L’UNESCO prépare l’Agenda de l’éducation post-2030

Jeunes, enseignants, chercheurs, gouvernements et société civile sont invités à contribuer à une réflexion collective à l’horizon 2045 afin d’éclairer les choix et les engagements qui structureront l’Agenda post-2030.

Affiche UNESCO Education ODD4
Crédits : UNESCO Agrandir la figure 3818

l’UNESCO organise une consultation mondiale pour anticiper les transformations de l’éducation et définir les priorités du futur agenda international

Adopté en 2015, l’Agenda 2030 fixe un Objectif de développement durable consacré à l’éducation, l’ODD 4. Il vise à garantir une éducation de qualité, inclusive et équitable, ainsi que des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie. À quatre ans de l’échéance, l’UNESCO engage une réflexion internationale sur les orientations à donner aux politiques éducatives après 2030. L’enjeu est de tirer les enseignements de la période actuelle tout en anticipant les transformations qui pourraient modifier les besoins et les conditions d’apprentissage.

Les progrès vers l’ODD 4 restent inégaux. Selon l’UNESCO, environ 273 millions d’enfants et de jeunes ne sont pas scolarisés dans le monde. Les inégalités d’accès, les difficultés de financement et les écarts dans les acquis scolaires persistent. Ces défis s’inscrivent désormais dans un contexte marqué par le changement climatique, les conflits, les évolutions démographiques et les transformations technologiques.

Pour préparer l’après-2030, le Comité directeur de haut niveau pour l’ODD 4, avec le soutien de l’UNESCO, a lancé en janvier 2026 un processus mondial de consultation qui doit se poursuivre jusqu’en 2028. Une première phase de prospective vise à explorer les évolutions susceptibles de façonner l’éducation à l’horizon 2045. Cinq thèmes sont notamment étudiés, de l’équité et du bien-être des apprenants aux compétences nécessaires dans des sociétés en mutation, en passant par le financement des systèmes éducatifs et les effets de l’intelligence artificielle.

L’objectif est d’identifier les risques et les possibilités associés à ces évolutions, mais aussi les réponses à apporter. Comment garantir la continuité de l’éducation en période de crise ? Comment intégrer les outils numériques sans creuser les inégalités ? Quelles compétences développer face aux mutations du travail et aux défis environnementaux ? Ces questions invitent à penser l’éducation comme un levier de résilience, de cohésion sociale et de transition durable.

Le processus engagé par l’UNESCO en 2026 se déroule en plusieurs étapes jusqu’en 2028. La première vise à anticiper les transformations de l’éducation à l’horizon 2045 grâce à des travaux de prospective et à une consultation des jeunes. À partir de 2027, des concertations nationales et régionales associeront les gouvernements, les enseignants, les chercheurs et la société civile afin de dégager des priorités communes et de préparer le futur agenda mondial de l’éducation après 2030. La troisième étape portera sur la synthèse des contributions et la définition d’un cadre commun.

Les résultats des consultations doivent alimenter les travaux préparatoires du futur agenda mondial de l’éducation et les discussions internationales sur le développement après 2030. Il ne s’agit donc pas seulement de définir de nouveaux objectifs, mais de réfléchir aux moyens de les atteindre, à la répartition des responsabilités et au suivi des progrès.

L’après-2030 constitue ainsi une occasion de replacer l’éducation au cœur des politiques de développement durable. La capacité du futur agenda à réduire les inégalités, à anticiper les crises et à accompagner les transitions dépendra autant de ses ambitions que de sa mise en œuvre. La consultation engagée par l’UNESCO cherche à préparer ce cadre en amont, afin que les priorités futures reposent sur une vision partagée et sur la diversité des expériences.

Partager la page