Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD11 - Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables

Stations de mesure ayant dépassé dans l'année le seuil journalier de protection de la santé à long terme pour les particules PM₁₀ - agglomérations de plus de 250 000 habitants
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 0,8 point sur 2017-2022

AnnéeValeur
20171,71
20180,88
20190,87
20200,00
20210,00
20220,92
0,92 %
Favorable

Le pourcentage d’agglomérations ne respectant pas les seuils réglementaires fixés pour la protection de la santé pour les PM10 (particules solides de diamètre inférieur à 10 µm) est en forte diminution depuis 2011, après des fluctuations assez marquées entre 2007 et 2010 : alors que 19 % des agglomérations présentaient des dépassements en 2011, 1,2 % sont dans cette situation en 2022. Ce pourcentage était même nul en 2020 avec des teneurs historiquement faibles qui s’expliquent notamment par les mesures prises pour lutter contre la pandémie de Covid-19.


Stations de mesure ayant dépassé dans l'année le seuil journalier de protection de la santé à long terme pour les particules PM₁₀ - agglomérations de 50 000 à 250 000 habitants
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 0,7 point sur 2017-2022

AnnéeValeur
20171,44
20180,69
20190,72
20200,00
20213,00
20220,77
0,77 %
Favorable

Entre 2007 et 2011, les agglomérations de taille moyenne et grande sont les plus touchées par le non-respect des seuils réglementaires. Depuis 2014, aucune différence notable dans la taille des agglomérations concernées n’est constatée. La majorité des stations de mesure impliquées se situent à proximité du trafic routier ou en fond urbain. Pour les PM10 (particules solides de diamètre inférieur à 10 µm), 153 agglomérations ont toujours respecté les seuils réglementaires fixés pour la protection de la santé sur la période 2007-2022.


Concentration moyenne annuelle des particules PM₁₀ en fond urbain
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 7,3 % sur 2017-2022

AnnéeValeur
201717,80
201817,10
201916,30
202015,10
202115,40
202216,50
16,5 μ/m³
Favorable

Les concentrations moyennes annuelles de fond PM10 (particules solides de diamètre inférieur à 10 µm) ont diminué bien que modérément. Une légère augmentation des concentrations est observée pour les PM10 et les PM2,5 entre 2020 et 2022, mais les niveaux de 2022 restent stables par rapport à 2019. En 2022, les concentrations moyennes annuelles en fond urbain sont de 16,5 µg/m3 pour les PM10. Concernant les PM10 et les PM2,5, malgré une tendance globale à la baisse, des variations interannuelles sont enregistrées, leur présence dans l’air étant à la fois liée aux émissions anthropiques et aux émissions naturelles (brumes de sable notamment), à la formation de particules secondaires dues aux émissions de précurseurs gazeux tels que le NH3, aux conditions météorologiques et au transport à longue distance de polluants.


Population en logement surpeuplé
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 0,3 point sur 2013-2020

AnnéeValeur
20138,40
20208,10
8,1 %
Modérément favorable

En 2016, plus de 5 millions de personnes, soit 8,2 % de la population hors Mayotte, vivent dans un logement suroccupé, c’est-à-dire qu’elles vivent à deux ou plus dans un logement où le nombre de pièces est insuffisant au regard de la taille de leur ménage. Cette situation touche 3,2 % de la population vivant en maison et 16,5 % de celle vivant en appartement. La nomenclature par fonction des dépenses des administrations publiques montre qu’elles ont consacré 54,6 Md€ au logement et aux équipements collectifs en 2022 (2,1 % du PIB), dont 31,9 Md€ pour le logement au sens strict (1,2 % du PIB), soit 22,1 Md€ de prestations sociales et 9,8 Md€ d’aides à la pierre (y compris les crédits d’impôts[1]) et de frais de fonctionnement des administrations.


Sols artificialisés
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,4 point sur 2015-2020

AnnéeValeur
20158,70
20168,80
20178,90
20189,00
20199,00
20209,10
9,1 %
Modérément défavorable

Sur la décennie précédente, 24 000 hectares d’espaces naturels, agricoles et forestiers ont été consommés chaque année en moyenne en France. Tous les territoires sont concernés : mais en particulier 61 % de la consommation d’espaces est constatée dans les territoires sans tension immobilière. Les conséquences sont écologiques (érosion de la biodiversité, aggravation du risque de ruissellement, limitation du stockage carbone) mais aussi socioéconomiques (coûts des équipements publics, augmentation des temps de déplacement et de la facture énergétique des ménages, dévitalisation des territoires en déprise, diminution du potentiel de production agricole etc.). Le phénomène est très concentré : 5 % des communes sont concernées par 38 % de la consommation d’espaces. 61,6 % de la consommation d’espaces est localisée dans des communes détendues. Les communes rurales représentent 65,4 % de la consommation d’espaces entre 2013 et 2019, pour 21,8 % des nouveaux habitants et 29,7 % des nouveaux ménages.


Déchets municipaux recyclés
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 4,1 points sur 2016-2021

AnnéeValeur
201639,70
201740,20
201840,70
201941,00
202041,70
202143,80
43,8 %
Modérément défavorable

Note : données 2016 à 2022 estimées

En 2020, la France a produit 309 millions de tonnes (Mt) de déchets, soit 46 Mt de moins qu’en 2010. Dans le détail, le secteur du bâtiment a engendré 213 Mt de tonnes de déchets, les autres activités économiques et les collectivités en ont généré 64 Mt, tandis que les ménages en ont produit 34 Mt, soit 10,8 % du total. Les collectivités locales développent la collecte sélective de déchets ménagers et assimilés et le nombre de filières à responsabilité élargie du producteur est en forte croissance, ce qui permet un meilleur traitement des déchets municipaux. Ainsi, entre 2016 et 2021, le taux de recyclage matières et organique de ces déchets est passé de 39,7 % à 43,8 %.


Source : Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en février 2024. Traitements SDES

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

Haut de page

Paramètres d’affichage

Choisissez un thème pour personnaliser l’apparence du site.