Du Sommet de l’OCDE sur les compétences au Mois de l’emploi de l’INEC, les acteurs publics et économiques alertent sur l’urgence de préparer les actifs aux métiers de la transition écologique. Une mutation qui touche déjà l’industrie, l’économie circulaire, l’agriculture et les services.
Du Sommet de l’OCDE sur les compétences au Mois de l’emploi de l’INEC
En 2026, la transition écologique apparaît de plus en plus comme une transformation du monde du travail autant qu’un enjeu environnemental. Derrière les débats sur le climat ou l’énergie se pose désormais une question essentielle : comment préparer les travailleurs aux métiers de demain ? Deux initiatives récentes illustrent cette évolution. D’un côté, le Sommet de l’OCDE sur les compétences, organisé à Istanbul fin avril 2026, a réuni ministres, experts et représentants du monde du travail autour des compétences nécessaires face aux mutations économiques et écologiques.
La France y a pris une part active en mettant en avant l’importance de la formation tout au long de la vie, de l’accompagnement des reconversions professionnelles et de l’anticipation des besoins en compétences liés à la transition verte. De l’autre, le Mois de l’emploi de l’Institut National de l’Économie Circulaire (INEC) a montré, en France, de manière très concrète, le développement des métiers liés à l’économie circulaire et les besoins croissants de formation dans ce secteur.
Lors du sommet de l’OCDE, les échanges ont souligné que la transition écologique transforme déjà profondément les métiers existants. Certains emplois évoluent, d’autres disparaissent, tandis que de nouvelles professions émergent dans les secteurs des énergies renouvelables, de la rénovation des bâtiments, du recyclage ou encore de l’agriculture durable. Les participants ont insisté sur la nécessité d’anticiper ces changements afin d’éviter que des travailleurs ne soient exclus du marché de l’emploi faute de compétences adaptées.
En France, les travaux de l’INEC illustrent concrètement cette dynamique. L’économie circulaire, fondée sur le réemploi, la réparation, le recyclage et une consommation plus responsable, représente déjà des centaines de milliers d’emplois. Pourtant, malgré des besoins croissants, de nombreuses entreprises rencontrent encore des difficultés de recrutement, notamment faute de formations suffisamment développées ou connues.
Ces initiatives rappellent finalement une même réalité, à savoir que la transition écologique est aussi une transition des compétences. Réussir la décarbonation de l’économie et la préservation des ressources suppose non seulement des innovations et des politiques publiques ambitieuses, mais aussi la formation de millions de personnes aux métiers de demain. Cette évolution s’inscrit pleinement dans les Objectifs de développement durable des Nations unies, notamment l’ODD 4 sur l’éducation de qualité, l’ODD 8 sur le travail décent et la croissance économique, ainsi que l’ODD 12 consacré à la consommation et à la production responsables.
L’enjeu est désormais d’accompagner les travailleurs, les jeunes et les entreprises afin que cette transformation bénéficie à tous et ne laisse personne de côté.
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