Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD14 - Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable

Façades marines et bassins ultramarins disposant d’un document stratégique adopté ou en cours
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 75 points sur 2016-2021

AnnéeValeur
20160,00
201750,00
201850,00
201962,50
202062,50
202175,00
75 %
Favorable

Fin 2022, des documents stratégiques ont été adoptés pour l’ensemble des quatre façades [mer du Nord, Manche, Atlantique et Méditerranée] alors qu’aucune n’en avait en 2016. Pour les outre-mer, des documents stratégiques ont été adoptés pour deux façades maritimes et un est en cours d’adoption.


Aires marines protégées
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 7,1 points sur 2015-2020

AnnéeValeur
201516,20
201616,20
201721,90
201821,90
201923,20
202023,30
23,3 %
Favorable

En 2022, les aires marines protégées (AMP) sur le territoire national représentent de 33,4 % de l’aire marine française. 44,8 % en métropole et 32,9 % en outre-mer. Cela représente une grande avancée puisque ce pourcentage sur le territoire national n’était que de 3,8 % en 2013.


Fulmars boréaux morts ayant plus de 0,1 g de plastique dans leur estomac dans la Manche
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

0 point sur 2013-2018

AnnéeValeur
2013100,00
201480,00
2015100,00
201666,60
201750,00
2018100,00
100 %
Modérément défavorable

Pour la sous-région marine Manche-mer du Nord, 68 % des fulmars boréaux analysés sur la période 2015-2019, présentent plus de 0,1 g de déchets plastiques dans l’estomac, ce qui est largement supérieur à l’objectif fixé par la convention OSPAR (moins de 10 %). Cette proportion semble constante entre 2015 et 2019.


Flux à la mer de phosphore
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 19,7 % sur 2015-2020

AnnéeValeur
201513,20
201612,20
201712,20
201815,20
201911,90
202015,80
15,8 kt/an
Défavorable

En 2019, 461 000 tonnes d’azote sous forme de nitrates et 11 900 tonnes de phosphore total ont été rejetés en mer via les cours d’eau métropolitains. Les nitrates arrivant en mer sont issus majoritairement de l’agriculture (lessivage du surplus des engrais minéraux et organiques apportés aux cultures et migrant en partie vers les eaux souterraines et les cours d’eau). Le phosphore provient majoritairement des eaux usées urbaines. Pour 2020, ces flux atteignent 9,6 kt/an sur la façade Atlantique et 3,6 kt/an sur la façade Manche-mer du Nord.


Flux à la mer d'azote liés aux nitrates
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 33 % sur 2015-2020

AnnéeValeur
2015451,00
2016470,80
2017442,40
2018480,30
2019461,20
2020599,90
600 kt/an
Défavorable

Cet indicateur permet de suivre les avancées de la France en matière de réduction de la pollution marine d’origine anthropique. Sur la période de 2000 à 2020, les flux d’azote liés aux nitrates arrivant en mer demeurent stables avec une moyenne autour de 500 kt/an. Les nitrates arrivant en mer sont issus majoritairement de l’agriculture (lessivage du surplus des engrais minéraux et organiques apportés aux cultures et migrant en partie vers les eaux souterraines et les cours d’eau). L'augmentation observée en 2020 résulte de deux facteurs : les données indiquent de fortes évolutions de débits sur la façade Atlantique (+ 21 % en moyenne sur la façade, + 60 à - 70 % par endroits) ; les concentrations maximales présentent des pics plus élevés. En effet, le flux d’une substance chimique vers la mer est calculé en multipliant le débit du cours d’eau par la concentration de cette substance dans ce dernier.


Rapports POLREP (Pollution Report) suivi par les autorités
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 83 % sur 2014-2019

AnnéeValeur
201494,00
201589,00
2016122,00
2017131,00
2018157,00
2019172,00
172
Défavorable

On comptait 155 comptes rendus officiels relatant d’une pollution en mer en 2021. En 2019, parmi les 237 pollutions confirmées, près des trois quarts (73 %) concernent les pollutions par hydrocarbures, 11 % sont des substances liquides nocives et 3 % sont des rejets d’eaux usées.


Masse d’eau de transition et côtière en bon état
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

Une seule valeur en 2015

AnnéeValeur
201540,50
40,5 %
Non évaluable

En 2018, 47 % des 295 masses d’eau littorales sont en bon ou en très bon état écologique (51 % des 179 masses d’eau côtières et 41 % des 116 masses d’eau de transition).


Récifs coralliens en état optimal ou bon - Antilles, Mayotte, Réunion
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

Une seule valeur en 2020

AnnéeValeur
202038,00
38 %
Non évaluable

L’état de santé/écologique actuel des récifs français a été évalué en quatre classes. Selon les collectivités, les critères employés pour évaluer les états de santé diffèrent, mais pour chacun des territoires, ces classes caractérisent les conditions suivantes : • classe 1 : des conditions optimales, avec des taux de recouvrement corallien généralement élevés et des récifs en très bon état de santé ; • classe 2 : de bonnes conditions, avec des impacts légers, par exemple quelques signes de nécroses coralliennes, une faible présence de macroalgues et de bons taux de recouvrement corallien ; • classe 3 : des conditions dégradées, avec un milieu modérément à très impacté, de nombreux coraux nécrosés, une dominance de macroalgues et/ou un fort envasement et des taux de recouvrement corallien réduits ; • classe 4 : des conditions très dégradées, avec un milieu très fortement impacté (océan Indien), une majorité de coraux morts et des fonds recouverts de macroalgues et/ou entièrement envasés (Antilles), de très faibles taux de recouvrement corallien. Pour les Antilles françaises et les territoires située dans l’océan indien (hors îles Éparses) : en 2020, la majorité (62 %) des récifs inventoriés sur ces territoires sont dégradés et se trouvent évalués en classes 3 ou 4.


Récifs coralliens en état optimal ou bon - Pacifique et îles Éparses
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

Une seule valeur en 2020

AnnéeValeur
202070,00
70 %
Non évaluable

Les trois piliers de la survie des récifs sont l’atténuation du changement climatique, la réduction des pressions anthropiques et l’innovation permettant de renforcer la résilience. En 2017, 71 % des stations de suivi des récifs coralliens dans les outre-mer français sont dans un état de recouvrement en corail vivant stable ou en augmentation (60 % stable, 11 % en augmentation). Les 11 territoires coralliens de la France outre-mer représentent 78 % du territoire maritime de la France, deuxième au niveau mondial derrière les États-Unis d’Amérique. Avec près de 60 000 km² de récifs coralliens et de lagons dans les outre-mer, soit 10 % de la surface mondiale, la France se situe en quatrième position mondiale en termes de surface de récifs. Pour la zone Pacifique et les îles Éparses : en 2020, la majorité (70 %) des récifs inventoriés sur l’ensemble de ces territoires sont en bon état et se trouvent évalués en classes 1 ou 2.


Source :Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en janvier 2022. Traitements SDES

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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