Enjeu 3 : S’appuyer sur l’éducation et la formation tout au long de la vie

Progrès importants attendus

Publié le 11 octobre 2021

Cette partie se concentre sur les difficultés structurelles du dispositif d’éducation et de formation à jouer son rôle d’ascenseur social et sur deux objectifs de la stratégie d’éducation et de formation de l’Union européenne que la France n’a pas encore atteint : le niveau de compétences des élèves (étude PISA) et le taux d’emploi des jeunes diplômés. Elle traite également des difficultés d’éducation et de formation des territoires ultramarins et de la nécessité d’incarner le développement durable, dans la formation, comme un horizon qui bénéficie à toutes les populations en ne laissant personne de côté.

Progrès importants attendus
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Progrès importants attendus

Seuls 69 % des jeunes diplômés en 2019 trouvaient un emploi 12 mois après l’obtention de leur diplôme.

La lutte contre l’illettrisme : un enjeu majeur dans les territoires ultramarins. Les jeunes (16-25 ans) les plus en difficulté de lecture :

  • 73 % à Mayotte
  • 48,1 % en Guyane
  • 35 % en Martinique
  • 30,4 % en Guadeloupe
  • 26,6 % à la Réunion

Bien que les réformes de l’Éducation nationale aient touché les programmes, les rythmes scolaires, le temps de travail des enseignants, les organisations du collège et du lycée… d’après l’étude PISA publiée en 2019, le milieu-socio-économique continue à peser grandement sur le niveau des élèves. Seuls 20 % des élèves défavorisés sont parmi les élèves très performants en compréhension de l’écrit et un élève défavorisé n’a qu’une chance sur six de fréquenter le même lycée qu’un élève très performant. Malgré les réformes successives, la France est perçue comme favorisant la réussite d’une élite, celle des enfants qui réussissent le mieux tandis qu’elle serait moins capable de faire réussir les enfants les moins privilégiés [1] . Réduire la précarité éducative demeure difficile à atteindre [2].

La France marque un retard sur deux cibles de la stratégie européenne d’éducation et de formation [3] : celle concernant les compétences des jeunes de 15 ans (quel que soit le domaine observé) et celle concernant le taux d’emploi des jeunes diplômés. D’après l’étude PISA 2018, la France est dans une situation légèrement plus favorable que la moyenne OCDE (23 %) avec 21 % d’élèves en-dessous du niveau 2 (élèves de 15 ans faiblement performants) [4], mais encore éloigné de l’objectif européen de moins de 15 %. Du côté du taux d’emploi, celui-ci s’établit en 2018 en France à 78% [5], ce qui est en deçà de l’objectif de l’Union européenne (82 %). D’après la dernière édition du baromètre de l’insertion des jeunes diplômés de l’Apec (l’Association pour l’emploi des cadres), la situation s’est détériorée avec seulement 69 % des jeunes diplômés 2019 qui se trouvaient un emploi 12 mois après l’obtention de leur diplôme [6] .

D’importants progrès restent à accomplir dans l’éducation des élèves situés dans les territoires ultramarins pour lesquels les inégalités demeurent particulièrement prégnantes, en matière d’accès à l’éducation, à l’emploi, à la formation et à la santé. En matière d’éducation, la lutte contre l’illettrisme est un enjeu majeur dans les territoires ultramarins. On y constate en effet une part des jeunes (16-25 ans) en difficulté de lecture plus élevée que dans l’hexagone : 73 % à Mayotte, 30,4 % en Guadeloupe et 35 % en Martinique, 48,1 % en Guyane et 26,6 % à La Réunion contre 9,7 % dans l’Hexagone [7].

Enfin, pour parvenir à transformer nos modes de production et tendre vers des technologies plus propres et respectueuses de l’environnement, certains métiers et pratiques professionnelles seront amenés à évoluer et d’autres à voir le jour en intégrant le développement durable comme horizon d’action. Or, de fait, éducation et formation au développement durable ont pour conséquence de réinterroger le fonctionnement dans son ensemble de la société et des organisations. Par exemple, la France, qui dispose d’un réseau d’infrastructures de transport particulièrement dense, a comme enjeu majeur son entretien et sa modernisation (maintenance, régénération et adaptation) afin qu’il devienne durable, résilient et inclusif. Mais pour incarner une mobilité plus responsable, la France a aussi besoin de développer, au quotidien, l’usage des mobilités propres et partagées tout en facilitant un moindre recours aux pratiques « d’avant ». La formation et l’éducation intégrant le développement durable tiennent ainsi un rôle majeur pour accompagner ces changements.

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