Le 2ᵉ Global Summit on Indigenous Peacebuilding a souligné l’interdépendance entre paix, justice environnementale et développement durable. À travers la création d’un réseau mondial et l’appel à une Décennie internationale de la paix autochtone, les participants veulent placer les peuples autochtones au cœur des solutions internationales.
Affiche du Le deuxième Sommet mondial historique sur la consolidation de la paix avec les peuples autochtones (Global Summit on Indigenous Peacebuilding),
Le deuxième Sommet mondial historique sur la consolidation de la paix avec les peuples autochtones (Global Summit on Indigenous Peacebuilding), tenu à New York en avril 2026, a souligné le rôle essentiel des peuples autochtones dans la construction de la paix, en établissant un lien très direct entre conflits armés, protection de l’environnement et Objectifs de développement durable (ODD).
Réunissant environ 150 à plus de 200 participants issus de près de 80 pays, le sommet a souligné que de nombreux conflits actuels se développent dans des zones riches en biodiversité et en ressources naturelles. Forêts, terres agricoles, eau et zones minières sont au cœur de tensions où les populations autochtones se retrouvent souvent en première ligne face à la déforestation, à l’extractivisme et au changement climatique. Cette réalité a permis de rappeler un principe fondamental des ODD : la paix durable (ODD 16) ne peut être atteinte sans la préservation des écosystèmes et une gestion équitable des ressources naturelles.
Le sommet a conduit à la création du Global Network of Indigenous Peacebuilders, Mediators and Negotiators, visant à intégrer les savoirs autochtones dans les processus internationaux de médiation. Cette approche fait directement écho à l’ODD13 (lutte contre le changement climatique) et à l’ODD15 (vie terrestre), en valorisant des pratiques traditionnelles de gestion durable des territoires, souvent plus résilientes face aux crises écologiques.
Les participants ont également proposé une Décennie internationale de la paix autochtone (2027–2037), pensée comme un cadre d’action croisant les enjeux de paix, de climat et de biodiversité. L’objectif est d’inscrire les peuples autochtones comme partenaires clés de la mise en œuvre des ODD, et non seulement comme bénéficiaires.
L’Indigenous Mothers March for Peace a parfaitement illustré ce lien entre justice sociale et justice environnementale, en reliant les zones de conflit aux problématiques de protection des terres et de restauration des écosystèmes.
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