Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD17 - Partenariats pour la réalisation des objectifs

Aide publique au développement (APD) bilatérale
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 16,1 % sur 2018-2023

AnnéeValeur
20189 542,70
20199 660,20
202013 760,80
202112 805,00
202213 166,00
202311 074,40
11 074,4 millions de $
Favorable

La France figure parmi les principaux fournisseurs d’aide publique au développement (APD) en volume et met fortement l’accent sur l’Afrique, ainsi que sur la lutte contre le changement climatique et contre la perte de biodiversité. En 2023, la France est un contributeur important à l’aide au développement dans le monde, se classant au 5e rang des donateurs parmi les membres du Comité d’Aide au Développement (CAD) avec plus de 11 milliards d’euros de dépenses d’APD. En 2023, la France continue d’être un leader mondial de l’APD, mais elle est à la traîne par rapport à son objectif de fournir une aide de 0,7 % du RNB et la réduction de 37 % de l’aide étrangère pour 2025 menace de compromettre les progrès réalisés.


Solidité financière
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 1,4 point sur 2019-2024

AnnéeValeur
201916,00
202017,00
202116,90
202216,80
202316,20
202417,40
17,4 %
Favorable

Le retour de l’inflation à sa cible et la baisse progressive des taux directeurs, dans un contexte de croissance française modérée, constituent des éléments favorables pour la stabilité du système financier français. Le système financier français a fait face à une série de chocs importants, depuis 2020, et s’est adapté à un environnement de taux plus élevés depuis 2022. La solidité du secteur bancaire et assurantiel, les niveaux élevés de trésorerie des sociétés non financières et le taux d’épargne des ménages, toujours supérieur à sa moyenne pré-Covid, représentent autant de facteurs d’absorption des chocs. Néanmoins, des poches de vulnérabilités persistent pour les acteurs non financiers les plus endettés, face à un environnement macroéconomique incertain.


Aide publique au développement (APD) totale équivalent-don (en % du revenu national brut - RNB)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,04 point sur 2019-2024

AnnéeValeur
20190,44
20200,53
20210,51
20220,56
20230,48
20240,48
0,48 % du RNB
Modérément défavorable

Note : donnée 2024 provisoire

L'APD de la France a atteint en 2024 près de 15,4 milliards de dollars (environ 13 milliards d'euros), soit 0,48 % du Revenu national brut (RNB), ce qui en fait le sixième pourvoyeur mondial. La France fait partie des quelques pays dont l’aide extérieure repose à la fois sur les dons et sur les prêts à taux avantageux. En 2024, le groupe AFD a investi 1 milliard d’euros dans les territoires français d’Outre-mer. Ces investissements durables à l’étranger peuvent également bénéficier aux Français. Ces investissements ont des effets très positifs pour les entreprises françaises, avec des retombées économiques s’élevant à 3 milliards d’euros par an. ils permettent notamment de tisser des liens d’amitié et de coopération avec les pays partenaires pour apporter des réponses concrètes aux enjeux globaux qui touchent aussi la France : le changement climatique, les crises migratoires, la perte de biodiversité…


Endettement privé (en % du produit intérieur brut - PIB)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 0,5 point sur 2019-2024

AnnéeValeur
2019134,50
2020153,60
2021147,00
2022145,30
2023139,30
2024135,00
135,0 % du PIB
Modérément défavorable

Note : données 2023 et 2024 provisoires

En 2024, le taux d’endettement des agents non financiers privés (ménages et sociétés non financières privées) poursuit sa baisse dans les quatre zones, États-Unis, zone euro, Royaume-Uni et Japon, avec un recul par rapport à 2023 de respectivement -4,5 pp, -3 pp, -1,5 pp et -0,5 pp. En zone euro, ce taux d’endettement s’établit à 105,8 % du PIB en 2024, soit 3 points de pourcentage (pp) de moins qu’à fin 2023. En valeur nominale, l’endettement a toutefois continué à augmenter légèrement, mais sa progression a été plus que compensée par la croissance du PIB en valeur. Par grand pays, le recul par rapport à 2023 est de -4,8 pp en Espagne, -3,7 pp en Italie, -3,5 pp en France et -2,0 pp en Allemagne (moins fort qu’en 2023 où il avait baissé de, respectivement, - 12,9 pp, - 7,9 pp, - 6,9 pp et -6,4 pp par rapport à 2022). L’endettement des ménages français s’inscrit dans ce mouvement, avec une baisse de -2,1 pp par rapport à 2023 (après -3,3 pp en 2023 par rapport à 2022). Il reste cependant encore significativement plus élevé que chez ses voisins : le ratio dette / PIB est 10 pp au-dessus de celui de l’Allemagne, 16 pp au-dessus de l’Espagne et 24 pp au-dessus de l’Italie. Au fian, en 2024, la dette des ménages atteint plus de 59,9 % du produit intérieur brut (PIB) et celle des sociétés non financières plus de 75,1 %, pour un total de 135 % du PIB.


Endettement public (dette publique au sens de Maastricht, en % du Produit intérieur brut - PIB)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 15,0 points sur 2019-2024

AnnéeValeur
201998,20
2020114,90
2021112,80
2022111,40
2023109,80
2024113,20
113,2 % du PIB
Défavorable

Note : données 2023 et 2024 provisoires

À la fin du quatrième trimestre 2024, la dette publique au sens de Maastricht s’établit à 3 305,3 Md€, soit une augmentation de 3,8 Md€ (après arrondi). Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), elle s’établit à 113,2 %, après 109,8 % en 2023, et 111,9 % fin 2022 (elle était de 97,9 % du PIB en 2019 avant la pandémie de Covid-19). En 2024, les dépenses publiques représentent 1 670,2 milliards d’euros, les recettes 1 501,6 milliards d’euros. Le déficit public s’établit à 168.6 milliards d'euros, soit 5,8 % du produit intérieur brut. Les recettes progressent plus rapidement qu’en 2023, mais restent moins dynamiques que l’activité. Les dépenses accélèrent plus fortement ; malgré le repli des dépenses liées à la crise énergétique, elles sont encore portées par les prestations indexées sur l’inflation. Le déficit des administrations publiques est essentiellement porté par les administrations centrales. Le déficit des administrations publiques locales se creuse cependant, tandis que l’excédent des administrations de sécurité sociale se réduit.


Source : Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en mai 2026. Traitements SDES
(1) : Les données présentées et analysées correspondent aux données disponibles fin 2025 (date de fin de collecte du tableau de bord).
(2) : Les commentaires peuvent valoriser des données parues ultérieurement en 2026.

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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