ATMOPOLIS, une approche intégrée pour des villes européennes plus saines

Lancé le 1ᵉʳ janvier 2026, le projet ATMOPOLIS vise à réduire la pollution de l’air et le bruit dans plusieurs villes européennes. Il associe données scientifiques et participation citoyenne pour soutenir les Objectifs de développement durable liés à la santé, aux villes durables et à l’action climatique.

Le projet ATMOPOLIS vise à réduire la pollution de l'air et le bruit dans plusieurs villes européennes.
Le projet ATMOPOLIS développe des solutions collaboratives entre villes et citoyens pour réduire la pollution et protéger la santé des plus vulnérables. - Crédits : ATMOPOLIS - Université de Tampere Agrandir la figure 3554

Le projet ATMOPOLIS vise à réduire la pollution de l’air et le bruit dans plusieurs villes européennes.

La pollution atmosphérique et sonore dans les villes européennes continue d’être un défi pour la santé publique et l’environnement malgré des progrès récents dans la qualité de l’air urbain. Presque tous les habitants des villes européennes restent exposés à des niveaux de pollution atmosphérique bien supérieurs aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, avec des impacts importants sur la santé et le bien‑être des citoyens.

Face à cette réalité, un nouveau projet intitulé Air and Noise Pollution Mitigation Through Integrated, Society‑Centred Actions (ATMOPOLIS) a été lancé officiellement le 1ᵉʳ janvier 2026 avec un financement de l’Union européenne dans le cadre du programme Horizon Europe. Il s’agit d’une étude pluridisciplinaire qui réunit des chercheurs, des collectivités locales, des acteurs du savoir et des citoyens pour mieux comprendre comment l’exposition à la pollution de l’air et au bruit affecte les populations dans différentes métropoles européennes et pour proposer des actions concrètes afin d’améliorer leur qualité de vie.

ATMOPOLIS se distingue par son approche intégrée qui combine sciences environnementales et sciences sociales pour analyser à la fois la pollution atmosphérique et la pollution sonore. L’objectif est de développer un outil d’aide à la décision accessible aux villes qui permettra d’évaluer les effets des politiques de réduction de la pollution sur la santé, le climat et les coûts, tout en tenant compte de la diversité des contextes urbains.

Ce projet implique plusieurs villes européennes partenaires, parmi lesquelles Londres (Royaume‑Uni), Lodz (Pologne), Sarajevo (Bosnie‑Herzégovine), Podgorica (Monténégro) et Tampere (Finlande). Les chercheurs collecteront des données environnementales et communautaires dans ces villes, en intégrant des mesures de pollution réelles et des informations issues des expériences et des perceptions des citoyens eux‑mêmes.

L’approche vise à reconnaître que les impacts de la pollution ne sont pas répartis de manière homogène au sein des populations urbaines. Ils varient selon des facteurs sociaux, culturels et économiques, ce qui rend indispensable une compréhension fine des expositions individuelles et communautaires pour élaborer des stratégies efficaces.

Un des aspects innovants du projet consiste dans la participation active des citoyens à l’analyse et à la collecte de données. Cela inclut l’utilisation de techniques comme des récits personnels et des approches visuelles pour documenter les perceptions de la pollution. Une attention particulière est portée à l’engagement du public afin de promouvoir à la fois des changements de comportement et une meilleure acceptation des politiques de réduction de la pollution.

ATMOPOLIS doit également développer une version générique de l’outil d’aide à la décision qui pourra être utilisée par d’autres villes européennes au‑delà des partenaires du projet, ce qui pourrait faciliter l’adoption de mesures intégrées contre la pollution dans un plus grand nombre de contextes urbains.

En combinant des données scientifiques, la participation des communautés et des outils décisionnels, le projet entend fournir aux décideurs et aux citoyens des options concrètes pour réduire simultanément la pollution de l’air, le bruit et les émissions de gaz à effet de serre, contribuant ainsi à améliorer la santé urbaine et la qualité de vie dans les villes européennes.

Partager la page