, et en quelques mots, si vous deviez donner un conseil aux autres ministères pour les encourager à participer, quel serait-il ?

La journée d’ouverture de la SEDD au sein du ministère de la Justice comprenait un séminaire de transition écologique en présence de madame la Secrétaire générale, au cours duquel nous avons assisté à une intervention de Thomas Lesueur, commissaire général au développement durable au ministère de la Transition Ecologique. A cet égard, il est frappant de constater le décalage entre les nombreux rapports alarmants publiés sur le changement climatique, l’érosion de la biodiversité et l’épuisement des ressources, et la poursuite d’un fonctionnement classique des administrations. Pour autant, les jeunes montrent qu’ils se mobilisent. Des enjeux de solidarité intergénérationnels doivent nous pousser à nous mobiliser davantage.
Le message que je souhaiterais ainsi faire passer est que nous devons penser à nos enfants, prendre conscience de ce qui est en jeu. Nous devons penser à l’avenir dans le but de modifier nos fonctionnements et nos pratiques. Il est question ici non seulement de justice sociale et sociétale, mais aussi de justice générationnelle.

Plus de 430 évènements français sont inscrits pour la SEDD 2021. Vous aussi lancez-vous et inscrivez votre action sur la plateforme européenne ! N’hésitez pas à nous demander des conseils ou à nous adresser vos questions à : semaine-europeenne-du-developpement-durable.ddepa.ddd.cgdd@developpement-durable.gouv.fr