Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD11 - Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables

Stations de mesure ayant dépassé dans l'année le seuil journalier de protection de la santé à long terme pour les particules PM₁₀ - agglomérations de plus de 250 000 habitants
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 6 points sur 2015-2020

AnnéeValeur
20156,00
20160,90
20171,70
20180,90
20190,90
20200,00
0 %
Favorable

Sur la période 2007-2021, le pourcentage de stations de mesure ne respectant pas le seuil réglementaire journalier en PM₁₀ fixé pour la protection de la santé a baissé dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants. En 2021, la mesure atteint 0 % de particules PM₁₀. En 2021, le nombre d’agglomérations concernées par des dépassements de seuils réglementaires fixés pour le NO₂ et les PM₁₀ est limité. Aux côtés de mesures incitatives, comme la prime à la conversion, la loi d’orientation sur les mobilités de 2019 prévoit le déploiement de zones à faibles émissions mobilités (ZFE-m) dans toutes les agglomérations concernées par des dépassements. Actuellement, 11 métropoles ont mis en place une zone à faibles émissions mobilité (ZFE-m) comme : le Grand Paris, Lyon, Aix-Marseille, Toulouse... D’ici 2025, les 43 agglomérations de plus de 150 000 habitants devront avoir instauré une ZFE-m. Enfin, l’année 2021 a été marquée par un épisode de pollution aux PM₁₀ d’ampleur nationale et des épisodes de pollution avec des apports de poussières désertiques en outre-mer.


Stations de mesure ayant dépassé dans l'année le seuil journalier de protection de la santé à long terme pour les particules PM₁₀ - agglomérations de 50 000 à 250 000 habitants
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 4,1 points sur 2015-2020

AnnéeValeur
20154,10
20160,80
20171,40
20180,70
20190,70
20200,00
0 %
Favorable

Sur la période 2007-2021, le pourcentage de stations de mesure ne respectant pas le seuil réglementaire journalier en PM₁₀ fixé pour la protection de la santé a baissé dans les agglomérations de 50 000 à 250 000 habitants (baisse de - 4,3 %). Des variations interannuelles sont toutefois observées, la présence des particules dans l'air étant liée à plusieurs facteurs : rejets directs dans l’air de particules par les activités humaines et des sources naturelles, formation de particules par réactions chimiques entre plusieurs polluants gazeux et/ou particules déjà présents dans l’atmosphère, conditions météorologiques, transport à longue distance de polluants. Le bilan de la qualité de l’air extérieur en France en 2021 confirme que la qualité de l’air s’améliore en lien avec la réduction des émissions de polluants, qui fait suite à la mise en œuvre depuis plusieurs années de stratégies et plans d’action dans différents secteurs d’activité. Les concentrations moyennes annuelles de polluants diminuent et les dépassements des seuils réglementaires de qualité de l'air pour la protection de la santé affectent des zones moins étendues et moins nombreuses. En matière de particules fines, la France dénombrait en 2015, 10 zones accusant un dépassement du seuil de PM₁₀. Le nombre d’agglomérations ne respectant pas les seuils réglementaires pour les PM₁₀ est également en forte diminution alors que 30 agglomérations présentaient des dépassements en 2011, aucune n’est dans cette situation en 2020.


Concentration moyenne annuelle des particules PM₁₀ en fond urbain
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 23 % sur 2015-2020

AnnéeValeur
201519,50
201617,70
201717,70
201817,00
201916,30
202015,10
15,1 µ/m³
Favorable

Les concentrations moyennes annuelles de PM₁₀ mesurées en milieu urbain ont diminué significativement sur la période 2007-2021, que ce soit dans les zones éloignées de toutes sources directes de pollution (fond urbain) ou à proximité du trafic routier. En 2021, elles sont respectivement de 15 μg/m³ et 20 μg/m³. Les progrès réalisés s’expliquent notamment par les actions mises en place pour réduire les émissions de PM₁₀ telles que le perfectionnement des performances des techniques de dépoussiérage dans l’industrie, l’amélioration des performances des appareils de combustion de la biomasse. Les mesures exceptionnelles de limitation des déplacements et de l’activité économique, liées à la gestion de la pandémie de Covid-19, n’ont eu que peu d’influence sur les concentrations de PM₂,₅ en 2020.


Déchets municipaux recyclés
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 5,3 points sur 2013-2018

AnnéeValeur
201338,00
201439,70
201540,00
201641,90
201743,00
201844,00
44 %
Modérément favorable

Note : données 2014, 2016 et 2018 estimées.

Les progrès dans le tri sont réguliers puisque la part des ordures ménagères résiduelles est en baisse constante. En dix ans, le tri à la source a ainsi nettement progressé : les tonnages triés par les ménages ont augmenté de 20 % et les tonnages envoyés en déchèteries de 32 % au détriment des déchets en mélange, en recul de 13 %. De nombreuses mesures ont par ailleurs été adoptées dans le cadre de la loi 2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire afin de renforcer le tri à la source et le recyclage des déchets, avec une attention particulière sur le tri à la source des biodéchets. Par ailleurs, la mise en place du plan France Relance avait pour objectif notamment la promotion de l’économie circulaire, la décarbonation de l’industrie, l’accélération du recyclage et du réemploi, y compris des plastiques, et la modernisation des centres de tri de déchets. Selon l’Ademe, depuis 2007, c’est 4,6 % de moins de déchets produits par habitant. À terme, l’objectif est de poursuivre la tendance à la diminution de quantités de déchets envoyés en centre d’enfouissement. La France s’est fixé comme objectif de porter le taux de recyclage des déchets non minéraux non dangereux à 65 % en 2025.


Sols artificialisés
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,5 point sur 2013-2018

AnnéeValeur
20138,50
20148,60
20158,70
20168,80
20178,90
20189,00
9 %
Défavorable

En France, 20 000 ha/an d’espaces naturels, agricoles et forestiers (Enaf) sont consommés ces dernières années. La consommation des sols a augmenté 4 fois plus vite que la population ces vingt dernières années. Tous les territoires sont concernés, majoritairement en secteur détendu (60 %), et en particulier le périurbain peu dense. Pour poursuivre la diminution du rythme de la consommation d'Enaf et de l'artificialisation des sols, la France s'est fixé l’objectif d'atteindre l'absence d'artificialisation nette des sols en 2050. Elle s'est également donné un objectif intermédiaire de réduction de moitié du rythme de consommation d'Enaf pour 2031 par rapport à la consommation observée sur la décennie 2011-2021 qui précède la promulgation de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets.


Population en logement surpeuplé
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

Une seule valeur en 2013

AnnéeValeur
20138,40
8,4 %
Non évaluable

En 2016, plus de 5 millions de personnes, soit 8,2 % de la population hors Mayotte, vivent dans un logement suroccupé, c’est-à-dire qu’elles vivent à deux ou plus dans un logement où le nombre de pièces est insuffisant au regard de la taille de leur ménage. Cette situation touche 3,2 % de la population vivant en maison et 16,5 % de celle vivant en appartement. Les ménages concernés résident majoritairement dans les grandes agglomérations. 74 % des ménages vivant dans un logement suroccupé habitent dans une agglomération de plus de 100 000 habitants, dont 40 % dans l’agglomération parisienne. La suroccupation ne concerne que 2,3 % des ménages dans les agglomérations de moins de 10 000 habitants, mais 5,3 % dans celles de plus de 100 000 habitants. De nombreuses lois pour lutter contre la surpopulation dans les logements se sont succédées au cours des dernières années. En France, la politique du logement mobilise, toutes administrations publiques confondues, 37,6 Md€ en 2020, soit 1,6 % du PIB. Pour autant, la dépense de logement restant à la charge des ménages français demeure à la fois plus élevée (26,2 % de leur revenu en 2019) et croissante (20,9 % de leurs dépenses de consommation en 2020, contre 19,0 % en 2008).


Source :Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en janvier 2022. Traitements SDES

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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