Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD2 - Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable

Exploitations de haute valeur environnementale
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 4 900 % sur 2015-2020

AnnéeValeur
2015286,00
2016503,00
2017786,00
20181 518,00
20195 399,00
202014 333,00
14 333
Favorable

Au 1ᵉʳ janvier 2022, on compte 24 827 exploitations certifiées, dont 10 500 environ qui l’ont été après le 1ᵉʳ janvier 2021, ce qui représente une progression de 73 % sur un an. Cette progression va continuer puisque le référentiel a été modifié (publication des textes le 22 novembre 2022) pour renforcer le niveau d’exigence général et permettre une voie d’accès à l’écorégime de la nouvelle PAC dès 2023.


Exposition des animaux aux antibiotiques (indicateur ALEA)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 33 % sur 2015-2020

AnnéeValeur
20150,49
20160,39
20170,37
20180,00
20190,33
20200,33
0,329
Favorable

Le plan Écoantibio a donné des résultats très positifs puisque l’exposition globale des animaux aux antibiotiques a été divisée par deux depuis 2011 (recul de 47 % en 10 ans d’après les résultats du 1ᵉʳ plan 2011-2021, 2012 étant la date du premier plan Écoantibio).


Renoncement à consommer des protéines pour raisons financières
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 0,1 point sur 2015-2020

AnnéeValeur
20157,30
20167,40
20177,20
20187,00
20197,60
20207,20
7,2 % des ménages
Modérément favorable

Note : donnée 2020 provisoire.

Les données les plus anciennes datent de 2020, on constate une légère baisse du renoncement à consommer des protéines pour des raisons financières entre 2020 et 2021 (- 1,0 point) mais il est encore difficile de constater une tendance d’évolution sur le long terme. Une étude de 2010 réalisée par l’ancienne Agence française de sécurité sanitaire des aliments constatait que les adultes vivant dans un foyer en situation d’insécurité alimentaire pour des raisons financières se caractérisaient par des déséquilibres alimentaires encore plus marqués que ceux observés chez les personnes qui déclaraient en moyenne des revenus plus faibles mais ne se sentaient pas en insécurité alimentaire. Les différentes manifestations de la précarité alimentaire ont été notamment révélés par la crise du Covid-19 et un Comité national de coordination de la lutte contre la précarité alimentaire (le Cocolupa) a été créé en novembre 2020 pour lutter contre la précarité alimentaire.


Adultes en surpoids ou obèses
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 0,2 point sur 2014-2019

AnnéeValeur
201445,50
201945,30
45,3 %
Modérément favorable

Le Programme national nutrition santé 2019-2023 est axé sur la promotion d'une nutrition satisfaisante pour tous avec un accent particulier pour les populations défavorisées/à moindre niveau d'éducation. De nombreuses actions complémentaires sont mises en place : des mesures sur l’environnement alimentaire et physique (amélioration de l’offre alimentaire, restauration scolaire, marketing alimentaire ciblé sur les enfants...), des mesures pour encourager les comportements individuels favorables (promotion de recommandations nutritionnelles, promotion de l’activité physique, Nutri-Score…), des mesures sur la prise en charge sanitaire des personnes en surpoids et obèses. La part de femmes en surpoids ou obèses a augmenté entre 2014 et 2019 (+ 0,5 point pour le surpoids et + 0,4 point pour l’obésité). On observe un léger recul de l’obésité chez les hommes adultes mais une augmentation du surpoids de 3,4 points entre 2014 et 2019.


Surface en agriculture biologique
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 96 % sur 2015-2020

AnnéeValeur
20154,90
20165,70
20176,50
20187,50
20198,50
20209,50
9,5 % de la SAU
Modérément favorable

En 2021, on compte 58 413 exploitations en agriculture biologique, soit 13,41 % des exploitations agricoles en France. Les surfaces bio, en hausse de 9 % depuis 2020, atteignent 2,78 millions d’hectares. Le cap symbolique des 10 % de la surface agricole utilisée (SAU) cultivée en bio est donc franchi en 2021. La valeur des achats d'aliments issus de l’agriculture biologique a cependant reculé de 1,3 % par rapport à 2020. Cela s’explique par la baisse de la consommation alimentaire des ménages (- 2,28 %) dans un contexte post-crise sanitaire. Le secteur continue toutefois de représenter 13 milliards d’euros et conserve une part de marché stable (6,63 %) dans les courses des Français. Cette baisse n'est pas constatée dans tous les canaux de distribution.


Diversité moyenne des cultures arables
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 0,4 % sur 2010-2014

AnnéeValeur
20102,33
20112,00
20122,00
20132,00
20142,32
2,32 indice de Simpson
Modérément défavorable

Dans le set de données utilisé, l’indicateur n’a pas fait l’objet d’une mise à jour, mais la France prévoit une amélioration de cet indicateur dû notamment aux mécanismes de « paiement vert » mis en œuvre dans le cadre de la PAC.


Consommation de produits phytosanitaires
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 0,3 % sur 2014-2019 ***

AnnéeValeur
2014102,20
2015106,30
2016108,00
2017105,00
2018111,60
2019101,90
101,9 Nodu ***
Modérément défavorable

*** progrès insuffisant au regard de la cible à atteindre. Valeurs en moyenne triennale glissante.

Les chiffres 2021 sur l’utilisation de produits phytosanitaires ont été publiés en novembre 2022 et sont bien meilleurs qu’il y a quelques années (Nodu 2021 = 88,5 Mha, Nodu 2014 = 105 Mha). Cela s’explique par plusieurs actions du gouvernement visant à la réduction des risques et de l’utilisation des pesticides. Le plan Écophyto II+ vient accélérer le retrait des substances les plus préoccupantes, renforcer la prévention de l’exposition de la population aux produits phytopharmaceutiques, soutenir la recherche et l’innovation ou encore accompagner les agriculteurs dans la transition. En juin 2022, la Commission européenne a adopté le paquet législatif « protection de la nature ». Ce paquet est composé d’un règlement sur la restauration de la nature et d’un règlement sur l’utilisation durable des pesticides (règlement dit SUR). À la suite de la saisine interministérielle du 21 avril 2022 par les ministères chargés de l’agriculture, de la transition écologique et de la santé, l’Inrae a lancé une démarche visant à analyser l'existence d'alternatives à certains produits phytopharmaceutiques.


Races locales à risque d’extinction parmi les races avec niveau de risque connu
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 1,8 point sur 2016-2021

AnnéeValeur
201677,00
201777,00
201877,60
201979,60
202079,60
202178,80
78,8 %
Modérément défavorable

La dernière étude de l’Inrae sur les races locales menacées pour plusieurs espèces date de 2014. Cette étude est en cours de réactualisation avec un retour attendu pour 2023. Il est attendu que cette réactualisation conclue à la fin du risque d'extinction reconnu pour quelques races (dû à l’augmentation récente des effectifs par exemple) et au contraire à la reconnaissance du risque d'extinction pour d'autres races dont les effectifs ont récemment diminué. De telles évolutions sont a priori relativement rares et les indicateurs sont stables, en particulier dans la classification retenue ici en deux états seulement (race menacée ou pas, sans quantification d'un risque élevé ou faible par exemple).


Source :Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en janvier 2022. Traitements SDES

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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