Après Paris, Madrid accueille la cinquième conférence sur la politique étrangère féministe

Réunis les 2 et 3 juin dans la capitale espagnole, ministres, représentants d’organisations internationales et acteurs de la société civile ont poursuivi les travaux engagés lors des précédentes conférences sur la politique étrangère féministe. Après Paris en 2025, cette cinquième édition a mis l’accent sur les liens entre égalité de genre, démocratie et prévention des conflits.

 5ᵉ Conférence ministérielle sur les diplomaties féministes à Madrid
Agrandir la figure 3633

5ᵉ Conférence ministérielle sur les diplomaties féministes à Madrid

Les 2 et 3 juin, Madrid a accueilli la cinquième Conférence ministérielle sur la politique étrangère féministe. Organisée par l’Espagne, cette rencontre s’inscrit dans un processus lancé en 2022 en Allemagne, poursuivi aux Pays-Bas, au Mexique, puis en France en 2025. Elle a réuni des ministres des affaires étrangères, des représentants d’organisations internationales et de la société civile autour d’une même question : quelle place accorder à l’égalité de genre dans l’action extérieure des États ?

Placée sous le thème « Construire la paix et la démocratie », la conférence de Madrid a cherché à établir un lien direct entre les droits des femmes, la prévention des conflits, le fonctionnement des institutions démocratiques et le multilatéralisme. Les discussions ont porté sur la participation des femmes aux processus décisionnels, le financement de l’égalité de genre, la représentation dans les enceintes internationales ainsi que le rôle des politiques publiques dans la réduction des discriminations.

Cette cinquième édition prolonge les travaux engagés lors de la conférence de Paris, organisée par la France en 2025. La rencontre parisienne avait mis l’accent sur le renforcement des engagements politiques et sur la nécessité d’inscrire la politique étrangère féministe dans les grandes priorités internationales. À Madrid, les participants ont cherché à approfondir cette démarche en examinant les conditions de sa mise en œuvre dans un contexte marqué par les conflits armés, les reculs démocratiques et les inégalités persistantes.
Comme à Paris, la conférence s’est conclue par une déclaration politique soutenue par plusieurs dizaines d’États. Le texte réaffirme notamment l’importance de la participation des femmes aux processus de décision, de la lutte contre les violences fondées sur le genre et du financement des politiques d’égalité.

La continuité de ce cycle de conférences témoigne de la volonté d’un groupe croissant de pays de faire de l’égalité entre les femmes et les hommes un sujet de politique internationale à part entière. La question demeure désormais celle de la traduction de ces engagements en mesures concrètes, dans les politiques nationales comme dans les instances multilatérales.

Partager la page