Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD1 - Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde

Intensité de la pauvreté monétaire à 60 %
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 1,0 point sur 2021-2023

19,2 %
Favorable
Données du graphique : Intensité de la pauvreté monétaire à 60 %
Année Valeur
2021 20,20
2022 19,40
2023 19,20

En 2023, une personne en situation de pauvreté sur deux a un niveau de vie inférieur à 1 041 euros par mois, montant inférieur de 19,2 % au seuil de pauvreté. Cet écart, nommé intensité de la pauvreté, est en léger recul par rapport à 2022 (-0,2 point) et à un niveau inférieur à la moyenne observée depuis 1996 (19,8 %).


Situations de surendettement soumises aux commissions
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 5,8 % sur 2019-2024

134 807 dossiers
Favorable
Données du graphique : Situations de surendettement soumises aux commissions
Année Valeur
2019 143 091,00
2020 108 748,00
2021 120 968,00
2022 113 081,00
2023 121 617,00
2024 134 807,00

En 2024, 134 807 dossiers ont été déposés auprès des commissions départementales de surendettement en France métropolitaine, soit une augmentation de 10,8 % par rapport à 2023. Sur le second semestre 2024, la hausse a ralenti (+ 9 %, après + 12,6 % au premier semestre). Cette progression récente résulte principalement d’un effet retardé de l’inflation sur le budget des ménages les plus fragiles financièrement. Le nombre de dépôts en 2024 demeure toutefois sensiblement inférieur à celui de la période prépandémique (– 6 % par rapport à 2019) et très en deçà du niveau de dix ans auparavant (– 42 % par rapport à 2014). Cette tendance à la baisse sur le long terme procède surtout d’un encadrement plus strict des conditions de commercialisation des crédits à la consommation, d’une diminution du chômage sur cette période et d’une procédure de traitement des dossiers plus efficace. En 2024, dans l’Hexagone, 245 dossiers de surendettement ont été déposés pour 100 000 habitants âgés de 15 ans et plus.


Taux de pauvreté monétaire à 50 %
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,1 point sur 2021-2023

8,4 %
Modérément défavorable
Données du graphique : Taux de pauvreté monétaire à 50 %
Année Valeur
2021 8,30
2022 8,10
2023 8,40

Une personne vivant seule est considérée comme pauvre en France quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 1 073 euros (données 2023 selon l’Insee), lorsque qu’on utilise un seuil de pauvreté fixé à 50 % du niveau de vie médian. Le niveau de vie médian désigne le montant pour lequel la moitié des personnes touche moins et l’autre moitié davantage. Il est mesuré après impôts et prestations sociales.


Taux de privation matérielle et sociale
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,3 point sur 2019-2024

12,7 %
Modérément défavorable
Données du graphique : Taux de privation matérielle et sociale
Année Valeur
2019 12,40
2020 12,30
2021 10,50
2022 12,90
2023 13,10
2024 12,70

Début 2024, en France, 13,0 % de la population vivant dans un logement ordinaire, soit 8,6 millions de personnes, sont en situation de privation matérielle et sociale. En France métropolitaine, ce taux s’établit à 12,7 %. La proportion de personnes en situation de privation matérielle et sociale baisse légèrement par rapport à début 2023. Les personnes au chômage, celles qui vivent en famille monoparentale, et les locataires du parc social, sont les plus exposés au risque de privation.


Taux de pauvreté monétaire à 60 %
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,9 point sur 2021-2023

15,4 %
Défavorable
Données du graphique : Taux de pauvreté monétaire à 60 %
Année Valeur
2021 14,50
2022 14,40
2023 15,40

En 2023, en France métropolitaine, 9,8 millions de personnes résidant dans un logement ordinaire vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire, fixé à 60 % du niveau de vie médian. Ce seuil s’établit en 2023 à 1 288 euros par mois par unité de consommation. Le taux de pauvreté monétaire s’élève à 15,4 % de la population. En forte hausse par rapport à 2022 (+0,9 point de pourcentage, du fait des arrondis),après être resté globalement stable autour de 14,5 % depuis 2018, il atteint son niveau le plus élevé depuis 30 ans.


Intensité de la pauvreté monétaire à 50 %
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,7 point sur 2021-2023

19,2 %
Défavorable
Données du graphique : Intensité de la pauvreté monétaire à 50 %
Année Valeur
2021 18,50
2022 17,90
2023 19,20

L’intensité de la pauvreté est un indicateur statistique permettant d’évaluer dans quelle mesure le niveau de vie de la population considérée comme pauvre est éloigné du seuil de pauvreté. La pauvreté à 50 % de la médiane des niveaux de vie apparaît plutôt stable, même s’il existe une augmentation entre 2022 et 2023 : on passe de 8,1 % en 2022 à 8,4 %. La croissance (+ 0,3 point) est bien moins marquée qu’au seuil à 60 %.


Taux d’effort net en logement
Évolution - note explicative sur l’évolution Dernière valeur - note explicative sur la dernière valeur Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

Une seule valeur en 2013

18,3 %
Non évaluable
Données du graphique : Taux d’effort net en logement
Année Valeur
2013 18,30

Le taux d’effort consacré au logement diminue lorsque les revenus des ménages augmentent. Le quart des ménages ayant le niveau de vie le plus faible ont un taux d’effort médian nettement plus important (31 %), quel que soit leur statut d’occupation : il atteint 44 % chez les accédants à la propriété, 42 % pour les locataires du secteur libre, et 30 % pour ceux du secteur social. En 2013, si on considère les dépenses de loyer ou de remboursement et l’ensemble des charges, le taux d’effort net moyen en logement des ménages est de 15,7 %. Si on ajoute les taxes foncière et/ou d’habitation, le taux d’effort net moyen est de 18,3 %.


Source : Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en mai 2026. Traitements SDES
(1) : Les données présentées et analysées correspondent aux données disponibles fin 2025 (date de fin de collecte du tableau de bord).
(2) : Les commentaires peuvent valoriser des données parues ultérieurement en 2026.

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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