Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD5 - Réaliser l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles

Victimes de violences intrafamiliales physiques et/ou sexuelles
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 8,4 % sur 2013-2018

AnnéeValeur
2013407 000,00
2014548 000,00
2015389 000,00
2016342 000,00
2017457 000,00
2018373 000,00
373 000
Favorable

Le nombre de victimes de violences intrafamiliales physiques et/ou sexuelles a diminué entre 2017 (457 000 victimes) et 2018 (373 000 victimes). Pour toujours mieux saisir et mesurer l’évolution de cet indicateur, la France s’est dotée d’un nouveau dispositif d’enquête de victimation en population générale. La première édition de l’enquête s’étant tenue en 2022, les premiers résultats seront connus en 2023. Les données les plus récentes disponibles sont donc des données administratives : ainsi en 2021, les services de sécurité ont enregistré 208 000 victimes de violences commises par leur partenaire ou ex-partenaire. Le nombre d’enregistrements a pratiquement doublé depuis 2016, dans un contexte de libération de la parole et d’amélioration des conditions d’accueil des victimes par les services de police et de gendarmerie. La part des faits anciens (commis avant leur année d’enregistrement) est en constante progression : pour un quart d’entre elles, les faits signalés étaient d’ailleurs antérieurs à 2021. La part des faits anciens est ainsi passée de 18 % en 2016 à 28 % en 2021. Un plan d’action global pour lutter contre les violences conjugales a été déployé dès 2019 et renforcé les années suivantes. Ainsi à la fin 2022, sur les 54 mesures du plan, 46 sont effectives et 8 sont en cours de réalisation. Parallèlement, l’arsenal législatif a été renforcé puisque quatre lois ont été votées depuis 2017 pour mieux protéger les victimes.


Privé - Postes de direction occupés par les femmes
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 1,8 point sur 2014-2019

AnnéeValeur
201422,50
201522,80
201622,50
201722,40
201823,30
201924,30
24,3 %
Favorable

En 2020, 26,6 % des postes de directions du privé étaient occupés par des femmes, contre 25,3 % en 2018. Grâce à la loi du 27 janvier 2011 relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance et à l'égalité professionnelle, les conseils d’administration des entreprises du CAC 40 se sont spectaculairement féminisés, passant d’à peine 10 % de femmes en 2009 à 44,6 % aujourd’hui. La France se hisse ainsi à la première marche du podium européen et au deuxième rang mondial. Pour encourager la poursuite du développement de la parité dans les entreprises, le ministère délégué, chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes publie depuis 2013 le Palmarès de la féminisation des entreprises du SBF 120 (plus grandes sociétés cotées en bourse). Il récompense les entreprises les plus vertueuses en matière de féminisation de leurs instances dirigeantes et de politique en matière de mixité. Au total, 116 entreprises sur 119 ont répondu à l'enquête. Un taux record 97,5 % jusque-là jamais atteint, signe d'un engagement croissant en faveur de l'égalité professionnelle de la part des entreprises. Par ailleurs, la loi du 24 décembre 2021 visant à accélérer l'égalité économique et professionnelle, a instauré une obligation de représentation équilibrée entre les femmes et les hommes parmi les cadres dirigeants et les membres des instances dirigeantes des entreprises employant au moins 1 000 salariés pour le troisième exercice consécutif, accompagnée d’une obligation de transparence en la matière.


État – Postes de direction occupés par les femmes
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 4,1 points sur 2014-2019

AnnéeValeur
201431,20
201532,00
201632,30
201733,60
201834,50
201935,30
35,3 %
Favorable

En 2020, 39 % des postes de direction du public étaient occupés par des femmes, contre 37 % en 2018. Représentant 20 % de l’emploi en France, la fonction publique vise l’exemplarité en matière d’égalité professionnelle. Depuis fin 2019, tous les employeurs publics ont l’obligation de mettre en œuvre un plan d’action pluriannuel sur l’égalité professionnelle. Par ailleurs, le dispositif des nominations équilibrées dans l’encadrement supérieur et dirigeant introduit par la loi du 12 mars 2012 relative à l'accès à l'emploi titulaire et à l'amélioration des conditions d'emploi des agents contractuels dans la fonction publique, à la lutte contre les discriminations et portant diverses dispositions relatives à la fonction publique oblige les employeurs publics à respecter une proportion minimale de 40 % personnes de chaque sexe pour les primo-nominations dans les emplois de l’encadrement supérieur et dirigeant de la fonction publique. Ainsi en 2020, 42 % de femmes ont été nommées pour la première fois à des postes dirigeants au sein des administrations de l'État. C’est la première fois que l’objectif est atteint, attestant de l’effectivité des politiques d’égalité. Parallèlement, la part des femmes qui occupent un emploi supérieur augmente dans quasiment tous les ministères.


Femmes parmi les étudiants des disciplines scientifiques à l'université
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 2 points sur 2016-2021

AnnéeValeur
201646,70
201746,70
201846,80
201947,60
202048,70
202148,70
48,7 %
Modérément favorable

La part de femmes qui entreprennent des cursus scientifiques à l’université augmente progressivement. Elles sont 49,4 % en 2022, contre 46,7 % en 2016. Si l’indicateur est en progression, certains domaines scientifiques à l’université restent largement féminisés (biologie, médecine ou études vétérinaires), tandis que d’autres ne comptent qu’une faible part de femmes (ingénierie, physique etc.). Cette ségrégation reflète le poids des stéréotypes de genre, qui ont une influence très forte sur la façon dont les filles et les garçons vont définir leur orientation scolaire et professionnelle, et ce, dès le plus jeune âge. Les lycéennes se détournent en effet très tôt des filières du numérique : ainsi, la part des filles au lycée en 2019-2020 est de 56 % en Première générale, et de moins de 30 % en spécialité numérique et sciences informatiques. Un plan d’action mixité prévoit d’atteindre, dans tous les enseignements de spécialité, dans toutes les séries technologiques et les filières post-baccalauréat d’ici 5 ans, un taux de 30 % minimum de mixité.


Écart des rémunérations entre hommes et femmes (en % du salaire horaire brut moyen des hommes salariés)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 1 point sur 2014-2019

AnnéeValeur
201415,50
201515,60
201615,90
201716,30
201816,70
201916,50
16,5 %
Défavorable

Note : donnée 2019 provisoire.

Depuis 2018, l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes a légèrement diminué et atteint 15,8 % en 2020 (contre 16,7 % en 2018). Les écarts de salaire entre les femmes et les hommes se réduisent régulièrement depuis quarante ans et ont diminué d’un quart sur les vingt dernières années. L’écart qui demeure est issu de multiples facteurs : les inégalités de volume de travail, les femmes étant bien plus souvent à temps partiel que les hommes (28,1 % contre 7,6 % en 2021) ; les inégalités de salaire pour un même volume de travail qui proviennent principalement du fait que les femmes et les hommes ne travaillent pas dans les mêmes secteurs et n’occupent pas les mêmes emplois ; enfin, les femmes accèdent moins aux emplois les mieux rémunérés notamment pour celles ayant des enfants.


Victimes de violences sexuelles hors violences intrafamiliales
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 66 % sur 2013-2018

AnnéeValeur
2013106 000,00
2014118 000,00
201598 000,00
2016197 000,00
2017230 000,00
2018176 000,00
176 000
Défavorable

Le nombre de victimes de violences sexuelles hors violences intrafamiliales a diminué entre 2017 (230 000 victimes) et 2018 (176 000 victimes). Pour mesurer l’évolution de cet indicateur, la France s’est dotée d’un nouveau dispositif d’enquête de victimation en population générale. La première édition de l’enquête s’étant tenue en 2022, les premiers résultats seront connus en 2023. Les données les plus récentes disponibles sont donc des données administratives : ainsi, en 2021, les services de police et de gendarmerie ont enregistré 72 000 victimes d’infractions à caractère sexuel, commises en dehors de la famille. Le nombre de ces victimes a poursuivi en 2021 la progression entamée en 2017, dans un contexte de libération et d’accueil de la parole des victimes. La France déploie de nombreux dispositifs comme : le numéro national d’écoute et d’orientation, le 3919. Depuis 2021, le numéro est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 ; le numéro « Viol femmes informations » porté par le collectif féministe contre le viol ou le tchat « Comment on s’aime » de l’association En Avant Toutes, qui s’adresse en particulier aux jeunes.


Source :Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en janvier 2022. Traitements SDES

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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