Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD17 - Partenariats pour la réalisation des objectifs

Aide publique au développement (APD) totale équivalent-don (en % du revenu national brut - RNB)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,1 point sur 2018-2022

AnnéeValeur
20180,43
20190,44
20200,53
20210,51
20220,56
0,56 % du RNB
Favorable

Note : donnée 2022 provisoire

L’aide publique au développement a représenté 0,56 % du revenu national brut de la France en 2022 (soit 15,1 Mds€). Cette part a fortement augmenté par rapport à 2018 où elle s’élevait à 0,43 % (10,3 Mds€), conformément à l’engagement du Président de la République d’atteindre la cible de 0,55 % du RNB en 2022. Ces efforts font de la France le 4e bailleur mondial en termes de volume et 10ème en termes de pourcentage du RNB en 2022.


Aide publique au développement (APD) bilatérale
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 72,4 % sur 2016-2021

AnnéeValeur
20167 426,00
20178 645,90
20189 542,70
20199 660,20
202013 760,80
202112 805,00
12 805 millions de $
Favorable

En 2021, l’APD française bilatérale se répartissait à 64,8 % sous forme de dons (5,1 milliards d’euros), et 35,2 % sous forme de prêts (2,8 milliards d’euros). Exprimée en versements bruts, et en incluant tous les prêts publics aux pays en développement, au-delà de l’APD au sens strict, le ratio s’inverse : 56,3 % de prêts et 43,7 % de dons. Parmi les apports comptabilisés dans l’aide publique au développement figurent également la prise en charge de réfugiés issus de pays en développement sur le territoire national (pendant un an), la gratuité des études supérieures pour certains étudiants originaires de ces pays, le coût de certaines opérations de maintien de la paix ainsi que quelques annulations de dette. En 2022, l'engagement bilatéral de la France représentait 60% de notre APD totale. Cet objectif fait partie des cibles fixées par la loi de programmation du 4 août 2021, fixant la composante bilatérale de l'aide publique française au développement à 65 % du total en moyenne sur la période 2022-2025


Solidité financière
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 1,43 point sur 2017-2022

AnnéeValeur
201715,41
201815,56
201915,98
202017,05
202116,94
202216,84
16,84 %
Favorable

En 2022, la hausse des prix atteint en moyenne 9,2 % pour la zone euro. Selon l’Insee la hausse des prix à la consommation en France a atteint 5,2 % en moyenne en 2022 et 4,9 % en moyenne en 2023, contre 1,6 % en 2021, soit un niveau bien trop élevé et au-dessus de la cible d’inflation. La croissance s’est maintenue à un rythme soutenu en 2022 dans la continuité du rebond post-Covid (+ 2,5%). L’activité a ralenti au deuxième semestre mais la croissance a été positive sur l’ensemble de l’année 2022. Le taux d’épargne des ménages est resté très élevé en 2022 et début 2023, malgré la hausse de l’inflation. Les entreprises françaises ont affiché de très bons résultats en 2022, malgré des tensions au second semestre. Leur taux de marge annuel s’est stabilisé à 31,7 % en 2022, en ligne avec le niveau observé avant la crise sanitaire. Le crédit bancaire aux entreprises est demeuré dynamique en 2022, les grandes entreprises substituant du financement bancaire à l’endettement de marché. Les banques et les organismes d’assurance français affichent une situation financière et prudentielle solide : le ratio de solvabilité des six principaux groupes bancaires est proche des plus hauts historiques 14,5 % fin septembre 2022 et celui des organismes d’assurance se renforce au 1ᵉʳ semestre 2022 pour atteindre 263 %.


Endettement public (dette publique au sens de Maastricht, en % du produit intérieur brut - PIB)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 13,7 points sur 2017-2022

AnnéeValeur
201798,10
201897,80
201997,40
2020114,60
2021112,90
2022111,80
111,8 % du PIB
Défavorable

La France demeure l’un des pays de la zone euro et de l’Union européenne parmi les plus endettés. Le déficit public pour 2022 atteint 4,8 % après 6,6 % en 2021. La dette des administrations publiques au sens de Maastricht atteint 111,8 % fin 2022 (elle était de 97,9 % du PIB en 2019 avant la pandémie de Covid-19). Les dépenses ont augmenté de 4 % en 2022. Toutefois, en proportion du PIB, les dépenses continuent de reculer et s’établissent à 59,6 % en 2021 et à 58,8 % en 2022. Mais elles demeurent sensiblement supérieures à l’avant Covid (55,2 % du PIB en 2019). L’état de la dette publique en France reste élevé malgré des efforts de désendettement.


Endettement privé (en % du produit intérieur brut - PIB)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 18,9 points sur 2017-2022

AnnéeValeur
2017144,20
2018147,50
2019152,30
2020173,30
2021166,80
2022163,10
163,1 % du PIB
Défavorable

Fin 2022, le taux d’endettement du secteur privé non financier (SPNF) de la zone euro s’établit à 117 % du PIB, en baisse de 5,1 points par rapport à fin 2021 (après - 4,3 points en 2020). La dette des ménages était en France très inférieure à la moyenne européenne en 2012 : 54 % contre 61 %. En 2021, elle lui est devenue largement supérieure avec 66 % contre 58 %. En 2022, le ratio français atteint 163,1 % du PIB.


Source : Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en février 2024. Traitements SDES

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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