Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD5 - Réaliser l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles

Femmes parmi les étudiants des disciplines scientifiques à l'université
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 2,9 points sur 2018-2023

AnnéeValeur
201847,70
201947,60
202048,70
202148,70
202249,50
202350,60
50,6 %
Favorable

La part de femmes qui entreprennent des cursus scientifiques à l’université augmente progressivement. Elles sont 49,4 % en 2022, contre 46,7 % en 2016. Si l’indicateur est en progression, certains domaines scientifiques à l’université restent largement féminisés (biologie, médecine ou études vétérinaires), tandis que d’autres ne comptent qu’une faible part de femmes (ingénierie, physique etc.). Un plan d’action mixité prévoit d’atteindre, dans tous les enseignements de spécialité, dans toutes les séries technologiques et les filières post-baccalauréat d’ici 5 ans, un taux de 30 % minimum de mixité.


Victimes de violences intrafamiliales physiques et/ou sexuelles
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 8,4 % sur 2013-2018

AnnéeValeur
2013407 000,00
2014548 000,00
2015389 000,00
2016342 000,00
2017457 000,00
2018373 000,00
373 000 personnes
Favorable

En 2023, 444 700 victimes de violences physiques dont 96 700 sont mineures (22 %) ont été enregistrées comme crimes ou délits, soit une augmentation de 7 % par rapport à 2022. Plus de la moitié sont des victimes de violences intrafamiliales. Les services de sécurité ont enregistré 114 100 victimes de violences sexuelles (crimes ou délits) dont 65 300 sont mineures (57 %, soit une hausse de 7 % par rapport à 2022. Dans un contexte de libération de la parole et d’amélioration des conditions d’accueil des victimes de violences intrafamiliales et de violences sexuelles par les services de police et de gendarmerie, le nombre de victimes de violences physiques enregistrées a augmenté de +7 % en 2023 : +10 % dans le cadre familial. De même, le nombre de victimes de violences sexuelles enregistrées par les services de sécurité a également augmenté de +11 % dans la sphère familiale. Les victimes de violences physiques sont le plus souvent des femmes dans la sphère familiale (75 %). Les victimes de violences sexuelles sont toujours très majoritairement des femmes, quel que soit le contexte et l’âge des victimes (85 %).


Privé - Postes de direction occupés par les femmes
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 1,8 point sur 2018-2021

AnnéeValeur
201825,30
201925,70
202026,60
202127,10
27,1 %
Favorable

En 2021, 27,1 % des postes de directions du privé étaient occupés par des femmes, contre 25,3 % en 2018. Grâce à la loi du 27 janvier 2011 relative à la représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des conseils d'administration et de surveillance et à l'égalité professionnelle, les conseils d’administration des entreprises du CAC 40 se sont spectaculairement féminisés, passant d’à peine 10 % de femmes en 2009 à 44,6 % aujourd’hui. La France se hisse ainsi à la première marche du podium européen et au deuxième rang mondial. La loi du 24 décembre 2021 visant à accélérer l'égalité économique et professionnelle, a instauré une obligation de représentation équilibrée entre les femmes et les hommes parmi les cadres dirigeants et les membres des instances dirigeantes des entreprises employant au moins 1 000 salariés pour le troisième exercice consécutif, accompagnée d’une obligation de transparence en la matière.


État – Postes de direction occupés par les femmes
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 4,0 points sur 2017-2021

AnnéeValeur
201734,00
201834,00
201935,00
202037,00
202138,00
38 %
Favorable

En 2021, 38 % des postes de direction de la fonction publique d'État sont occupés par des femmes. La part des femmes primo-nommés sur un poste de direction s'élève à 43 % en 2022 dans la fonction publique d'État. Les femmes sont aussi mieux accompagnées dans leur parcours professionnel en passant par le dispositif des nominations équilibrées, qui favorise la féminisation de l’encadrement supérieur. Depuis 2017, les employeurs publics doivent respecter une proportion minimale de 40 % de personnes de chaque sexe pour les primo-nominations dans ces emplois. La part des femmes parmi les primo-nominations croît (42 % pour la fonction publique territoriale, 43 % dans la fonction publique de l’État et 44 % pour la fonction publique hospitalière en 2022). La loi du 19 juillet 2023 visant à renforcer l'accès des femmes aux responsabilités dans la fonction publique a pour objectif d'accélérer la féminisation de la haute fonction publique. Elle porte à 50 % le quota obligatoire de primo-nominations féminines aux emplois supérieurs et de direction et instaure un index de l'égalité professionnelle dans la fonction publique (mise en œuvre à partir du 1er janvier 2026 dans les administrations d'État et hospitalières).


Écart des rémunérations entre hommes et femmes (en % du salaire horaire brut moyen des hommes salariés)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 0,5 point sur 2016-2021

AnnéeValeur
201615,90
201716,30
201816,70
201916,20
202015,60
202115,40
15,4 %
Modérément favorable

Note : donnée 2021 provisoire

En 2022, le revenu salarial moyen des femmes est inférieur de 23,5 % à celui des hommes dans le secteur privé. Cet écart s’explique en partie par le moindre volume de travail annuel des femmes, qui sont à la fois moins souvent en emploi au cours de l’année, et davantage à temps partiel. A temps de travail identique, le salaire moyen des femmes est inférieur de 14,9 % à celui des hommes. Depuis 1995, les inégalités de revenu salarial se sont réduites de 10 points, les écarts de volume de travail et de salaire en équivalent temps plein contribuant à cette baisse. Les femmes n’occupent pas le même type d’emploi et ne travaillent pas dans les mêmes secteurs que les hommes et accèdent moins aux postes les plus rémunérateurs. À poste comparable (même profession exercée) pour le même employeur, l’écart de salaire en équivalent temps plein se réduit à 4,0 %.


Victimes de violences sexuelles hors violences intrafamiliales
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 66 % sur 2013-2018

AnnéeValeur
2013106 000,00
2014118 000,00
201598 000,00
2016197 000,00
2017230 000,00
2018176 000,00
176 000 personnes
Défavorable

En 2023, 444 700 victimes de violences physiques dont 96 700 sont mineures (22 %) ont été enregistrées comme crimes ou délits, soit une augmentation de 7 % par rapport à 2022. Moins de la moitié sont des victimes de violences hors du cercle familial. Les services de sécurité ont enregistré 114 100 victimes de violences sexuelles (crimes ou délits) dont 65 300 sont mineures (57 %, soit une hausse de 7 % par rapport à 2022. Près des trois quarts de ces violences ont été commises en dehors dela famille. Le nombre de victimes de violences physiques enregistrées a augmenté de +7 % en 2023 : +3 % en dehors du cercle familial. Le nombre de victimes de violences sexuelles enregistrées par les services de sécurité a augmenté de +7 % en dehors du cercle familial. Les victimes de violences physiques sont le plus souvent des hommes lorsqu’elles ont été commises en dehors de la sphère familiale (69 %). Les victimes de violences sexuelles sont toujours très majoritairement des femmes, quel que soit le contexte et l’âge des victimes (85 %).


Source : Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en février 2024. Traitements SDES

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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