Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD5 - Réaliser l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles

Écart de rémunération entre hommes et femmes (en % du salaire horaire brut moyen des hommes salariés)
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 4,5 points sur 2018-2023

AnnéeValeur
201816,70
201916,00
202015,00
202113,70
202212,80
202312,20
12,2 %
Favorable

Note : donnée 2023 provisoire

En 2024, le revenu salarial moyen des femmes est inférieur de 21,8 % à celui des hommes dans le secteur privé. Cet écart s’explique en partie par le moindre volume de travail annuel des femmes, qui sont à la fois moins souvent en emploi au cours de l’année et davantage à temps partiel. A temps de travail identique, le salaire moyen des femmes est inférieur de 14 % à celui des hommes. Depuis 1995, les inégalités de revenu salarial se sont réduites d’un tiers du fait notamment de la diminution des écarts de volume de travail et des écarts de salaire en équivalent temps plein (EQTP). En 2024, l’écart de revenu salarial s’est réduit de 0,4 point, plus modérément qu’entre 2019 et 2023 (‑0,9 point par an en moyenne), mais sur le même rythme que la moyenne des trois dernières décennies. Les différences de salaires s’expliquent également par la répartition genrée des professions : les femmes n’occupent pas les mêmes emplois et ne travaillent pas dans les mêmes secteurs que les hommes, et accèdent moins aux postes les plus rémunérateurs. En 2024, les femmes représentent 42 % des postes salariés du privé en EQTP, mais seulement 24 % des 1 % des postes les plus rémunérés. Pour le même emploi exercé dans le même établissement, l’écart de salaire net en EQTP se réduit à 3,6 %. Entre 2013 et 2023, l’écart de salaire net moyen dans la fonction publique entre les femmes et les hommes (calculé en excluant les apprentis et stagiaires) s’est réduit de 3,7 points, pour s’établir à 9,9 % en 2023.


Femmes parmi les étudiants des disciplines scientifiques à l'université
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 3,2 points sur 2020-2025

AnnéeValeur
202048,70
202148,70
202249,40
202350,60
202451,20
202551,90
51,9 %
Favorable

Note : donnée 2025 provisoire

La part de femmes qui entreprennent des cursus scientifiques à l’université augmente progressivement, Elles sont 51,2 % en 2024, contre 49,2 % en 2022, Si l’indicateur est en progression, certains domaines scientifiques à l’université restent largement féminisés (biologie, médecine ou études vétérinaires), tandis que d’autres ne comptent qu’une faible part de femmes (ingénierie, physique etc,), Un plan d’action mixité prévoit d’atteindre, dans tous les enseignements de spécialité, dans toutes les séries technologiques et les filières post-baccalauréat d’ici 5 ans, un taux de 30 % minimum de mixité.


Privé - Postes de direction occupés par les femmes
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 4,8 points sur 2018-2023

AnnéeValeur
201825,30
201925,70
202026,60
202128,10
202229,30
202330,10
30,1 %
Favorable

Les comités exécutifs et autres instances dirigeantes des groupes du CAC 40 [Cotation Assistée en Continu] étaient composés à près de 29 % de femmes en 2025, selon une étude publiée en février par l’"Observatoire Skema de la féminisation des entreprises". C’est 9,5 points de plus qu’en 2021. Sur l’ensemble de l'indice "SBF 120", [Société des Bourses Françaises), les 120 plus grosses capitalisations boursières françaises, la progression a été similaire, passant de 22 % en 2021 à 30 % en 2025, selon l’Institut français des administrateurs et la société Ethics & Boards. Cette hausse s’explique par la promulgation de la loi Rixain en décembre 2021, qui impose un quota de 30 % de femmes dans les instances dirigeantes de tous les groupes de plus de 1 000 salariés à partir de mars 2025, avant 40 % en 2029.


État – Postes de direction occupés par les femmes
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 1 point sur 2021-2023

AnnéeValeur
202137,00
202238,00
202338,00
38 %
Favorable

Note : donnée 2023 provisoire

En 2022, 35,5 % des postes de direction de la fonction publique d'Etat sont occupés par des femmes. La part des femmes primo-nominées sur un poste de direction dans la fonction publique d'Etat s'élève à 43 % en 2022 contre 42 % en 2021. Les femmes sont mieux accompagnées dans leur parcours professionnel en passant par le dispositif des nominations équilibrées qui favorise la féminisation de l’encadrement supérieur. Depuis 2017, les employeurs publics doivent respecter une proportion minimale de 40 % de personnes de chaque sexe pour les primo-nominations dans ces emplois. La part des femmes parmi les primo-nominations croît (42 % pour la fonction publique territoriale, 43 % dans la fonction publique de l’État et 44 % pour la fonction publique hospitalière en 2022). La loi du 19 juillet 2023 visant à renforcer l'accès des femmes aux responsabilités dans la fonction publique a pour objectif d'accélérer cette féminisation. Elle porte à 50 % le quota obligatoire de primo-nominations féminines aux emplois supérieurs et de direction (contre 40 %) à partir du 1er janvier 2026 dans les administrations d'État et hospitalières et instaure un index de l'égalité professionnelle dans la fonction publique (mise en oeuvre fin 2023 pour les administrations de l'État et fin septembre 2024 au plus tard pour les employeurs hospitaliers et les communes et intercommunalités de plus de 40 000 habitants).


Victimes de violences intrafamiliales physiques et/ou sexuelles
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 34,1 % sur 2021-2023

AnnéeValeur
2021147 400,00
2022186 700,00
2023197 600,00
197 600 personnes
Défavorable

En 2024, 450 100 victimes de violences physiques, dont 103 700 sont mineures (23 %), ont été enregistrées, constituant des crimes ou des délits, soit une augmentation de 1,3 % par rapport à 2023. Dans plus de la moitié des cas (54,3 %), ces violences sont exercées dans le cadre familial. Les services de sécurité ont également enregistré 122 600 victimes de violences sexuelles (crimes ou délits) dont 71 100 sont mineures (58 %), soit une hausse de 7,4 % par rapport à 2023. Dans près d'un tiers des cas (28 %), les violences sexuelles sont intrafamiliales. Les victimes de violences physiques dans la sphère familiale sont le plus souvent des femmes (76 %), Les victimes de violences sexuelles sont toujours très majoritairement des femmes (85 %), que ces violences soient commises dans la sphère familiale (87 %) ou en dehors (85 %), que les victimes soient majeures (90 %) ou mineures (82 %).


Victimes de violences sexuelles hors violences intrafamiliales
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 19,9 % sur 2021-2023

AnnéeValeur
2021205 500,00
2022208 900,00
2023246 400,00
246 400 personnes
Défavorable

Près des trois quarts (72 %) des violences sexuelles enregistrées en 2024 sont commises en dehors de la sphère familial, en augmentation de 7,2 % par rapport à 2023. Plus de la moitié de ces victimes étaient mineures au moment des faits (58 %).


Source : Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en mai 2026. Traitements SDES
(1) : Les données présentées et analysées correspondent aux données disponibles fin 2025 (date de fin de collecte du tableau de bord).
(2) : Les commentaires peuvent valoriser des données parues ultérieurement en 2026.

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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