Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD9 - Mettre en place une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation

Taux d’acception des demandes de crédit des très petites entreprises (TPE)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 10,1 points sur 2017-2022

AnnéeValeur
201766,70
201869,00
201971,00
202087,00
202179,00
202276,80
76,8 %
Favorable

D'après la Banque de France, en 2024, une majorité d'entreprises indique une stabilisation voire une baisse du coût du crédit. Les demandes de crédit sont stables depuis plusieurs trimestres pour les petites et moyennes entreprises (PME) et en diminution pour les crédits d'investissement des entreprises de tailles intermédiaires (ETI). Le taux d'obtention de crédits conserve des niveaux élevés pour les PME et les ETI, en particulier pour les crédits d'investissement. Les taux d'obtention pour ces demandes de crédits sont très élevés pour les PME comme pour les ETI : 98 % des PME et 96 % des ETI ayant demandé un prêt l'ont obtenu en totalité ou à plus de 75 %.


Émissions de gaz à effet de serre par unité de valeur ajoutée
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 14,1 % sur 2016-2021

AnnéeValeur
2016160,50
2017157,80
2018150,30
2019144,90
2020139,60
2021138,00
138,0 t CO₂ eq/millions $
Favorable

Sur la période 1990-2022, les émissions de gaz à effet de serre (GES) hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF) sur le territoire national ont baissé de 25 %. Cette diminution résulte de la réduction des émissions dans l‘industrie. Elles ont quasiment été divisées par 2 depuis 1990 : - 43 % pour l’industrie de l’énergie et - 48 % pour l’industrie manufacturière. Le secteur résidentiel/tertiaire a également sensiblement réduit ses émissions depuis 1990 (- 31 %). L’agriculture baisse également ses émissions de 13 % sur cette même période. Seul le secteur des transports a vu ses émissions progresser depuis 1990 (+ 5 %). La diminution globale des émissions s’est accompagnée d’une réduction de la quantité de GES émise par unité de valeur ajoutée (- 50,7 % entre 1990 et 2021). Pour atteindre l'objectif en 2030 de baisse de 50 % des émissions de GES brutes par rapport à 1990 (soit 270 MtCO2e), il conviendrait de doubler le rythme de réduction annuelle (4,1 %).


Crédits budgétaires publics de R&D
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 17,4 % sur 2018-2023

AnnéeValeur
201815 560,30
201915 392,70
202016 044,80
202116 257,90
202216 745,70
202318 265,70
18 265,7 millions d’€
Favorable

En 2023, la mission interministérielle recherche et enseignement supérieur (Mires) regroupe 16,5 Md€ de crédits budgétaires pour la recherche dont 15,4 Md€ répartis par objectifs socio-économiques. 51 % de ces crédits répartis sont orientés vers la recherche fondamentale. Plus de la moitié des crédits budgétaires recherche répartis sont orientés vers les sciences du vivant, les sciences naturelles, l’espace et les sciences humaines et sociales


Part modale des transports collectifs de voyageurs (hors aérien)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

0 point sur 2017-2022

AnnéeValeur
201716,80
201816,60
201917,00
202013,10
202114,80
202216,80
16,8 % de voyageurs-km
Modérément défavorable

En 2022, le transport intérieur de voyageurs augmente de nouveau (+ 14,4 % par rapport à 2021) et s’établit à 999,7 milliards de voyageurs-kilomètres. Il se rapproche de son niveau d’avant-crise (- 3,4 % par rapport à 2019) et demeure largement dominé par le transport individuel en véhicules particuliers (82,1 %). L'enquête IPSOS 2023 sur les mobilités du quotidien des Français en régions atteste des constats suivants : l’étude confirme la prédominance de l’automobile dans les déplacements du quotidien. Elle est perçue comme le moyen de transport le plus rapide, tout en suscitant un sentiment de contrainte et de dépendance. 86 % des automobilistes jugent son coût prohibitif et 73 % pensent qu’il faut réduire son utilisation pour lutter contre le changement climatique. Cependant, la réduction de l’usage de la voiture est freinée par la faiblesse des alternatives. Près des trois quarts des sondés (72 % exactement) reconnaissent qu’il faudrait pour cela une fréquence plus élevée de passages de bus, de cars et de trains.


Part modale des transports routiers de marchandises
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,7 point sur 2017-2022

AnnéeValeur
201786,90
201887,40
201987,60
202088,20
202187,30
202287,60
87,6 % de tonnes-km
Modérément défavorable

L'année 2021 est marquée par la reprise du trafic de marchandises : le transport terrestre de marchandises (hors oléoducs) rebondit de 3,0 % après une baisse de 3,9 % en 2020 liée à la crise sanitaire. Il s'élève ainsi à 334,5 milliards de tonnes-kilomètres en 2021. L'activité repart à la hausse en 2021 pour tous les modes : transport ferroviaire (+ 14,3 %), transport routier par poids lourds (+ 1,8 %) et transport fluvial (+ 4,0 %). Pour la première année depuis 2015, la part modale du transport routier par poids lourds diminue en 2021, mais reste largement dominante : elle représente 87,3 % du transport terrestre de marchandises hors oléoducs a contrario, la part modale du transport ferroviaire de fret augmente en 2021 pour atteindre 10,7 % et celle du transport fluvial oscille autour de 2,0 %.


Effort de recherche (en % du produit intérieur brut - PIB)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 0,02 point sur 2017-2022

AnnéeValeur
20172,00
20182,00
20192,19
20202,28
20212,22
20222,18
2,18 % du PIB
Défavorable

Note : donnée 2022 estimée

En 2021, la dépense intérieure de recherche et développement expérimental (DIRD) s’établit à 55,5 milliards d’euros (Md€), en hausse de 3,7 % en volume par rapport à 2020. Cette augmentation de la DIRD résulte de la hausse des dépenses de recherche et développement expérimental (R&D) des entreprises (+ 3,8 %) et des administrations (+ 3,6 %). Les activités de R&D dans les entreprises et les administrations mobilisent 496 300 personnes en équivalent temps plein. L’effort de recherche de la Nation, mesuré en rapportant la DIRD au produit intérieur brut (PIB), s’élève à 2,22 % en 2021 et à 2,18 % en 2022.


Personnel de recherche (en équivalent temps plein)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

485 200 : moyenne sur 2020-2021

AnnéeValeur
2020474 150,00
2021496 250,00
496 250 ETP
Non évaluable

En 2021, 671 500 personnes participent à une activité de R&D en France. Cela correspond à 496 250 personnes en équivalent temps plein recherche (ETP). Les chercheurs représentent 67 % du personnel de recherche, en ETP. Leur effectif a progressé de 3,9 % en un an. Le nombre de personnel de soutien, en ETP, a augmenté de 6,3 % par rapport à 2020. En 2021, les entreprises emploient 205 900 chercheurs en ETP. Ce nombre a progressé de 3,9 % par rapport à 2020. Dans les administrations, le nombre de chercheurs a augmenté de 3,8 % par rapport à 2020 et atteint 127 900 ETP.


Source : Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en février 2024. Traitements SDES

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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