Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030

ODD7 - Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable

Énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 5,7 points sur 2019-2024

AnnéeValeur
201917,30
202019,10
202119,30
202220,60
202322,40
202423,00
23,0 %
Favorable

Note : donnée 2024 provisoire

La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie en France, s’élève à 23,0 % en 2024. Alors qu’elle avait progressé de 1,8 point en 2023, la part des énergies renouvelables n’augmente que de 0,6 point en 2024. La production des filières électriques éolienne et photovoltaïque a en effet connu une croissance plus modérée que les années précédentes tandis que la consommation finale brute d’énergie a légèrement augmenté alors qu’elle connaissait une baisse tendancielle au cours des dernières années.


Énergies fossiles dans la consommation d’énergie primaire
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 18,2 % sur 2019-2024

AnnéeValeur
20191 365,90
20201 232,20
20211 265,00
20221 233,70
20231 171,00
20241 117,80
1 117,8 TWh
Favorable

Note : donnée 2024 provisoire

En 2024, 59,6 % de l'énergie finale à usage énergétique provient de l'utilisation d'énergies fossiles (charbon, gaz naturel et produits pétroliers), que ce soit directement (57,1 %) ou indirectement, à travers de l'électricité ou de la chaleur (2,5 %). La part des énergies fossiles directement utilisées comme carburant ou combustible dans la consommation finale à usage énergétique a baissé de 6,8 points entre 2011 et 2024. Cette baisse s'explique principalement par l'utilisation croissante d'énergies renouvelables thermiques (+ 5,0 points) et, dans une moindre mesure, d'électricité et de chaleur (+ 1,7 point). Le mix énergétique français est composé d’énergies fossiles : pétrole, gaz naturel et charbon qui représentent environ 42 % de la consommation d'énergie primaire, soit environ 1 117,8 TWh en 2024.


Intensité énergétique finale
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 10,0 % sur 2019-2024

AnnéeValeur
2019659,50
2020669,30
2021654,00
2022630,00
2023596,60
2024593,30
593,3 MWh/millions d’€ de PIB
Favorable

Note : donnée 2024 provisoire

L'intensité énergétique finale de la France en 2024 s'établit à 0,59 TWh par milliard d'euros de PIB, marquant une baisse de 0,7 % par rapport à 2023. Cette amélioration de l'efficacité énergétique s'accompagne d'une légère hausse de la consommation finale à usage énergétique, qui se stabilise à 1 499 TWh (ou 1 550 TWh à climat corrigé).


Consommation finale d'énergie
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

- 6,2 % sur 2019-2024

AnnéeValeur
20191 651,90
20201 551,50
20211 620,50
20221 603,50
20231 540,20
20241 549,90
1 549,9 TWh
Modérément favorable

Note : donnée 2024 provisoire

En 2024, la consommation finale à usage énergétique à climat corrigé s'élève à 1 550 TWh, en légère hausse (+ 0,6 %) par rapport à 2023, dans un contexte de prix de l'énergie restant élevés. Cette hausse concerne les énergies renouvelables (+ 1,7 %), le gaz naturel (+ 1,1 %) et l'électricité (+ 1 %). À l'inverse, la consommation finale de chaleur commercialisée baisse de 0,9 % et la consommation de produits pétroliers reste constante (‑ 0,1 %). Entre 2012 et 2024, la consommation finale d'énergie s'infléchit de 0,7 % par an en moyenne, lié à la diminution de consommation des énergies fossiles (- 1,5 % par an) et de l'électricité (- 0,6 % par an). À l'inverse, celles des énergies renouvelables et de chaleur commercialisée progressent de 2,6 % par an en moyenne.


Incapacité à maintenir son logement à bonne température
Évolution *Dernière valeur **Tendance pour parvenir
à l'ODD en 2030

+ 4,8 points sur 2020-2024

AnnéeValeur
20206,70
20216,00
202210,20
202311,70
202411,50
11,5 % de la population
Défavorable

En 2024, 35 % des ménages français ont souffert du froid dans leur logement durant l'hiver, tandis que 30 % ont subi un excès de chaleur durant l'été, selon l'Observatoire National de la Précarité Énergétique (ONPE). Les impacts de cette situation se manifestent par des arbitrages financiers et des risques sanitaires : 11,5 % des ménages considèrent ne pas pouvoir chauffer leur logement suffisamment pour des raisons financières, contre 5 % en 2018. 37 % des ménages ayant eu froid ont dû modérer le chauffage, et 22 % ont retardé le paiement de leurs factures d'énergie.


Source : Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en mai 2026. Traitements SDES
(1) : Les données présentées et analysées correspondent aux données disponibles fin 2025 (date de fin de collecte du tableau de bord).
(2) : Les commentaires peuvent valoriser des données parues ultérieurement en 2026.

* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).

** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.

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