Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD14 - Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable

Rapports POLREP (Pollution Report) confirmés par les autorités
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 32,8 % sur 2017-2022

AnnéeValeur
2017131,00
2018157,00
2019172,00
2020109,00
2021155,00
202288,00
88
Favorable

Les pollutions en mer sont multiples (marée noire, pollution chimique, pollution sonore, déchets en mer, etc.,) elles peuvent être volontaires (rejets illicites) ou accidentelles (collisions, avaries, échouages, pertes de containers lors de tempêtes, etc.). Parmi les POLREP (pollution report) confirmés, les pollutions par hydrocarbures (rejets illicites, avarie, abordage, accident en mer ou sur un estuaire - raffinerie/ navire) sont dominantes (63 %). Elles sont localisées principalement au niveau de l’axe de trafic maritime traversant la Manche et l’océan Atlantique, à l’est de la Corse et le long des côtes de la mer Méditerranée.


Façades marines et bassins ultramarins disposant d’un document stratégique adopté ou en cours
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 25 points sur 2018-2023

AnnéeValeur
201850,00
201962,50
202062,50
202175,00
202275,00
202375,00
75,0 %
Favorable

En février 2017, la France s'est dotée d'une stratégie nationale pour la mer et le littoral (SNML) pour fixer son ambition maritime sur le long terme. Fin 2022, des documents stratégiques ont été adoptés pour l’ensemble des quatre façades [mer du Nord, Manche, Atlantique et Méditerranée] alors qu’aucune n’en avait en 2016. Pour les outre-mer, des documents stratégiques ont été adoptés pour deux façades maritimes (Sud océan Indien, bassin des Antilles).


Aires marines protégées
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 8,2 points sur 2017-2022

AnnéeValeur
201722,30
201822,30
201923,30
202023,30
202130,50
202230,50
30,5 %
Favorable

Présente dans tous les océans sauf l’Arctique, la France dispose du deuxième espace maritime mondial. Près de 10 % de la diversité mondiale des espèces marines est présente en outre-mer. Actuellement, 67% des récifs d’outre-mer sont couverts par une aire marine protégée. D’ici 2025, la France s’est engagée à protéger l’intégralité de ces récifs. En 2022, les aires marines protégées (AMP) sur le territoire national représentent 33,4 % de l’aire marine française. 44,8 % en métropole et 32,9 % en outre-mer. Cela représente une grande avancée puisque ce pourcentage sur le territoire national n’était que de 3,8 % en 2013.


Fulmars boréaux morts ayant plus de 0,1 g de plastique dans leur estomac dans la Manche
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

0 point sur 2013-2018

AnnéeValeur
2013100,00
201480,00
2015100,00
201667,00
201750,00
2018100,00
100 %
Modérément défavorable

Note : dans la version du tableau de bord paru le 04/07/2024, l'indicateur "fulmars boréaux" est remplacé par l'indicateur "Déchets marins en France métropolitaine". Ce changement d'indicateur n'est pas encore pris en compte dans cette évaluation.

La présence de déchets dans le milieu marin représente un risque de mortalité directe ou d’impacts indirects pour la vie marine. Afin d’évaluer la tendance des quantités et de la composition des déchets ingérés par les animaux, en l’absence d’une espèce ubiquiste, le Fulmar boréal est l’indicateur retenu en Manche – mer du Nord. L’indicateur construit sur l’ensemble de la Manche dans le cadre de la "Convention Ospar" montre une progression de la part des fulmars morts avec plus de 0,1 g de plastique dans leur estomac même si les quantités de plastique ingéré ont diminué de manière significative au cours de la période 2009-2018. Pour la sous-région marine Manche-mer du Nord, 68 % des fulmars boréaux analysés sur la période 2015-2019, présentent plus de 0,1 g de déchets plastiques dans l’estomac.


Flux à la mer d'azote liés aux nitrates
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 21,3 % sur 2016-2021

AnnéeValeur
2016470,80
2017442,40
2018480,30
2019461,20
2020599,90
2021570,90
570,9 kt/an
Défavorable

Entre 2000 et 2021, les flux des nitrates rejetés en mer demeurent stables autour d'une moyenne de 503 000 tonnes par an (t/an). Avec 270 000 t/an en moyenne, la façade Atlantique reçoit plus de la moitié (54 %) des flux arrivant en mer. La façade Manche-Mer du Nord reçoit 31 % des flux (154 000 t/an en moyenne) et la Méditerranée 16 % (80 000 t/an en moyenne).


Flux à la mer de phosphore
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 45,1 % sur 2016-2021

AnnéeValeur
201612,20
201712,20
201815,20
201911,90
202015,80
202117,70
17,7 kt/an
Défavorable

Les flux de phosphore ont diminué de 68 % sur la période entre 2000 et 2018. Ce résultat était lié à l’amélioration des performances des stations d’épuration, à l’interdiction de l’utilisation des phosphates dans les lessives, à l’augmentation du nombre d’habitants raccordés à un assainissement collectif et dans une moindre mesure à la diminution de l’utilisation d’engrais phosphatés en agriculture. Depuis 2019, la tendance à la hausse continue pour atteindre en 2021 17 700 tonnes de phosphore qui ont été rejetés en mer via les cours d’eau métropolitains.


Masses d’eau de transition et côtière en bon état
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

Mesure du progrès impossible

AnnéeValeur
202146,00
46 %
Non évaluable

Note : donnée 2021 provisoire

En 2021, 50 % des 179 masses d’eau côtières et 42 % des 116 masses d’eau de transition sont en bon ou en très bon état écologique.


Récifs coralliens en état optimal ou bon - Pacifique et îles Éparses
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

une seule valeur en 2020

AnnéeValeur
202070,00
70 %
Non évaluable

Les trois piliers de la survie des récifs sont l’atténuation du changement climatique, la réduction des pressions anthropiques et l’innovation permettant de renforcer la résilience. En 2017, 71 % des stations de suivi des récifs coralliens dans les outre-mer français sont dans un état de recouvrement en corail vivant stable ou en augmentation (60 % stable, 11 % en augmentation). Les 11 territoires coralliens de la France outre-mer représentent 78 % du territoire maritime de la France, deuxième au niveau mondial derrière les États-Unis d’Amérique. Avec près de 60 000 km² de récifs coralliens et de lagons dans les outre-mer, soit 10 % de la surface mondiale, la France se situe en quatrième position mondiale en termes de surface de récifs. Pour la zone Pacifique et les îles Éparses : en 2020, la majorité (70 %) des récifs inventoriés sur l’ensemble de ces territoires sont en bon état et se trouvent évalués en classes 1 ou 2.


Récifs coralliens en état optimal ou bon - Antilles, Mayotte, Réunion
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

une seule valeur en 2020

AnnéeValeur
202038,00
38 %
Non évaluable

L’état de santé/écologique actuel des récifs français a été évalué en quatre classes. Selon les collectivités, les critères employés pour évaluer les états de santé diffèrent, mais pour chacun des territoires, ces classes caractérisent les conditions suivantes : • classe 1 : des conditions optimales, avec des taux de recouvrement corallien généralement élevés et des récifs en très bon état de santé ; • classe 2 : de bonnes conditions, avec des impacts légers, par exemple quelques signes de nécroses coralliennes, une faible présence de macroalgues et de bons taux de recouvrement corallien ; • classe 3 : des conditions dégradées, avec un milieu modérément à très impacté, de nombreux coraux nécrosés, une dominance de macroalgues et/ou un fort envasement et des taux de recouvrement corallien réduits ; • classe 4 : des conditions très dégradées, avec un milieu très fortement impacté (océan Indien), une majorité de coraux morts et des fonds recouverts de macroalgues et/ou entièrement envasés (Antilles), de très faibles taux de recouvrement corallien. Pour les Antilles françaises et les territoires située dans l’océan indien (hors îles Éparses) : en 2020, la majorité (62 %) des récifs inventoriés sur ces territoires sont dégradés et se trouvent évalués en classes 3 ou 4.


Source : Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en février 2024. Traitements SDES

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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