Vers un modèle hospitalier durable : l’exemple du CHU de Toulouse

Le CHU de Toulouse devient le premier établissement français à obtenir le label THQSE « chirurgie responsable » au niveau Or, marquant une avancée significative vers une médecine plus durable, soucieuse de son impact environnemental et pleinement centrée sur le patient.

Le CHU de Toulouse devient le premier établissement français à obtenir le label THQSE « chirurgie responsable » au niveau Or,
De gauche à droite : Ornella Bruxelles, Cyprien Huet, Dr Charlotte Martin et Céline Michel, animateurs de la démarche RSE au CHU de Toulouse. (Photo Odile Viguie CHU Toulouse) - Crédits : Entreprises Occitanie Agrandir la figure 3584

CHU de Toulouse : De gauche à droite : Ornella Bruxelles, Cyprien Huet, Dr Charlotte Martin et Céline Michel, animateurs de la démarche RSE au CHU de Toulouse. (Photo Odile Viguie CHU Toulouse)

Le CHU de Toulouse vient de franchir une étape remarquable en devenant le premier établissement hospitalier français à obtenir le label THQSE (Très Haute Qualité Sanitaire, Sociale et Environnementale) « chirurgie responsable » au niveau Or. Cette distinction, délivrée par l’agence Primum Non Nocere, s’appuie sur des référentiels exigeants comme la norme ISO 26000 et les Objectifs de développement durable des Nations unies.
Au-delà de la performance médicale, elle consacre une transformation profonde du modèle hospitalier.

L’enjeu est de taille, le secteur de la santé représente près de 8 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Les blocs opératoires, très consommateurs d’énergie et générateurs de déchets, sont particulièrement concernés. En obtenant un score de 92 %, le CHU de Toulouse démontre qu’il est possible de concilier excellence des soins et réduction de l’empreinte environnementale. La gestion optimisée des déchets, la mobilité durable ou encore l’éco-conception des soins illustrent cette mutation vers un « green bloc ».

Cette démarche s’inscrit dans une dynamique plus large de responsabilité sociétale des établissements de santé. D’autres initiatives existent, comme les programmes de « hôpitaux verts » développés en Europe du Nord ou les engagements pris par certains centres hospitaliers français pour réduire les plastiques à usage unique. Pour autant, la labellisation THQSE appliquée à la chirurgie marque une avancée structurante car elle propose un cadre global, mesurable et reproductible.

Au-delà de l’exemple toulousain, c’est toute la question de la transition écologique du système de santé qui se pose. Comment généraliser ces pratiques sans dégrader la qualité des soins ? Quels investissements et quelles formations pour accompagner les professionnels ? Le cas du CHU de Toulouse montre que la transformation est déjà en marche, mais qu’elle nécessite une mobilisation collective et durable pour permettre à l’hôpital de demain de conjuguer performance, humanité et responsabilité écologique.

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