Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD4 - Veiller à ce que tous puissent suivre une éducation de qualité dans des conditions d’équité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie

Compétences numériques : Personnes n’ayant pas utilisé Internet au cours des 3 derniers mois
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 3 points sur 2021-2025

AnnéeValeur
202110,00
202310,00
20257,00
7 %
Favorable

En 2025, 34 % de la population de 16 à 74 ans n’utilise pas Internet ou n’a pas les notions de base dans au moins l’un des cinq domaines essentiels de l’indicateur européen des compétences numériques. De nombreuses personnes ont de fortes difficultés dans l’usage de logiciels (traitement de texte, tableur) ou dans la protection et la confidentialité de la vie privée (refuser les cookies, bloquer la géolocalisation). En 2025, parmi les 16-74 ans : 7 % sont en situation d’illectronisme dont 5 % n’utilisent pas internet et 2 % sont des internautes qui n’ont aucune compétence. 27 % ont peu de compétences numériques. Ils n’ont pas les notions de base dans un à trois des cinq domaines considérés comme essentiels par l’indicateur européen des compétences numériques (recherche d’information, communication, usage des logiciels, protection et confidentialité de la vie privée, résolution de problèmes). 35 % ont des compétences générales avancées (contre 32 % en 2021), et 31 % des compétences de base (comme en 2021).


Jeunes de 18 à 24 ans sortis précocement du système scolaire
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 0,1 point sur 2018-2023

AnnéeValeur
20198,00
20207,90
20218,00
20227,80
20237,80
20247,90
7,9 %
Modérément favorable

Note : données 2021 à 2024 provisoires

En 2025 en France (hors Mayotte), 7 % des adultes âgés de 18 à 24 ans sont sortants précoces, c'est à dire qu'ils n'ont pas de diplôme du second cycle de l'enseignement secondaire et ne suivent plus de formation. La France a donc d'ores et déjà atteint l'objectif européen qui fixe à moins de 9 % la part de sortants précoces d'ici 2030. Au cours de la dernière décennie, le taux de sortants précoces a reculé dans la plupart des pays de l’Union européenne, passant de 11 % en 2015 à 9 % en 2025. En France, il est passé de 9 % à 7 % au cours de la même période. La baisse de sorties précoces concerne à la fois les femmes et les hommes : en France, le taux a reculé de 1 point chez les hommes et de 3 points chez les femmes. Dans l'Union européenne en moyenne, cette baisse est de 2 points pour les deux sexes. Cependant, des disparités femmes-hommes subsistent : en 2025, le taux de sortants précoces est de 9 % pour les jeunes hommes contre 5 % pour les jeunes filles (respectivement 11 % et 8 % en moyenne de l'Union européenne).


Écoles et établissements scolaires engagés dans une démarche globale de développement durable
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 97,3 % sur 2021-2025

AnnéeValeur
20217 700,00
202210 000,00
202312 500,00
202414 198,00
202515 191,00
15 191
Modérément favorable

A l'échelle nationale, 15 485 écoles, collèges et lycées sont à présent labellisés E3D (École/Établissement en démarche de développement durable) selon le dernier bilan annuel de novembre 2025 (1). Cette labellisation est portée par le ministère de l’Éducation nationale pour soutenir une approche transversale à l’échelle de l’établissement scolaire dans son ensemble, en établissant une continuité entre les enseignements, les actions et projets pédagogiques, la vie scolaire, la gestion et la maintenance de la structure scolaire et ses impacts environnementaux en mobilisant et en faisant participer les élèves, et tout en s’ouvrant sur l’extérieur par des partenariats avec les acteurs du territoire. La labellisation poursuit sa progression qui fait l’objet d’un pilotage au niveau académique dans les rectorats. Le ministère de l'Enseignement surpérieur, de la Recherche et de l'Espace [MESRE] a demandé aux établissements sous sa tutelle [Universités, Ecoles et ONR (Organismes nationaux de Recherche)] d'élaborer un schéma directeur DD&RS [Développement durable et Responsabilité sociétale] qui comprend à la fois la stratégie, mais également une feuille de route opérationnelle. 80 % des établissements sous tutelle du MESRE ont déposé ce schéma directeur et sont donc impliqués dans une démarche globale DD&RS.


Jeunes et adultes, sortis de formation initiale, ayant participé à une formation
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 0,2 point sur 2016-2022

AnnéeValeur
201650,80
202250,60
50,6 %
Modérément défavorable

D’après l’enquête sur la formation tout au long de la vie (FLV/AES) de 2022, en France métropolitaine, 51 % des personnes de 18 à 64 ans sortie de formation initiale ont suivi au moins une formation au cours des 12 derniers mois, tous types confondus. Très peu d’entre elles (1 %) suivent une formation formelle qui mène à un diplôme ou à un titre reconnu. Il s’agit essentiellement de jeunes adultes qui reprennent des études après une interruption de plus d’un an. Le taux d’accès annuel aux formations non formelles est nettement plus élevé : 51 % toutes finalités confondues, et 40 % pour les formations non formelles à but professionnel. Depuis cette année universitaire 2025-2026, tous les établissements de l'ESR [Enseignement supérieur et recherche] sont engagés à mettre en place une formation sur la transition éologique pour les étudiants de premier cycle. En 2026, environ 30 % des universités ont mis en place cette formation et environ les 2/3 l'auront mis en place pour 2027.


Jeunes à l’âge de 15 ans qui maîtrisent au moins les normes d’aptitudes minimales en lecture
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 5,9 points sur 2018-2022

AnnéeValeur
201879,10
202273,20
73,2 %
Défavorable

Entre 2018 et 2022, la part des jeunes maîtrisant au moins les compétences de base en lecture a baissé de 6 points de pourcentage en France. Dans la plupart des pays de l’OCDE, la situation s’est également dégradée, avec des baisses pouvant atteindre jusqu’à 13,4 points en Islande, 10,5 aux Pays-Bas et 8,2 en Norvège. Le score moyen en France chute de 19 points quand dans le même temps les Pays-Bas en perdent 26, la Pologne 23, la Suède 19, l'Allemagne 18, le Royaume-Uni 10 et les Etats-Unis 1, à l'inverse l'Italie en gagne 5 et le Japon 12. La France enregistre un score de 474 en compréhension de l'écrit, 2 points en-dessous de la moyenne de l'OCDE de 476. La France est donc en recul mais proche de la moyenne. Les filles performent mieux que les garçons (respectivement 484 et 464 en moyenne en France), une tendance observée dans l'intégralité des pays participants à PISA. Une fois neutralisés les effets du sexe et du profil socio-économique (de l’école et de l’élève), il apparaît qu’un élève immigrant (dont les deux parents sont nés dans un pays différent de celui où l'élève a passé le test de PISA) présente 14 % de risque supplémentaire de ne pas maîtriser les compétences de base en lecture par rapport à un élève non-immigrant, contre 94 % en moyenne dans l’OCDE. La France fait donc mieux dans ce domaine que 28 des 37 pays membres de l'OCDE.


Jeunes à l’âge de 15 ans qui maîtrisent au moins les normes d’aptitudes minimales en mathématiques
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 7,5 points sur 2018-2022

AnnéeValeur
201878,70
202271,20
71,2 %
Défavorable

Entre 2018 et 2022, la part des jeunes maîtrisant au moins les compétences de base en mathématiques a diminué de 7,5 points de pourcentage en France. Dans la plupart des pays de l’OCDE, la situation s’est également dégradée, avec des baisses pouvant atteindre jusqu’à 13,4 points en Islande, 12,6 en Norvège et 11,6 aux Pays-Bas. Le score moyen en France chute de 21 points quand dans le même temps, la Pologne et les Pays-Bas en perdent 27, l'Allemagne 25, la Suède 21, le Royaume-Uni et les Etats-Unis d'Amériques en perdent 13, à l'inverse l'Italie en gagne 8 et le Japon 9. La France enregistre en 2022 un score de 474 en mathématiques, légèrement au-dessus de la moyenne de l'OCDE de 472. La France est donc en recul mais proche de la moyenne. Les garçons performent mieux que les filles (respectivement 479 et 469 en France), ce qui est également le cas dans 40 autres pays de l'OCDE. Une fois neutralisés les effets du sexe et du profil socio-économique (de l’école comme de l’élève), il apparaît qu’un élève immigrant (dont les deux parents sont nés dans un pays différent de celui où l'élève a passé le test de PISA) présente 22 % de risque supplémentaire de ne pas maîtriser les compétences de base en mathématiques par rapport à un élève non-immigrant, contre 64 % en moyenne dans l’OCDE. La France fait donc mieux dans ce domaine que 26 des 37 pays de l'OCDE.


Source : Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en mai 2026. Traitements SDES
(1) : Les données présentées et analysées correspondent aux données disponibles fin 2025 (date de fin de collecte du tableau de bord).
(2) : Les commentaires peuvent valoriser des données parues ultérieurement en 2026.

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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