Journée de l’Afrique au Forum politique de haut niveau 2026

Dans le cadre du Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable (HLPF) 2026, l’Africa Day a réuni les acteurs africains et leurs partenaires autour des enjeux d’accélération des Objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063. À cette occasion, le Partenariat français pour les déchets (PFD) est intervenu pour partager son expérience et rappeler le rôle stratégique de la gestion durable des déchets dans les trajectoires de développement durable du continent africain.

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Dans le cadre du Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable (FPHN) 2026, l’« Africa Day » constitue un espace de dialogue consacré aux enjeux et priorités du continent africain. Organisé conjointement par l’Union africaine, le Bureau du Conseiller spécial des Nations Unies pour l’Afrique (OSAA), la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA-ONU), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et la Banque africaine de développement, cet événement réunit les États africains et leurs partenaires afin de partager les progrès réalisés, les bonnes pratiques et les défis persistants dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD) et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

L’édition 2026, placée sous le thème de l’accélération d’actions transformatrices et coordonnées pour faire avancer l’Agenda 2030 et l’Agenda 2063, met particulièrement l’accent sur les questions de financement du développement et de partenariats. Elle s’inscrit notamment dans le lancement du Rapport africain sur le développement durable 2026 et dans les échanges autour des Revues nationales volontaires (RNV), qui permettent aux pays de présenter leurs avancées et leurs enseignements dans la mise en œuvre des ODD.


Retour sur l’Africa Day 2026 du HLPF des Nations Unies – Synthèse transmise par le Partenariat français pour les déchets

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Une Afrique riche mais freinée par des contraintes financières

L’Afrique dispose de ressources importantes, d’une population jeune et d’une vision stratégique à long terme avec l’Agenda 2063. Son développement est cependant fortement limité par le poids de la dette et par une architecture financière internationale qui ne tient pas suffisamment compte des spécificités et des besoins des économies africaines.
Une réforme du système financier international et un meilleur accès au capital sont considérés comme des priorités.

Des progrès importants, mais des défis persistants dans les services essentiels

Les pays africains ont réalisé des avancées significatives dans l’accès aux services de base (éducation, santé, infrastructures, etc.). Toutefois, la qualité et l’efficacité de ces services restent insuffisantes.
Le principal obstacle n’est pas l’absence de politiques publiques ou de cadres réglementaires, mais plutôt :

  • des marges budgétaires limitées ;
  • un accès difficile au financement ;
  • des capacités d’investissement contraintes.

Des données nationales de plus en plus solides pour guider l’action

En 2026, 19 pays africains ont présenté leur Revue nationale volontaire (RNV), grâce à des systèmes statistiques nationaux qui se renforcent progressivement.
Les échanges ont souligné l’importance de disposer de données fiables et de qualité pour mesurer les progrès, orienter les politiques publiques et accélérer l’atteinte des ODD.

Une jeunesse et une transformation digitale comme leviers d’avenir

L’Afrique est le continent le plus jeune au monde et représente un fort potentiel d’innovation et de croissance.
La transformation digitale progresse et constitue une source importante d’opportunités d’emploi. En revanche, l’industrialisation reste insuffisante et ne crée pas encore assez d’emplois pour répondre aux besoins de la jeunesse.

Les priorités pour l’avenir : capital, partenariats et stabilité

Les discussions ont mis en avant trois conditions essentielles pour permettre à l’Afrique de pleinement valoriser son potentiel :

  • un meilleur accès au financement, notamment par une réduction du poids de la dette ;
  • des partenariats équilibrés favorisant la souveraineté et la capacité de décision des pays africains ;
  • la paix et la stabilité, indispensables pour attirer les investissements et soutenir le développement durable.

La voix de la jeunesse : souveraineté et responsabilité des choix actuels

Les interventions des jeunes ont insisté sur l’importance de :

  • renforcer la souveraineté des pays africains et leur capacité à décider de leur propre trajectoire ;
  • veiller à l’impact des investissements actuels sur les générations futures ;
  • construire un modèle de développement qui réponde aux besoins des populations.

Intervention de Corinne TROMMSDORFF, Directrice Générale du Partenariat Français des déchets

Corinne TROMMSDORFF, Directrice Générale du Partenariat Français des déchets Agrandir la figure 3758
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« Merci Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs,

Merci pour les réflexions inspirantes partagées ce matin.

La gestion des déchets n’a pas été mentionnée ce matin. Pourtant l’ODD 11 est le seul qui la mentionne explicitement, meme si une autre mention, spécifique au gaspillage alimentaire est dans l’ODD 12.

Les infrastructures de l’ODD 9 sont nécessaires pour la mise en place d’une collecte et d’un traitement des déchets efficients. Ces réseaux de route, de communication, d’eau et d’assainissement permettent son bon fonctionnement…Mais ces infrastructures de gestion des déchets présentent un cout en investissement initial et en entretien annuel qui reste difficile à couvrir dans les conditions d’espaces fiscal contraint évoqué ce matin.

Et pourtant, collecter et traiter les déchets partout et pour tous, les déchets produits aujourd’hui et ceux du passé, cela est essentiel pour protéger la santé, les ressources en eau, la sécurité alimentaire et de nombreux autres objectifs de développement durable.

Il y a une fenetre d’opportunité : L’Agenda climat peut faciliter le financement de ces actions à travers l’article 6 de la l’accord de Paris, en valorisant la réduction des émissions de méthane dont 20% proviennent des déchets mal gérés.

Je vois aussi que l’agenda 2063 inclut dans ses priorités à la fois la gestion des déchets et la transformation vers des systèmes circulaires qui valorisent mieux les ressources locales, crée des emplois locaux et réduisent les couts de gestion des déchets.

Le Partenariat français des déchets et l’association internationale des déchets appelent à ce que les gouvernements du monde entier s’engagent dans cette double transition et à ce que celle-ci ne soit pas considérée comme un sujet environnemental, mais comme une manière de structurer tout le développement économique et social »

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