Sommet « One Health » à Lyon : une mobilisation sans précédent au service de la santé du vivant et de la planète

À Lyon, chefs d’État, scientifiques et organisations internationales se sont retrouvés du 7 au 9 avril pour le premier grand sommet mondial dédié à l’approche One Health. Trois jours d’échanges sur les liens entre santé humaine, animale et environnementale, avec des annonces, mais aussi des interrogations sur la portée réelle des engagements.

Chefs d'État, scientifiques et organisations internationales se sont retrouvés à Lyon du 7 au 9 avril pour le premier grand sommet mondial dédié à l'approche One Health.
Chefs d'État, scientifiques et organisations internationales se sont retrouvés à Lyon du 7 au 9 avril pour le premier grand sommet mondial dédié à l'approche One Health. - Crédits : Élysée Agrandir la figure 3564

À Lyon, chefs d’État, scientifiques et organisations internationales se sont retrouvés du 7 au 9 avril pour le premier grand sommet mondial dédié à l’approche One Health.

Mardi 7 avril 2026, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, la ville de Lyon a accueilli le Sommet international One Health, un rendez-vous inédit réunissant chefs d’État, scientifiques, organisations internationales et acteurs de la société civile. Inscrit parmi les événements majeurs de la présidence française du G7, ce sommet avait pour objectif d’accélérer la mise en œuvre d’une approche globale de la santé, fondée sur l’interdépendance entre santé humaine, animale, végétale et environnementale.

Pendant trois jours, plus de 600 experts et une vingtaine de dirigeants politiques ont travaillé autour de quatre thématiques au cœur des interactions entre santé humaine, animale et environnementale :

  • les réservoirs et vecteurs zoonotiques (les animaux et les insectes qui peuvent transmettre des maladies aux humains) ;
  • les résistances aux antimicrobiens qui constituent un enjeu sanitaire critique ;
  • les systèmes alimentaires durables pour notamment sécuriser et transformer les chaînes de production alimentaire ;
  • la lutte contre les pollutions pour prévenir les maladies liées aux expositions environnementales.

Le sommet a donné lieu à plusieurs annonces, notamment la volonté de renforcer la coopération mondiale, la création d’initiatives pour préserver l’efficacité des antibiotiques ou encore le développement de systèmes de surveillance sanitaire intégrés. Des mobilisations financières ont également été mentionnées, sans que les montants soient toujours précisés.
Certains observateurs ont regretté l’absence d’une feuille de route opérationnelle et on a pu constater certaines tensions entre les ambitions affichées et les politiques effectives, notamment sur les questions de financement et de transition agricole.

Au-delà de ces limites, le sommet de Lyon marque une étape importante dans la reconnaissance internationale de l’approche One Health. Il confirme l’urgence de repenser les politiques de santé à l’aune des interactions entre les sociétés humaines et leurs environnements, face à des risques globaux de plus en plus interconnectés.

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