Journal de bord du Forum politique de haut niveau 2026 - Jour 5

Lors de la cinquième journée du Forum politique de haut niveau sur le développement durable, les délégations ont reconnu que l’Agenda 2030 entre dans une phase décisive. Face aux multiples crises qui ralentissent les progrès, elles ont appelé à renforcer le financement, les partenariats et la participation de tous les acteurs afin d’accélérer la réalisation des Objectifs de développement durable.

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L’ouverture du Forum politique de haut niveau 2025 sur le développement durable s’est déroulée dans un contexte marqué par les conflits, les crises climatiques et les remises en cause croissantes des Objectifs de développement durable (ODD). Face à cette situation, la présidente de l’Assemblée générale des Nations unies, Annalena Baerbock, a appelé les États à ne pas renoncer à leurs engagements.

Annalena Baerbock, President, UN General Assembly
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Annalena Baerbock, President, UN General Assembly

Reprenant le constat dressé par le secrétaire général António Guterres, elle a rappelé que les progrès accomplis sont freinés par les guerres, le poids de la dette, les contraintes budgétaires, la concentration des richesses et l’aggravation des effets du changement climatique. Elle a insisté sur un principe essentiel. Aucun pays ne pourra atteindre les ODD seul.

Les appels à renforcer la coopération internationale

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Au nom des enfants et des jeunes, Jaewon Choi a demandé des mesures concrètes pour relancer la mise en œuvre de l’Agenda 2030. Il a notamment plaidé pour l’élaboration d’une convention internationale sur la dette souveraine, le renforcement de l’indépendance du système des droits de l’homme des Nations unies, ainsi que des avancées en matière de coopération fiscale et de gouvernance de l’intelligence artificielle.

Selon lui, une participation accrue des jeunes et de l’ensemble des parties prenantes constitue une condition indispensable pour accélérer la réalisation des objectifs.
Les pays les plus vulnérables réclament des moyens financiers. Les petits États insulaires en développement et les pays les moins avancés ont fait état de progrès malgré les catastrophes naturelles, la hausse des prix de l’énergie et les conflits. Tous ont toutefois souligné que ces efforts ne pourront être poursuivis sans un soutien international renforcé.

Les interventions ont convergé sur une même exigence. Les engagements en faveur de la coopération doivent se traduire par des partenariats durables et une réforme du système financier international afin de faciliter l’accès des États les plus vulnérables aux financements concessionnels et de réduire le déficit de financement des ODD, estimé à 4 000 milliards de dollars par an.

Le financement et la participation au cœur des examens nationaux

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La question du financement a également occupé une place centrale dans les examens nationaux volontaires. De nombreux pays en développement ont présenté les mesures mises en œuvre pour accroître leurs ressources nationales, principalement grâce à une augmentation des recettes fiscales. Plusieurs cherchent désormais à porter ces recettes à 15 % du produit intérieur brut. Certains ont également créé des banques nationales de développement ou des fonds souverains.

Autre point commun des présentations, l’implication des parties prenantes dans l’élaboration des examens nationaux et dans la mise en œuvre des ODD. Les dispositifs diffèrent selon les pays, allant de consultations ponctuelles à des mécanismes permanents associant les acteurs de la société à la définition, au suivi et à l’évaluation des politiques publiques.

Une volonté affichée de poursuivre l’action après 2030

António Guterres, Secrétaire général des Nations unies
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António Guterres, Secrétaire général des Nations unies

La plupart des États ont réaffirmé leur engagement à atteindre les Objectifs de développement durable d’ici à 2030 et à poursuivre leurs efforts au-delà de cette échéance. Plusieurs délégations ont également réaffirmé leur soutien au Forum politique de haut niveau en tant qu’espace d’évaluation et de dialogue, tout en estimant que son fonctionnement devra évoluer.
Malgré les difficultés, un message s’est imposé au fil des débats. Les États membres entendent maintenir vivante l’ambition de l’Agenda 2030 et donner davantage d’impact aux dernières années qui restent avant l’échéance fixée.


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Jessika Roswall, Commissaire européenne à l'environnement, à la résilience dans le domaine de l'eau et à une économie circulaire compétitive.
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Jessika Roswall, Commissaire européenne à l’environnement, à la résilience dans le domaine de l’eau et à une économie circulaire compétitive.

Peter Kenilorea Jr., ministre de la Planification nationale et de la Coordination du développement des Îles Salomon, s'exprimant au nom des petits États insulaires en développement du Pacifique (P-SIDS).
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Peter Kenilorea Jr., ministre de la Planification nationale et de la Coordination du développement des Îles Salomon, s’exprimant au nom des petits États insulaires en développement du Pacifique (P-SIDS).

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Navid Hanif, Sous-Secrétaire général des Nations Unies chargé du développement économique au Département des affaires économiques et sociales (DESA), et Li Junhua, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires économiques et sociales, échangent avec un collègue.
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Navid Hanif, Sous-Secrétaire général des Nations Unies chargé du développement économique au Département des affaires économiques et sociales (DESA), et Li Junhua, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires économiques et sociales, échangent avec un collègue.

Des délégués pendant la séance d'ouverture ministérielle
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Des délégués pendant la séance d’ouverture ministérielle

António Guterres, Secrétaire général de l'ONU, s'entretient avec Lok Bahadur Thapa, Président du Conseil économique et social (ECOSOC).
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António Guterres, Secrétaire général de l’ONU, s’entretient avec Lok Bahadur Thapa, Président du Conseil économique et social (ECOSOC).

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