Tendances de la France pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2030
ODD1 - Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
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- 1,0 point sur 2021-2023
| 19,2 % | Favorable |
En 2023, une personne en situation de pauvreté sur deux a un niveau de vie inférieur à 1 041 euros par mois, montant inférieur de 19,2 % au seuil de pauvreté. Cet écart, nommé intensité de la pauvreté, est en léger recul par rapport à 2022 (-0,2 point) et à un niveau inférieur à la moyenne observée depuis 1996 (19,8 %).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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- 5,8 % sur 2019-2024
| 134 807 dossiers | Favorable |
En 2024, 134 807 dossiers ont été déposés auprès des commissions départementales de surendettement en France métropolitaine, soit une augmentation de 10,8 % par rapport à 2023. Sur le second semestre 2024, la hausse a ralenti (+ 9 %, après + 12,6 % au premier semestre). Cette progression récente résulte principalement d’un effet retardé de l’inflation sur le budget des ménages les plus fragiles financièrement. Le nombre de dépôts en 2024 demeure toutefois sensiblement inférieur à celui de la période prépandémique (– 6 % par rapport à 2019) et très en deçà du niveau de dix ans auparavant (– 42 % par rapport à 2014). Cette tendance à la baisse sur le long terme procède surtout d’un encadrement plus strict des conditions de commercialisation des crédits à la consommation, d’une diminution du chômage sur cette période et d’une procédure de traitement des dossiers plus efficace. En 2024, dans l’Hexagone, 245 dossiers de surendettement ont été déposés pour 100 000 habitants âgés de 15 ans et plus.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
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+ 0,1 point sur 2021-2023
| 8,4 % | Modérément défavorable |
Une personne vivant seule est considérée comme pauvre en France quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 1 073 euros (données 2023 selon l’Insee), lorsque qu'on utilise un seuil de pauvreté fixé à 50 % du niveau de vie médian. Le niveau de vie médian désigne le montant pour lequel la moitié des personnes touche moins et l’autre moitié davantage. Il est mesuré après impôts et prestations sociales.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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+ 0,3 point sur 2019-2024
| 12,7 % | Modérément défavorable |
Début 2024, en France, 13,0 % de la population vivant dans un logement ordinaire, soit 8,6 millions de personnes, sont en situation de privation matérielle et sociale. En France métropolitaine, ce taux s’établit à 12,7 %. La proportion de personnes en situation de privation matérielle et sociale baisse légèrement par rapport à début 2023. Les personnes au chômage, celles qui vivent en famille monoparentale, et les locataires du parc social, sont les plus exposés au risque de privation.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
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+ 0,9 point sur 2021-2023
| 15,4 % | Défavorable |
En 2023, en France métropolitaine, 9,8 millions de personnes résidant dans un logement ordinaire vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire, fixé à 60 % du niveau de vie médian. Ce seuil s’établit en 2023 à 1 288 euros par mois par unité de consommation. Le taux de pauvreté monétaire s’élève à 15,4 % de la population. En forte hausse par rapport à 2022 (+0,9 point de pourcentage, du fait des arrondis),après être resté globalement stable autour de 14,5 % depuis 2018, il atteint son niveau le plus élevé depuis 30 ans.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
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+ 0,7 point sur 2021-2023
| 19,2 % | Défavorable |
L’intensité de la pauvreté est un indicateur statistique permettant d’évaluer dans quelle mesure le niveau de vie de la population considérée comme pauvre est éloigné du seuil de pauvreté. La pauvreté à 50 % de la médiane des niveaux de vie apparaît plutôt stable, même s'il existe une augmentation entre 2022 et 2023 : on passe de 8,1 % en 2022 à 8,4 %. La croissance (+ 0,3 point) est bien moins marquée qu’au seuil à 60 %.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||
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Une seule valeur en 2013
| 18,3 % | Non évaluable |
Le taux d’effort consacré au logement diminue lorsque les revenus des ménages augmentent. Le quart des ménages ayant le niveau de vie le plus faible ont un taux d’effort médian nettement plus important (31 %), quel que soit leur statut d’occupation : il atteint 44 % chez les accédants à la propriété, 42 % pour les locataires du secteur libre, et 30 % pour ceux du secteur social. En 2013, si on considère les dépenses de loyer ou de remboursement et l'ensemble des charges, le taux d'effort net moyen en logement des ménages est de 15,7 %. Si on ajoute les taxes foncière et/ou d'habitation, le taux d'effort net moyen est de 18,3 %.
ODD2 - Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir une agriculture durable
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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+ 584,3 % sur 2019-2024
| 36 947 | Favorable |
Au 1er janvier 2026, un peu plus de 35 000 exploitations agricoles sont certifiées HVE. L’ensemble de ces exploitations agricoles sont certifiées sur la base du nouveau référentiel HVE (version 4, révisée en 2022). Le nombre d'exploitations certifiées HVE a légèrement diminué avec le passage entre la version 4 et la version précédente du référentiel HVE, en lien avec un renforcement du niveau d'exigences de la certification dans sa version 4 par rapport à la version précédente, après une dynamique de forte croissance. L'évolution de la dynamique de la certification est suivie de près par le gouvernement, dont l'objectif est d'atteindre 50 000 exploitations certifiées à horizon 2030. Une réflexion est lancée avec l'ensemble des parties prenantes au sein de la CNCE [Commission Nationale de la Certification Environnementale] pour renforcer la connaissance du label HVE et le valoriser auprès des professionnels, et relancer la dynamique de certification.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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- 6,7 % sur 2019-2024
| 0,307 | Favorable |
Note : données 2023 et 2024 provisoires
Le plan Écoantibio a donné des résultats très positifs puisque l’exposition globale des animaux aux antibiotiques a été globalement divisée par deux depuis 2011 (-49 %). Les progrés se sont poursuivis en 2024. L'objectif du plan Ecoantibio 3 est de maintenir les niveaux actuels d'exposition pour les animaux d'élevage et à réduire de 15 % ceux pour les animaux de compagnie.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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- 44,7 % sur 2018-2023
| 56 *** | Favorable |
*** en moyenne triennale
[Seule la donnée 2023 est accessible (donnée 2024 qui sera calculée par la Commission européenne durant l'été 2026)]. L'indicateur principal de la stratégie Ecophyto 2030, publiée en mai 2024, est l'indicateur européen, le HRI 1 (harmonised risk indicator, indicateur de risque harmonisé), qui correspond à la somme des quantités de substances actives vendues en année N, pondérée par les coefficients liés à la classificiation des substances actives en différents groupes de risque. La valeur du HRI1 pour 2023 en France est de 51, en baisse de 49 % par rapport à la période de référence (2011-2013).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||
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- 0,2 point sur 2014-2019
| 45,3 % | Modérément favorable |
En 2020, selon l’enquête épidémiologique nationale (Ligue Nationale Contre l’Obésité, Inserm et CHU de Montpellier) : le surpoids concerne toujours 47 % des français adultes. Les hommes sont plus souvent en surpoids que les femmes (36,9 % contre 23,9 %). 17 % des français souffrent d'obésité : 17,4 % d’obèses chez les femmes contre 16,7 % chez les hommes. Entre 1997 et 2020 : il y a une stagnation du nombre de cas de surpoids et une augmentation de celui d'obésité surtout chez les jeunes. Entre 1997 et 2020, le nombre de cas de surpoids fluctue toujours autour de 30 % alors que celui de l’obésité ne cesse d’augmenter à un rythme rapide. L'obésité est ainsi passée de 8,5 % des adultes en 1997 à 17 % en 2020. L’augmentation est plus marquée chez les plus jeunes. En effet, depuis 1997, l’obésité chez les 18-24 ans a été multipliée par plus de 4, et par près de 3 chez les 25-34 ans.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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+ 1,7 point sur 2019-2024***
| 10,1 % de la SAU | Modérément défavorable |
*** progrès insuffisant au regard de la cible à atteindre
En 2025 les surfaces exploitées en agriculture biologique s’établissent à 2,69 millions d’hectares soit 10,1 % de la SAU française, en légère baisse par rapport à 2024 (10,2 % de la SAU). Le nombre d’exploitations engagées se maintient globalement, avec 61 159 fermes recensées soit de l'ordre de 14,4 % des exploitations françaises. Ces évolutions traduisent les difficultés économiques rencontrées par le secteur depuis 2022, dans un contexte de recul de la consommation des produits biologiques, malgré l’apparition de signes de reprise en 2025.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||
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+ 2,7 points sur 2020-2024
| 10,0 % de la population | Défavorable |
Note : population vivant en logement ordinaire en France métropolitaine
En France métropolitaine, 10 % de la population a renoncé à consommer des protéines pour des raisons financières en 2024. En hausse par rapport à 9,4 % en 2022 et 6,3 % en 2021. Cette tendance révèle une précarité alimentaire persistante, exacerbée par l'inflation et la baisse du pouvoir d'achat, bien que le budget alimentaire ne soit pas toujours le premier poste de restriction budgétaire des ménages.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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+ 6,3 points sur 2020-2025
| 85,9 % | Défavorable |
Les évolutions de statut des races sont a priori relativement rares et les indicateurs sont stables, en particulier dans la classification retenue ici en deux états seulement (race menacée ou pas, sans quantification d'un risque élevé ou faible par exemple). La forte évolution constatée en 2024 relève en fait d'une augmentation du nombre de races animales dont le statut est décrit dans la base FAO-DAD-IS qui alimente l'indicateur : le nombre de races à niveau inconnu de risque d'extinction est passé de 159 à 109, 39 races supplémentaires étant ainsi identifiées comme à risque d'extinction.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||
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2,86 : moyenne 2023-2024
| 2,87 indice de Simpson | Non évaluable |
L’indice de Simpson moyen par exploitation des cultures arables en France est de 2,87 en 2024 ; il est en légère hausse par rapport à 2023. Les écosystèmes agricoles en France hors DROM (Départements et régions d'outre-mer) se répartissent de la manière suivante : 63 % de terres arables, 33 % de surfaces en herbe et 4 % de cultures pérennes (vignes et vergers).
ODD3 - Donner aux individus les moyens de vivre une vie saine et promouvoir le bien-être à tous les âges
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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- 6,5 % sur 2019-2024
| 5 850 cas | Favorable |
Note : données estimées
5 850 personnes ont découvert leur séropositivité VIH en 2024. Ce nombre semble se stabiliser après l’augmentation observée entre 2020 et 2023. Plus de la moitié (56 %) des personnes découvrant leur séropositivité en 2024 étaient nées à l’étranger. Parmi elles, 43 % ont été contaminées après leur arrivée en France. Comme pour l’ensemble des découvertes de séropositivité, l’évolution des découvertes chez les personnes nées à l’étranger est marquée par une diminution en 2020 suivie d’une reprise de l’augmentation jusqu’en 2023. L’épidémie reste marquée par une situation particulièrement préoccupante en Guyane, et dans une moindre mesure à Mayotte, aux Antilles et en Île-de-France. En 2024, 43 % des infections à VIH ont été découvertes à un stade tardif, dont 27 % au stade avancé. Cette proportion, bien qu’en diminution depuis 2020, caractérise particulièrement les opportunités manquées de dépistage et de mise sous traitement.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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- 7,8 % sur 2018-2023
| 13,0 pour 100 000 hab. | Favorable |
Il y a une stabilité du nombre de décès par suicide en 2023 avec 8 848 décès recensés, correspondant à un taux standardisé de 13 décès pour 100 000 habitants (- 4 % par rapport à 2022). Le taux de décès par suicide est plus élevé chez les hommes de 65 ans et plus et de 45-64 ans avec respectivement 37 et 29 décès pour 100 000 hommes. La modalité de décès par suicide la plus fréquemment enregistrée dans les certificats de décès était la pendaison (51 %), quel que soit le sexe. De juin à décembre 2024, le 3114, numéro national de prévention du suicide, a reçu 215 093 appels. En 2024, 41 777 personnes sont entrées dans le dispositif de recontact et de veille.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||
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- 0,2 point sur 2020-2023
| 1,8 % des 16 ans et plus | Favorable |
En 2023, le taux de renoncement aux soins médicaux (hors dentaires) pour des raisons financières s'établit à 1,8 % de la population globale (personnes âgées de 16 ans ou plus). Les principaux facteurs expliquant ce renoncement incluent : Le reste à charge jugé trop élevé après les remboursements de la Sécurité sociale et des complémentaires, l'incapacité d'avancer les frais (dépassements d'honoraires, franchises) et une couverture mutuelle insuffisante.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||
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- 0,6 point sur 2020-2023
| 5,1 % des 16 ans et plus | Favorable |
En 2023, le taux de personnes déclarant avoir dû renoncer pour des raisons financières à des traitements dentaires alors qu’elles en avaient besoin, rapporté à l’ensemble de la population, s’élève à 9,1 % chez les 20 % les plus modestes, soit 4,0 points de plus que dans l’ensemble de la population. Ce taux concerne principalement les 20 % les plus modestes, dont le taux de renoncement atteint 9,1 % (soit 10,0 % pour ceux ayant un besoin déclaré). Les principaux facteurs expliquant ce renoncement incluent la baisse des remboursements (la Sécurité sociale a réduit sa participation aux soins dentaires de 70 % à 60 %) augmentant le reste à charge pour les patients, surtout ceux sans mutuelle, le coût élevé des soins et l'augmentation globale des frais (doublement des franchises médicales et de la participation forfaitaire, hausse des tarifs).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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+0,0 % sur 2019-2024
| 63,7 ans | Modérément favorable |
Note : données 2023 et 2024 provisoires
En 2023, à 65 ans, les hommes peuvent espérer vivre 10,5 ans sans incapacité. L’espérance de vie sans incapacité à 65 ans progresse régulièrement depuis 2008, pour les hommes (+ 1 an et 10 mois). À la naissance, en 2023, les hommes peuvent espérer vivre 63,7 ans sans incapacité. Les espérances de vie sans incapacité à la naissance augmentent de 10 mois depuis 2008 pour les hommes.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||
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- 1,5 point sur 2017-2021
| 85,0 % des 18-75 ans | Modérément favorable |
En France hexagonale en 2021, 94,9 % des adultes déclarent avoir déjà consommé de l’alcool dans leur vie, proportion relativement stable au moins depuis le début des années 1990, date des premiers exercices des Baromètres de Santé publique France. La part d’adultes de 18-75 ans déclarant avoir consommé de l’alcool au moins 1 fois au cours des 12 derniers mois est en légère baisse entre 2017 (86,5 %) et 2021 (85,0 %). Depuis plusieurs décennies, les consommations hebdomadaires et quotidiennes diminuent : la part de consommateurs hebdomadaires était de 62,6 % en 2000 et atteint 39,0 % en 2021. La proportion d’adultes consommant de l’alcool tous les jours était 23,9 % en 1992 contre 8,0 % en 2021.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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- 0,6 % sur 2019-2024
| 64,1 ans | Modérément défavorable |
Note : données 2023 et 2024 provisoires
En 2023, à 65 ans, les femmes peuvent espérer vivre 12 ans sans incapacité. L’espérance de vie sans incapacité à 65 ans progresse régulièrement depuis 2008, pour les femmes (+ 1 an et 11 mois). À la naissance, en 2023, les femmes peuvent espérer vivre 64,1 ans sans incapacité. Les espérances de vie sans incapacité à la naissance diminuent de 4 mois depuis 2008 pour les femmes.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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- 1,4 % sur 2019-2024
| 7,2/10 | Modérément défavorable |
En 2024, la satisfaction dans la vie en France reste stable et se situe autour de 7,2 sur 10, un niveau comparable à celui d'il y a dix ans et proche de la moyenne de l'Union européenne (7,3 sur 10). Cependant, cette stabilité masque des disparités socio-économiques importantes et une érosion du bonheur subjectif selon d'autres mesures. Selon l'étude « Global Happiness » d'IPSOS, 71 % des Français se déclarent heureux en 2024, marquant une baisse de 3 points en un an et de 13 points sur douze ans. Cette baisse est particulièrement marquée dans les domaines de la santé mentale (baisse de 5 points) et de la situation financière personnelle (seulement 51 % de satisfaits).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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- 1,6 % sur 2019-2024***
| 3 193 | Modérément défavorable |
*** progrès insuffisant au regard de la cible à atteindre
3 193 personnes ont perdu la vie sur les routes de France métropolitaine en 2024, contre 3 167 en 2023 (+23 tués soit +0,7 %). En 2024, 2 477 hommes sont décédés et 713 femmes. Les hommes représentent 78 % des tués, 75 % des blessés graves, et 84 % des présumés responsables d’accidents mortels ; des ratios équivalents à ceux observés en 2023. Les hommes représentent 7 tués sur 10 en véhicule de tourisme (et plus de la moitié des passagers tués), 9 tués sur 10 en deux-roues motorisés, à vélo, en EDPm ou en poids lourd, et 6 piétons tués sur 10. La surmortalité masculine ne se constate pas chez les 0-13 ans. Elle s’affirme dès la tranche d’âge des 14-17 ans (9 tués sur 10 sont des garçons), se prolonge ensuite (entre 18 et 44 ans, plus de 8 tués sur 10 sont des hommes) pour diminuer chez les seniors (plus de 6 tués hommes sur 10 chez les personnes âgées de 75 ans ou plus).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||
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Une seule valeur en 2024
| 18,2 % des 18-75 ans | Non évaluable |
Le tabagisme quotidien des 18-75 ans en France hexagonale s’établit quant à lui à 18,2 %, contre 23,1 % en 2023. Selon Santé publique France, ces résultats traduisent le retour d’une tendance à la baisse de la consommation tabagique, initiée depuis 2016 par la mise en place de plans nationaux de lutte contre le tabagisme, et interrompue pendant la pandémie de COVID-19. la prévalence tabagique des hommes (19,7 %) demeure significativement supérieure à celle des femmes (15,3 %). Selon Santé publique France, 55 % des Français fumeurs souhaitent sortir du tabagisme. Ce souhait d’arrêter de fumer tend à être plus marqué auprès des 40-49 ans, des personnes diplômées, des cadres et professions intellectuelles supérieures ainsi qu’auprès des professions intermédiaires.
ODD4 - Veiller à ce que tous puissent suivre une éducation de qualité dans des conditions d’équité et promouvoir les possibilités d’apprentissage tout au long de la vie
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
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- 3 points sur 2021-2025
| 7 % | Favorable |
En 2025, 34 % de la population de 16 à 74 ans n’utilise pas Internet ou n’a pas les notions de base dans au moins l’un des cinq domaines essentiels de l’indicateur européen des compétences numériques. De nombreuses personnes ont de fortes difficultés dans l’usage de logiciels (traitement de texte, tableur) ou dans la protection et la confidentialité de la vie privée (refuser les cookies, bloquer la géolocalisation). En 2025, parmi les 16-74 ans : 7 % sont en situation d’illectronisme dont 5 % n’utilisent pas internet et 2 % sont des internautes qui n’ont aucune compétence. 27 % ont peu de compétences numériques. Ils n’ont pas les notions de base dans un à trois des cinq domaines considérés comme essentiels par l’indicateur européen des compétences numériques (recherche d’information, communication, usage des logiciels, protection et confidentialité de la vie privée, résolution de problèmes). 35 % ont des compétences générales avancées (contre 32 % en 2021), et 31 % des compétences de base (comme en 2021).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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- 0,1 point sur 2018-2023
| 7,9 % | Modérément favorable |
Note : données 2021 à 2024 provisoires
En 2025 en France (hors Mayotte), 7 % des adultes âgés de 18 à 24 ans sont sortants précoces, c'est à dire qu'ils n'ont pas de diplôme du second cycle de l'enseignement secondaire et ne suivent plus de formation. La France a donc d'ores et déjà atteint l'objectif européen qui fixe à moins de 9 % la part de sortants précoces d'ici 2030. Au cours de la dernière décennie, le taux de sortants précoces a reculé dans la plupart des pays de l’Union européenne, passant de 11 % en 2015 à 9 % en 2025. En France, il est passé de 9 % à 7 % au cours de la même période. La baisse de sorties précoces concerne à la fois les femmes et les hommes : en France, le taux a reculé de 1 point chez les hommes et de 3 points chez les femmes. Dans l'Union européenne en moyenne, cette baisse est de 2 points pour les deux sexes. Cependant, des disparités femmes-hommes subsistent : en 2025, le taux de sortants précoces est de 9 % pour les jeunes hommes contre 5 % pour les jeunes filles (respectivement 11 % et 8 % en moyenne de l'Union européenne).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||
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+ 97,3 % sur 2021-2025
| 15 191 | Modérément favorable |
A l'échelle nationale, 15 485 écoles, collèges et lycées sont à présent labellisés E3D (École/Établissement en démarche de développement durable) selon le dernier bilan annuel de novembre 2025 (1). Cette labellisation est portée par le ministère de l’Éducation nationale pour soutenir une approche transversale à l’échelle de l’établissement scolaire dans son ensemble, en établissant une continuité entre les enseignements, les actions et projets pédagogiques, la vie scolaire, la gestion et la maintenance de la structure scolaire et ses impacts environnementaux en mobilisant et en faisant participer les élèves, et tout en s’ouvrant sur l’extérieur par des partenariats avec les acteurs du territoire. La labellisation poursuit sa progression qui fait l’objet d’un pilotage au niveau académique dans les rectorats. Le ministère de l'Enseignement surpérieur, de la Recherche et de l'Espace [MESRE] a demandé aux établissements sous sa tutelle [Universités, Ecoles et ONR (Organismes nationaux de Recherche)] d'élaborer un schéma directeur DD&RS [Développement durable et Responsabilité sociétale] qui comprend à la fois la stratégie, mais également une feuille de route opérationnelle. 80 % des établissements sous tutelle du MESRE ont déposé ce schéma directeur et sont donc impliqués dans une démarche globale DD&RS.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||
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- 0,2 point sur 2016-2022
| 50,6 % | Modérément défavorable |
D’après l’enquête sur la formation tout au long de la vie (FLV/AES) de 2022, en France métropolitaine, 51 % des personnes de 18 à 64 ans sortie de formation initiale ont suivi au moins une formation au cours des 12 derniers mois, tous types confondus. Très peu d’entre elles (1 %) suivent une formation formelle qui mène à un diplôme ou à un titre reconnu. Il s’agit essentiellement de jeunes adultes qui reprennent des études après une interruption de plus d’un an. Le taux d’accès annuel aux formations non formelles est nettement plus élevé : 51 % toutes finalités confondues, et 40 % pour les formations non formelles à but professionnel. Depuis cette année universitaire 2025-2026, tous les établissements de l'ESR [Enseignement supérieur et recherche] sont engagés à mettre en place une formation sur la transition éologique pour les étudiants de premier cycle. En 2026, environ 30 % des universités ont mis en place cette formation et environ les 2/3 l'auront mis en place pour 2027.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||
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- 5,9 points sur 2018-2022
| 73,2 % | Défavorable |
Entre 2018 et 2022, la part des jeunes maîtrisant au moins les compétences de base en lecture a baissé de 6 points de pourcentage en France. Dans la plupart des pays de l’OCDE, la situation s’est également dégradée, avec des baisses pouvant atteindre jusqu’à 13,4 points en Islande, 10,5 aux Pays-Bas et 8,2 en Norvège. Le score moyen en France chute de 19 points quand dans le même temps les Pays-Bas en perdent 26, la Pologne 23, la Suède 19, l'Allemagne 18, le Royaume-Uni 10 et les Etats-Unis 1, à l'inverse l'Italie en gagne 5 et le Japon 12. La France enregistre un score de 474 en compréhension de l'écrit, 2 points en-dessous de la moyenne de l'OCDE de 476. La France est donc en recul mais proche de la moyenne. Les filles performent mieux que les garçons (respectivement 484 et 464 en moyenne en France), une tendance observée dans l'intégralité des pays participants à PISA. Une fois neutralisés les effets du sexe et du profil socio-économique (de l’école et de l’élève), il apparaît qu’un élève immigrant (dont les deux parents sont nés dans un pays différent de celui où l'élève a passé le test de PISA) présente 14 % de risque supplémentaire de ne pas maîtriser les compétences de base en lecture par rapport à un élève non-immigrant, contre 94 % en moyenne dans l’OCDE. La France fait donc mieux dans ce domaine que 28 des 37 pays membres de l'OCDE.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 7,5 points sur 2018-2022
| 71,2 % | Défavorable |
Entre 2018 et 2022, la part des jeunes maîtrisant au moins les compétences de base en mathématiques a diminué de 7,5 points de pourcentage en France. Dans la plupart des pays de l’OCDE, la situation s’est également dégradée, avec des baisses pouvant atteindre jusqu’à 13,4 points en Islande, 12,6 en Norvège et 11,6 aux Pays-Bas. Le score moyen en France chute de 21 points quand dans le même temps, la Pologne et les Pays-Bas en perdent 27, l'Allemagne 25, la Suède 21, le Royaume-Uni et les Etats-Unis d'Amériques en perdent 13, à l'inverse l'Italie en gagne 8 et le Japon 9. La France enregistre en 2022 un score de 474 en mathématiques, légèrement au-dessus de la moyenne de l'OCDE de 472. La France est donc en recul mais proche de la moyenne. Les garçons performent mieux que les filles (respectivement 479 et 469 en France), ce qui est également le cas dans 40 autres pays de l'OCDE. Une fois neutralisés les effets du sexe et du profil socio-économique (de l’école comme de l’élève), il apparaît qu’un élève immigrant (dont les deux parents sont nés dans un pays différent de celui où l'élève a passé le test de PISA) présente 22 % de risque supplémentaire de ne pas maîtriser les compétences de base en mathématiques par rapport à un élève non-immigrant, contre 64 % en moyenne dans l’OCDE. La France fait donc mieux dans ce domaine que 26 des 37 pays de l'OCDE.
ODD5 - Réaliser l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 4,5 points sur 2018-2023
| 12,2 % | Favorable |
Note : donnée 2023 provisoire
En 2024, le revenu salarial moyen des femmes est inférieur de 21,8 % à celui des hommes dans le secteur privé. Cet écart s’explique en partie par le moindre volume de travail annuel des femmes, qui sont à la fois moins souvent en emploi au cours de l’année et davantage à temps partiel. A temps de travail identique, le salaire moyen des femmes est inférieur de 14 % à celui des hommes. Depuis 1995, les inégalités de revenu salarial se sont réduites d’un tiers du fait notamment de la diminution des écarts de volume de travail et des écarts de salaire en équivalent temps plein (EQTP). En 2024, l’écart de revenu salarial s’est réduit de 0,4 point, plus modérément qu’entre 2019 et 2023 (‑0,9 point par an en moyenne), mais sur le même rythme que la moyenne des trois dernières décennies. Les différences de salaires s’expliquent également par la répartition genrée des professions : les femmes n’occupent pas les mêmes emplois et ne travaillent pas dans les mêmes secteurs que les hommes, et accèdent moins aux postes les plus rémunérateurs. En 2024, les femmes représentent 42 % des postes salariés du privé en EQTP, mais seulement 24 % des 1 % des postes les plus rémunérés. Pour le même emploi exercé dans le même établissement, l’écart de salaire net en EQTP se réduit à 3,6 %. Entre 2013 et 2023, l’écart de salaire net moyen dans la fonction publique entre les femmes et les hommes (calculé en excluant les apprentis et stagiaires) s’est réduit de 3,7 points, pour s’établir à 9,9 % en 2023.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 3,2 points sur 2020-2025
| 51,9 % | Favorable |
Note : donnée 2025 provisoire
La part de femmes qui entreprennent des cursus scientifiques à l’université augmente progressivement, Elles sont 51,2 % en 2024, contre 49,2 % en 2022, Si l’indicateur est en progression, certains domaines scientifiques à l’université restent largement féminisés (biologie, médecine ou études vétérinaires), tandis que d’autres ne comptent qu’une faible part de femmes (ingénierie, physique etc,), Un plan d’action mixité prévoit d’atteindre, dans tous les enseignements de spécialité, dans toutes les séries technologiques et les filières post-baccalauréat d’ici 5 ans, un taux de 30 % minimum de mixité.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 4,8 points sur 2018-2023
| 30,1 % | Favorable |
Les comités exécutifs et autres instances dirigeantes des groupes du CAC 40 [Cotation Assistée en Continu] étaient composés à près de 29 % de femmes en 2025, selon une étude publiée en février par l’"Observatoire Skema de la féminisation des entreprises". C’est 9,5 points de plus qu’en 2021. Sur l’ensemble de l'indice "SBF 120", [Société des Bourses Françaises), les 120 plus grosses capitalisations boursières françaises, la progression a été similaire, passant de 22 % en 2021 à 30 % en 2025, selon l’Institut français des administrateurs et la société Ethics & Boards. Cette hausse s’explique par la promulgation de la loi Rixain en décembre 2021, qui impose un quota de 30 % de femmes dans les instances dirigeantes de tous les groupes de plus de 1 000 salariés à partir de mars 2025, avant 40 % en 2029.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 1 point sur 2021-2023
| 38 % | Favorable |
Note : donnée 2023 provisoire
En 2022, 35,5 % des postes de direction de la fonction publique d'Etat sont occupés par des femmes. La part des femmes primo-nominées sur un poste de direction dans la fonction publique d'Etat s'élève à 43 % en 2022 contre 42 % en 2021. Les femmes sont mieux accompagnées dans leur parcours professionnel en passant par le dispositif des nominations équilibrées qui favorise la féminisation de l’encadrement supérieur. Depuis 2017, les employeurs publics doivent respecter une proportion minimale de 40 % de personnes de chaque sexe pour les primo-nominations dans ces emplois. La part des femmes parmi les primo-nominations croît (42 % pour la fonction publique territoriale, 43 % dans la fonction publique de l’État et 44 % pour la fonction publique hospitalière en 2022). La loi du 19 juillet 2023 visant à renforcer l'accès des femmes aux responsabilités dans la fonction publique a pour objectif d'accélérer cette féminisation. Elle porte à 50 % le quota obligatoire de primo-nominations féminines aux emplois supérieurs et de direction (contre 40 %) à partir du 1er janvier 2026 dans les administrations d'État et hospitalières et instaure un index de l'égalité professionnelle dans la fonction publique (mise en oeuvre fin 2023 pour les administrations de l'État et fin septembre 2024 au plus tard pour les employeurs hospitaliers et les communes et intercommunalités de plus de 40 000 habitants).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 34,1 % sur 2021-2023
| 197 600 personnes | Défavorable |
En 2024, 450 100 victimes de violences physiques, dont 103 700 sont mineures (23 %), ont été enregistrées, constituant des crimes ou des délits, soit une augmentation de 1,3 % par rapport à 2023. Dans plus de la moitié des cas (54,3 %), ces violences sont exercées dans le cadre familial. Les services de sécurité ont également enregistré 122 600 victimes de violences sexuelles (crimes ou délits) dont 71 100 sont mineures (58 %), soit une hausse de 7,4 % par rapport à 2023. Dans près d'un tiers des cas (28 %), les violences sexuelles sont intrafamiliales. Les victimes de violences physiques dans la sphère familiale sont le plus souvent des femmes (76 %), Les victimes de violences sexuelles sont toujours très majoritairement des femmes (85 %), que ces violences soient commises dans la sphère familiale (87 %) ou en dehors (85 %), que les victimes soient majeures (90 %) ou mineures (82 %).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 19,9 % sur 2021-2023
| 246 400 personnes | Défavorable |
Près des trois quarts (72 %) des violences sexuelles enregistrées en 2024 sont commises en dehors de la sphère familial, en augmentation de 7,2 % par rapport à 2023. Plus de la moitié de ces victimes étaient mineures au moment des faits (58 %).
ODD6 - Garantir l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et assurer une gestion durable des ressources en eau
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 0,5 point sur 2018-2023
| 1,5 % des prélèvements | Favorable |
Cet indicateur est en progression et permet à la population d’être alimentée par de l’eau respectant en permanence les limites de qualité fixées par la réglementation pour les parametètres microbiologiques. 93.40 % - Conformité microbiologique de l’eau au robinet (Valeur moyenne, France) en 2025 (https://www.services.eaufrance.fr/)
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 6,6 points sur 2018-2023
| 64,5 % | Favorable |
Selon les rapports de l’observatoire des données sur les services publics d'eau et d'assainissement, les dispositifs d’assainissement non collectifs, conformes ont progressé entre 2018 et 2023. Cet indicateur est en bonne voie.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 8,1 % sur 2017-2022
| 29 547 millions de m³*** | Favorable |
*** en moyenne triennale
29 152 milliards de m3 ont en prélevé en France en 2023 pour satisfaire les principaux usages. Les prélèvements en France poursuivent leurs diminution conformément à l'objectif du Plan eau.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 1,3 point sur 2018-2023
| 81,2 % | Modérément favorable |
Selon les derniers rapports de l’observatoire des données sur les services publics d'eau et d'assainissement. Le rendement des réseaux d’eau potable est en légère progression entre 2018 et 2023. Le rendement moyen des réseaux de distribution d’eau potable est évalué à près de 80 %, Les fuites sont donc de l’ordre de 20 % : pour 5 litres d’eau mis en distribution, 1 litre d’eau revient au milieu naturel sans passer par le consommateur.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 0,9 point sur 2019-2024
| 96,3 % | Modérément favorable |
Note : données 2023 et 2024 provisoires
Les données ne sont pas encore actualisées pour 2025 (1). En 2023 : 96,2 % de services publics locaux de l'eau ayant des Commissions Consultatives (CCSPL) parmi ceux ayant obligation légale d'en disposer (https://www.insee.fr/fr/statistiques/serie/010595909).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 5,7 points sur 2017-2022
| 91,9 % | Défavorable |
Cet indicateur évalue la conformité de la performance de l'ensemble des stations d'épuration d'un service d'assainissement, au regard des dispositions réglementaires issues de la directive européenne sur le traitement des eaux urbaines résiduaires. Entre 2017 et 2022, cet indicateur a chuté de 5,7 points. Ce qui est une progression par rapport à la dernière période mais cela reste encore en deça de la courbe de progression de l'atteinte optimale de cet indicateur.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Mesure du progrès impossible
| 1,3 % des prélèvements | Non évaluable |
La conformité physico-chimique au plan national est de 92.10 % - Conformité physico-chimique de l’eau au robinet (Valeur moyenne, France) en 2025 (https://www.services.eaufrance.fr/). Cette valeur s’explique principalement par un nombre de résultats d’analyses des pesticides non conformes plus élevé. De nouvelles molécules sont à l’origine des dépassements de la limite de qualité. On repère donc plus de non-conformités. Cependant la réalité est une meilleure surveillance plutôt qu’une dégradation de la qualité de l’eau.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Mesure du progrès impossible
| 43,6 % des masses d’eau | Non évaluable |
Les données de l'Etat des lieux 2025 ne sont pas encore compilées au niveau national (1.) En 2019, 43,1 % des eaux de surface étaient en bon ou très bon état écologique. Les règles de mesure de la directive-cadre européenne sur l’eau changent et les méthodes de surveillance s’améliorent, conduisant à une meilleure détection des problèmes, la comparaison des données d’une évaluation sur l’autre sous-estime donc les progrès accomplis.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Mesure du progrès impossible
| 67,9 % des masses d’eau | Non évaluable |
Les données de l'Etat des lieux 2025 ne sont pas encore compilées au niveau national (1) ; En 2019, 66,9 % des masses d’eau de surface sont évaluées en bon ou très bon état chimique. Les règles de mesure de la directive-cadre européenne sur l’eau changent et les méthodes de surveillance s’améliorent, conduisant à une meilleure détection des problèmes, la comparaison des données d’une évaluation sur l’autre sous-estime donc les progrès accomplis.
ODD7 - Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 5,7 points sur 2019-2024
| 23,0 % | Favorable |
Note : donnée 2024 provisoire
La part des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie en France, s’élève à 23,0 % en 2024. Alors qu’elle avait progressé de 1,8 point en 2023, la part des énergies renouvelables n’augmente que de 0,6 point en 2024. La production des filières électriques éolienne et photovoltaïque a en effet connu une croissance plus modérée que les années précédentes tandis que la consommation finale brute d’énergie a légèrement augmenté alors qu’elle connaissait une baisse tendancielle au cours des dernières années.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 18,2 % sur 2019-2024
| 1 117,8 TWh | Favorable |
Note : donnée 2024 provisoire
En 2024, 59,6 % de l'énergie finale à usage énergétique provient de l'utilisation d'énergies fossiles (charbon, gaz naturel et produits pétroliers), que ce soit directement (57,1 %) ou indirectement, à travers de l'électricité ou de la chaleur (2,5 %). La part des énergies fossiles directement utilisées comme carburant ou combustible dans la consommation finale à usage énergétique a baissé de 6,8 points entre 2011 et 2024. Cette baisse s'explique principalement par l'utilisation croissante d'énergies renouvelables thermiques (+ 5,0 points) et, dans une moindre mesure, d'électricité et de chaleur (+ 1,7 point). Le mix énergétique français est composé d’énergies fossiles : pétrole, gaz naturel et charbon qui représentent environ 42 % de la consommation d'énergie primaire, soit environ 1 117,8 TWh en 2024.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 10,0 % sur 2019-2024
| 593,3 MWh/millions d’€ de PIB | Favorable |
Note : donnée 2024 provisoire
L'intensité énergétique finale de la France en 2024 s'établit à 0,59 TWh par milliard d'euros de PIB, marquant une baisse de 0,7 % par rapport à 2023. Cette amélioration de l'efficacité énergétique s'accompagne d'une légère hausse de la consommation finale à usage énergétique, qui se stabilise à 1 499 TWh (ou 1 550 TWh à climat corrigé).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 6,2 % sur 2019-2024
| 1 549,9 TWh | Modérément favorable |
Note : donnée 2024 provisoire
En 2024, la consommation finale à usage énergétique à climat corrigé s'élève à 1 550 TWh, en légère hausse (+ 0,6 %) par rapport à 2023, dans un contexte de prix de l'énergie restant élevés. Cette hausse concerne les énergies renouvelables (+ 1,7 %), le gaz naturel (+ 1,1 %) et l'électricité (+ 1 %). À l'inverse, la consommation finale de chaleur commercialisée baisse de 0,9 % et la consommation de produits pétroliers reste constante (‑ 0,1 %). Entre 2012 et 2024, la consommation finale d'énergie s'infléchit de 0,7 % par an en moyenne, lié à la diminution de consommation des énergies fossiles (- 1,5 % par an) et de l'électricité (- 0,6 % par an). À l'inverse, celles des énergies renouvelables et de chaleur commercialisée progressent de 2,6 % par an en moyenne.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 4,8 points sur 2020-2024
| 11,5 % de la population | Défavorable |
En 2024, 35 % des ménages français ont souffert du froid dans leur logement durant l'hiver, tandis que 30 % ont subi un excès de chaleur durant l'été, selon l'Observatoire National de la Précarité Énergétique (ONPE). Les impacts de cette situation se manifestent par des arbitrages financiers et des risques sanitaires : 11,5 % des ménages considèrent ne pas pouvoir chauffer leur logement suffisamment pour des raisons financières, contre 5 % en 2018. 37 % des ménages ayant eu froid ont dû modérer le chauffage, et 22 % ont retardé le paiement de leurs factures d'énergie.
ODD8 - Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 1,5 point sur 2019-2024
| 4,3 % | Favorable |
Selon les résultats de la denière enquête "Emploi" publiée le 25/03/2026 (2), en 2025, 4,4 % des personnes en emploi sont en situation de sous-emploi, soit une quasi-stabilité sur un an après 4,3 % en 2024. Le sous-emploi concerne principalement des personnes à temps partiel souhaitant travailler davantage et disponibles pour le faire, ainsi que des personnes au chômage partiel. Le sous-emploi demeure nettement inférieur à son niveau d’avant la crise sanitaire, avec une baisse de 1,4 point par rapport à 2019. Le sous-emploi touche davantage les employés peu qualifiés, les jeunes et les femmes.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 1,5 point sur 2016-2019
| 33,7 % de salariés | Favorable |
En 2019, 33,7 % des salariés rapportaient subir des contraintes d’intensité sur leur travail (contraintes de rythme, pression temporelle), En 2022, on observe une hausse constante des tensions sur le marché du travail, atteignant leur niveau le plus élevé depuis 2011, notamment dans les secteurs de l'industrie, du bâtiment, de l'informatique, des télécommunications et parmi les infirmiers, Les conséquences de la crise sanitaire se font encore ressentir, c’est notamment le cas dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration mais également des agents de sécurité, des caissiers ou de certains métiers des transports, Dans certains secteurs, les tensions sont mêmes supérieures à celles précédant la crise sanitaire : c’est le cas pour certains métiers du soin comme les aides-soignants, infirmiers ou les sage-femmes, Les tensions diminuent au contraire pour les cadres de la banque et des assurances.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 2,6 points sur 2019-2024
| 68,8 % | Modérément favorable |
Selon les résultats de la dernière enquête "Emploi" publiée le 25/03/2026 (2), en France, 69,3 % des personnes âgées de 15 à 64 ans sont en emploi. Le taux d’emploi augmente de 0,3 point sur un an, après 68,9 % en 2024. Cette progression s’inscrit dans une tendance haussière amorcée au milieu des années 2010. La hausse est surtout portée par les séniors, tandis que le taux d’emploi des jeunes de 15 à 24 ans se stabilise. Le salariat (marchand et non marchand) reste la forme d’emploi majoritaire, avec 72,8 % des personnes en emploi en CDI ou fonctionnaires. Le niveau moyen de qualification poursuit sa hausse tendancielle ; les cadres représentent 23,8 % des personnes en emploi, soit une hausse de 0,9 point sur un an. Le taux d’activité des 15-64 ans se situe à 75,1 %, en hausse de 0,6 point sur un an. Le taux d’activité et le taux d’emploi atteignent en 2025 (2) leur plus haut niveau depuis que l’INSEE mesure ces indicateurs (1975).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 0.0 % sur 2014-2019
| 21 | Modérément favorable |
Selon Dares Analyses N°53 d'octobre 2022 "Quels sont les salariés les plus touchés par les accidents du travail en 2019 ?", en 2019, sur le champ des salariés affiliés au régime général ou à la mutualité sociale agricole, ainsi que des agents des fonctions publiques territoriale et hospitalière, 783 600 accidents du travail avec au moins un jour d’arrêt sont comptabilisés en France, Cela représente 20,4 accidents par million d’heures rémunérées, 39 650 accidents du travail donnent lieu à la reconnaissance d’une incapacité permanente et 790 sont mortels. Le risque d’accident du travail grave est plus élevé dans la construction, l’agriculture, les industries extractives, le travail du bois, le transport et l’entreposage. La fréquence et la gravité des accidents du travail sont particulièrement importantes dans les activités de gros œuvre, de couverture et de charpente, ainsi que dans la manutention de marchandises ou de bagages.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 5,2 points sur 2017-2024
| 99,2 % | Modérément favorable |
La proportion d’adultes possédant un compte dans une banque ou dans une autre institution financière ou faisant appel à des services monétaires mobiles s’inscrit à un niveau élevé en 2021 pour atteindre 99 %, La pandémie de COVID-19 a accéléré l'inclusion financière, avec une forte croissance des paiements numériques dans un contexte d'expansion mondiale des services financiers formels, En 2020, les mesures prises pour endiguer la pandémie (confinements, couvre-feux, distanciation sociale) ont accéléré la « numérisation » de nombreux pans de la société, avec un essor inédit des pratiques digitales à domicile.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 0,2 point sur 2019-2024
| 10,9 % | Défavorable |
Selon l'INJEP (chiffres clés de la jeunesse - 2024), entre 15 et 24 ans, les hommes (11,4 %) sont plus souvent NEET (neither in employment, nor in education or training) que les jeunes femmes (9,7 %). Pour cause, ils sortent plus précocement du système scolaire que les femmes (9,6 % pour hommes contre 6,1 % pour les femmes selon une étude de l’Insee). Au 4e trimestre 2024, 33,7 % des 15-24 ans sont en emploi. En 2024, 22,0 % des emplois occupés par les jeunes de 15 à 24 ans sont des emplois à temps partiel. 30,3 % des emplois occupés par les femmes de moins de 15 à 24 ans sont des emplois à temps partiel (contre 15,1 % pour les hommes du même âge). 18,8 % des actifs âgés de 15 à 24 ans sont au chômage. La part du chômage des 15-24 ans est de 7,9 %.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 7,0 points sur 2020-2024
| 31,5 % | Défavorable |
Selon l’Insee, la part des emplois aidés dans l’emploi des jeunes a baissé de 7 points entre 2021 et 2022 pour s'établir à 31,5 %, comme en 2023 et en 2024. La France met essentiellement l'accent sur l’apprentissage.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Mesure du progrès impossible
| 0,9 %* | Non évaluable |
Note : données 2023 et 2024 provisoires
Au regard de la parution des comptes nationaux annuels pour l'année 2025 (2), le produit intérieur brut (PIB) a augmenté en moyenne de 0,8 % (après +1,5 % en 2024 et +1,6 % en 2023). L'activité a été freinée par le regain d'incertitude tant national qu'international en 2025, qui a pénalisé la demande intérieure privée hors stocks. L'économie a tout de même fait preuve de résilience en dépit du contexte géopolitique, avec une accélération de l'activité au second semestre. Après plusieurs années très dynamiques, l'emploi a continué de se développer mais a ralenti en 2025, dans un contexte de redressement de la productivité et du fait d'un moindre dynamisme de l'activité, ainsi que d'un recul des entrées en emplois aidés. Le pouvoir d’achat du revenu disponible brut des ménages par unité de consommation se replie de 0,7 % après +2,2 %, principalement sous l’effet d’un fort repli des dividendes versés aux ménages.
ODD9 - Mettre en place une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 1,3 point sur 2019-2024
| 17,3 % de voyageurs-km | Favorable |
Le transport collectif (ferré et routier) représente environ 15,9 % du transport intérieur terrestre de voyageurs en 2024. Le transport intérieur de voyageurs total s'élevait à 1 047 milliards de voyageurs-kilomètres en 2024, dominé à 82 % par les véhicules particuliers. La part des transports ferrés est de 12 % et celle des transports collectifs routiers est de 5 %. Le transport collectif poursuit sa reprise en 2024 (+ 5,0 %) et dépasse son niveau de 2019 (+ 3,6 % par rapport à 2019). La reprise du transport collectif urbain est plus forte en province (+ 8,9 %) qu’en Île-de-France (+ 5,9 %). Le transport ferroviaire atteint un niveau inégalé en 2024 (+ 14,5 % par rapport à 2019).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 17,8 % sur 2018-2023
| 108,4 t CO₂ eq/millions $ | Favorable |
*** source : Centre européen de recherche (JRC-EDGAR)
Selon le rapport SECTEN 2026 du Citepa (2), sur la période 1990-2024, les émissions de gaz à effet de serre (GES) hors utilisation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (UTCATF) sur le territoire national ont baissé de près d'un tiers (32,9 %). Le projet de SNBC 3, mis en consultation en décembre 2025, prévoit que la France réduise de moitié ses émissions territoriales (hors UTCATF) d’ici 2030 par rapport à 1990. Pour atteindre cet objectif, les émissions de GES devront diminuer d’environ 5 % par an d’ici là, ce qui impliquera une forte augmentation du rythme de diminution par rapport aux dernières années. Les émissions de GES nationales ont diminué de -2,1 % en 2025, -3,0 % en 2024 et -6,8 % en 2023 (rapport SECTEN 2026). En 2023, la diminution des GES a été particulièrement importante, notamment en raison de la reprise d’activité de plusieurs centrales nucléaires qui ont augmenté la production d’électricité bas-carbone.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 2,7 % sur 2020-2025
| 17 778,8 millions d’€ | Favorable |
En 2025, la mission interministérielle recherche et enseignement supérieur (Mires) regroupe 16,7 Md€ de crédits budgétaires pour la recherche, en diminution de 2,4 % par rapport à 2024. La Mires regroupe en un seul ensemble budgétaire l'essentiel des moyens consacrés par l'État à l'économie de la connaissance, sa production, sa diffusion ou sa transmission. Il existe des crédit budgétaires hors Mires à hauteur de 1,9 Md€.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 1,0 point sur 2019-2024
| 88,8 % de tonnes-km | Modérément défavorable |
Le transport terrestre de marchandises se redresse en 2024 (+ 3,7 % après - 4,0 % en 2023) et s’élève à 344 milliards de tonnes-kilomètres. L’activité augmente particulièrement dans le transport ferroviaire (+ 7,4 %), mais aussi dans les transports routier (+ 3,4 %) et fluvial (+ 2,1 %). Tous les produits sont concernés par la hausse de l’activité, hormis les matériaux de construction. Les parts modales restent stables sur un an, avec 89 % du fret transporté par la route, 9 % par le train et 2 % par voie fluviale.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 2,3 points sur 2019-2024
| 68,7 % | Modérément défavorable |
Selon la Banque de France, la demande de crédit des très petites entreprises (TPE) est orientée à la baisse depuis plus de dix ans, tant pour les crédits d’investissement que de trésorerie. 2020, année covid, est une année particulière : elle marque un rebond temporaire de la demande de crédits de trésorerie de la part des TPE (rebond qui ne se confirme donc pas ensuite) et elle coïncide avec une baisse encore plus marquée de la demande de crédits d’investissements (qui passe cette année-là durablement sous les 10 %). Le taux d'obtention progresse en revanche, en lien avec la détente des taux d'intérêt sur les crédits aux entreprises observée en 2025 (2) : 95,5 % des TPE ayant sollicité un crédit d'investissement l'ont obtenu en totalité ou à plus de 75 %, contre 81,3 % pour les crédits de trésorerie.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 0,01 point sur 2019-2024
| 2,18 % du PIB | Défavorable |
Note : donnée 2024 estimée
Selon l'état de l'Enseignement supérieur de la recherche et de l'innovation en France n°19, en 2023, la dépense intérieure de recherche et développement expérimental (DIRD) s’élève à 61,5 Md€. Par rapport à 2022, la DIRD diminue de 0,5 % en volume et résulte de la baisse des dépenses des entreprises (- 0,5 %) et de celle des administrations (- 0,4 %). En 2024, la DIRD devrait augmenter de 1,3 % en volume, suite à une augmentation des dépenses de R&D des entreprises (+ 1,3 %) et des administrations (+ 1,4 %).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Une seule valeur en 2023
| 513 230 ETP | Non évaluable |
Selon l'état de l'Enseignement supérieur de la recherche et de l'innovation en France n°19, en 2023, 678 500 personnes participent à l’activité de R&D en France, ce qui correspond à 513 200 ETP. Parmi ces ETP 69 % sont des ETP chercheurs et 31 % des ETP personnels de soutien à la recherche. Sur dix chercheurs, six travaillent en entreprise et quatre dans le secteur des administrations. Au sein de l’UE27, la France avec 356 400 chercheurs en ETP Équivalent temps plein, occupe la deuxième position en nombre de chercheurs en ETP, derrière l’Allemagne (500 200 ETP). Les chercheurs représentent 69 % du personnel de recherche, en ETP.
ODD10 - Réduire les inégalités entre les pays et en leur sein
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 4,6 points sur 2021-2025
| 89,9 % | Favorable |
En 2025, plus de 89 % (90,8 %) des logements et locaux professionnels en France étaient éligibles à la fibre optique, avec une généralisation du très haut débit visée pour la fin de l'année. En matière de couverture,le déploiement a atteint 88,71 % de couverture nationale fin 2024, permettant de raccorder environ 40,6 millions de locaux sur les 44,6 millions recensés. Le Plan France Très Haut Débit visait une couverture totale en fibre optique (FTTH) d'ici 2025. Cependant, certaines régions comme la Bretagne finaliseront leur déploiement en 2026. Cette expansion s'accompagne de la fermeture progressive du réseau cuivre par l'opérateur Orange, qui s'étalera jusqu'en 2030.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 3,5 points sur 2021-2025
| 89,6 % | Favorable |
En 2025, 89, 6 % des personnes de 15 ans ou plus résidant en France ont utilisé Internet au cours des trois derniers mois, contre 65 % en 2009. L’utilisation d’Internet continue de progresser chez les plus de 75 ans : désormais plus de la moitié d’entre eux (51 %) sont internautes contre 21 % en 2015. La grande majorité des 60-74 ans (87 %) ont également utilisé Internet au cours des trois derniers mois comme la quasi-totalité des moins de 60 ans. Environ deux personnes sur trois de 15 ans ou plus ont réalisé un achat sur Internet au cours des trois derniers mois en 2025. C’est une pratique plus répandue au sein des 15-44 ans (79 %) qu’au sein des 60 ans ou plus (39 %).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 0,2 point sur 2021-2023
| 22,1 % | Modérément défavorable |
En 2023, en France métropolitaine, 9,8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec un niveau de vie inférieur à 1 288 euros par mois. Cela correspond à un revenu disponible inférieur à 1 288 euros par mois pour une personne seule et inférieur à 2 704 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans. Les 40 % de personnes au niveau de vie le plus faible, dites « modestes », ont un niveau de vie inférieur à 1 919 euros par mois. En 2023, les 40 % des personnes les plus modestes (dites « modestes ») percevaient 22,3 % de la somme totale des niveaux de vie en France.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 4,7 % sur 2018-2023
| 4,5 | Modérément défavorable |
En 2023, le rapport interquintile des masses de niveaux de vie en France, qui compare les revenus des 20 % les plus riches à ceux des 20 % les plus pauvres, s'établit à 4,4 pour le revenu disponible brut (RDB). Ce ratio marque une progression par rapport à 4,1 en 2020, indiquant un creusement des inégalités monétaires malgré la redistribution.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 1,1 % sur 2018-2021
| 0,645 indice de Gini | Modérément défavorable |
En 2024, la moitié des ménages disposent d’un patrimoine brut supérieur à 205 000 euros. Les inégalités de patrimoine sont nettement plus fortes que les inégalités de niveaux de vie : les 10 % des ménages les mieux dotés en patrimoine détiennent près de la moitié de la masse totale de patrimoine brut, alors que les 10 % les plus aisés en niveau de vie détiennent seulement un quart de la masse des niveaux de vie. La répartition du patrimoine est plus inégalitaire que celle du niveau de vie. En vingt ans, les inégalités de patrimoine se sont accrues. La hausse des prix de l’immobilier, en particulier au début des années 2000, a en effet creusé l’écart entre les ménages détenteurs de patrimoine immobilier et les autres.
ODD11 - Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 0,85 point sur 2019-2024
| 0,00 % | Favorable |
La réglementation européenne fixe deux normes pour la protection de la santé pour les PM10, appelées valeurs limites : l’une en moyenne journalière et l’autre en moyenne annuelle. Sur la période 2007-2024, le pourcentage de stations de mesure où la norme réglementaire journalière en PM10 n’est pas respectée a baissé dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants, essentiellement avant 2015. En 2024, pour les agglomérations de plus de 250 000 habitants, le taux de PM10 est de 0 %. Sur la période 2007-2024, le pourcentage de stations de mesure ne respectant pas la norme réglementaire annuelle en PM10 a diminué dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants. Il est, selon les années, inférieures à 1 % ou nul depuis 2020.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 18,4 % sur 2019-2024
| 13,3 μ/m³ | Favorable |
Les concentrations moyennes annuelles de PM10 ont baissé sur la période 2007-2024. Sur la période 2020-2024, les concentrations moyennes annuelles de PM10 les plus élevées sont observées sur les régions Hauts-de-France, Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Auvergne-Rhône-Alpes. En 2024, la moyenne annuelle des concentrations de PM10 apparait moins importante qu’en 2023 compte tenu des conditions météorologiques plus douces (notamment durant l’hiver) sur l’Europe de l’Ouest
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 0,3 point sur 2013-2020
| 8,1 % | Modérément favorable |
En 2020, environ 5 millions de personnes en France (soit 8,1 % de la population hors Mayotte) vivaient dans un logement surpeuplé. Ce taux de suroccupation varie fortement selon le type de habitat et la localisation. 8 % des ménages sont concernés (hors étudiants). 16,5 % des personnes vivant en appartement sont touchées, contre seulement 3,2 % dans les maisons individuelles. La suroccupation atteint 13,7 % dans l'agglomération parisienne, 5,3 % dans les agglomérations de plus de 100 000 habitants, et seulement 2,3 % dans celles de moins de 10 000 habitants. Elle est particulièrement élevée chez les familles monoparentales (25 % pour celles avec enfants de moins de 3 ans) et dans les départements d'outre-mer (notamment en Guyane où elle dépasse 33 %).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+0,3 point sur 2018-2023
| 9,5 % | Modérément défavorable |
Depuis 1992, la surface artificialisée est passée de 6,9 % de la superficie totale du territoire de France métropolitaine à 9,5 % en 2023, soit en moyenne une consommation d’espace artificialisés supplémentaire de 60 000 hectares par an, soit la surface du département du Territoire de Belfort chaque année. Selon des études menées sur les territoires de métropole, entre 2019 et 2022, 20 000 à 25 000 hectares ont été artificialisés par année. En comparaison, entre 1982 et 2010, 53 900 hectares étaient artificialisés par an. L’artificialisation est très inégalement répartie sur le territoire. Les métropoles et les zones littorales sont les plus touchées alors que les régions montagneuses sont davantage préservées.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 1,0 point sur 2018-2023***
| 41,7 % | Modérément défavorable |
*** progrès insuffisant au regard de la cible à atteindre
Note : données estimées
Les déchets municipaux comprennent « les déchets ménagers et assimilés, hors délais et gravats, collectés par le service public de gestion des déchets, les déchets ménagers collectés par d’autres canaux (retour distributeurs, bornes de collecte…) ainsi que les biodéchets compostés à domicile » et les déchets de nettoiements de la voirie. En France, chaque habitant produit en moyenne environ 500 kg de déchets par an. Début 2024, 22,9 millions d’habitants, soit plus d’un français sur trois, étaient desservis par une solution de tri à la source des biodéchets. La quantité de déchets ménagers et assimilés collectés (hors déblais et gravats) varie de façon importante d’un département à l’autre en 2021, allant de 390 kg/hab/an (Val-de-Marne) à 890 kg/hab/an (Landes). Les collectivités locales développent la collecte sélective des déchets ménagers et assimilés (porte à porte, conteneurs d’apports volontaires et déchèteries) et le nombre de filières à responsabilité élargie du producteur est en forte croissance, ce qui permet un meilleur traitement des déchets municipaux. Ainsi, entre 2016 et 2021, le taux de recyclage matière et organique de ces déchets est passé de 39,7 % à 44,2 %. Dans le même temps, la mise en décharge décroît régulièrement, passant de 28,6 % à 23,4 % des tonnages.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 1,55 point sur 2019-2024
| 2,29 % | Défavorable |
La réglementation européenne fixe deux normes pour la protection de la santé pour les PM10, appelées valeurs limites : l’une en moyenne journalière et l’autre en moyenne annuelle. Sur la période 2007-2024, le pourcentage de stations de mesure où la norme réglementaire journalière en PM10 n’est pas respectée a baissé dans les agglomérations de 50 000 à 250 000 habitants. En 2024, pour les agglomérations de 50 000 à 250 000 habitants le taux atteint 2,29 %, plus élévé qu'en 2023 (0,8 %). Cependant, sur la période 2007-2024, le pourcentage de stations de mesure ne respectant pas la norme réglementaire annuelle en PM10 a diminué dans les agglomérations de 50 000 à 250 000, ce pourcentage est très faible (moins de 1 %) sur toute la période.
ODD12 - Établir des modes de consommation et de production durables
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
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- 5,8 % sur 2018-2022
| 11,4 millions de tonnes | Favorable |
Les déchets dangereux représentent 11,4 millions de tonnes; les déchets non dangereux s’élèvent à 303 millions de tonnes, dont 209 millions de tonnes de déchets minéraux non dangereux (inertes), Quatre secteurs regroupent près de 80 % des déchets dangereux produits : le secteur de la production et distribution d'eau, de l’assainissement, de la gestion des déchets et de la dépollution, la construction, l’industrie chimique et le tertiaire, Les déchets dangereux sont produits principalement par les entreprises, dont 2,3 millions de tonnes pour l’industrie et 2,6 millions de tonnes pour le secteur de la construction; les services de collecte et traitement de déchets, les services de captage d’eau et d’assainissement en génèrent 3,6 millions de tonnes,
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 17,5 % sur 2018-2023
| 847 500 ETP | Favorable |
En 2023, l’économie circulaire mobilisait 847500 emplois en équivalent temps plein (ETP) en France, représentant un peu plus de 3 % de l’emploi total national. Ce secteur a connu une forte croissance, gagnant près de 200 000 ETP entre 2010 et 2021, soit une progression annuelle moyenne de 2,5 %, bien supérieure à celle de l’emploi total. La répartition de ces emplois s’articule autour de quatre piliers principaux : l'allongement de la durée d’usage), l’entretien et la réparation automobile, approvisionnement durable dont la majeure partie provient de l’agriculture biologique, le recyclage et la consommation responsable, principalement issus des activités de location.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 4,3 % sur 2017-2022
| 13,4 tonnes | Modérément favorable |
Rapportée à la population nationale, la consommation intérieure de matières (DMC) rend compte de l’une des pressions exercées sur l’environnement. Entre 1990 et 2023, la consommation intérieure de matières par habitant (DMC) en France a baissé, passant de 14,3 t/hab en 1990 à 11,9 t/hab en 2023. Entre 1990 et 2008, la DMC s’est maintenue à un niveau élevé, avec une moyenne de 13,7 t/hab avant de chuter en 2009 (- 11 %) puis de poursuivre sa baisse jusqu’en 2016, atteignant son plus bas niveau (10,6 t/hab), dans un contexte de moindre dynamisme du BTP et de morosité de l’économie en général. Elle se redresse entre 2017 et 2019 (12,7 t/hab) avant de chuter en 2020 (- 10 %) du fait de la mise à l’arrêt de l’activité lors de la pandémie de Covid-19, ramenant la DMC à 11,4 t/hab. Après le net rebond en 2021 (+ 8 %), la DMC se stabilise autour de 14,2 t/hab . En 2022, elle baisse pour atteindre 13,4t/hab juste au-dessous de la moyenne européenne 13,5 t/hab.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 4,4 % sur 2018-2023
| 11,9 tonnes | Modérément défavorable |
La demande de biens et services par les acteurs économiques sur le territoire national impose d’extraire des matières premières de ce territoire et d’importer les matières premières qui ne peuvent être produites localement. Entre 1990 et 2023, la consommation intérieure de matières par habitant en France a baissé, passant de 14,3 tonnes par habitant (t/hab) en 1990 à 11,9t/hab en 2023, bien au-dessous des niveaux d’avant 2008 et au-dessous de la moyenne européenne (13,5 t/hab). Entre 1990 et 2023, la productivité matières française, qui évalue la transition de la société vers un modèle plus économe en ressources naturelles, est passée de 1,88 à 3,18 euros par kilogramme (€/kg) de matières consommées.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 0,6 % sur 2018-2022
| 345,5 millions de tonnes | Modérément défavorable |
En 2020, la production de déchets en France représente 315 millions de tonnes (hors déchets agricoles sur exploitation), dont 213 millions de tonnes pour le secteur de la construction, 68 millions de tonnes pour les activités économiques (y compris les collectivités) en dehors de la construction et 34 millions de tonnes pour les ménages, En 2020, tous déchets confondus, 72 % des déchets ont été valorisés, dont 54 % par recyclage et 10 % par remblayage, La part des déchets envoyés en centre de stockage a été légèrement réduite, passant de 27 % en 2016 à 26 %, Plus de la moitié (59 %) des déchets minéraux traités sont recyclés, 14 % sont utilisés comme remblai, et 27 % sont stockés, La production de déchets dangereux passe de 12,1 Mt en 2018 à 11,2 Mt en 2020, soit 3,6 % des déchets produits en France,
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 1,5 % sur 2018-2023
| 3,18 €/kg | Défavorable |
En 2024, la consommation de matières premières en France a connu une évolution marquée par une déconnexion relative entre la croissance économique et l'empreinte matière, La productivité matières en France a nettement augmenté entre 1990 et 2023, passant de 1,88 à 3,18 euros par kilogramme de matière consommée, soit une hausse de près de 70 %. Après avoir reculé en 2019, la productivité s’est ensuite redressée et se rapproche désormais de la cible 2030 (de 3,72 €/kg) ; elle est de 2,84 €/kg à l’échelle européenne.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Mesure du progrès impossible
| 142 kg | Non évaluable |
En France, en 2023, 9,7 millions de tonnes de déchets alimentaires ont été produits, soit 142 kg par personne ; parmi eux, 3,8 millions de tonnes étaient encore comestibles : produits abîmés, restes de repas, etc. Parmi ces déchets, 5,9 millions de tonnes ne sont pas comestibles (os, épluchures…) et sont assimilés à du gaspillage alimentaire. Le gaspillage alimentaire représente donc 3,8 millions tonnes de déchets issues des parties comestibles des aliments (aliments non-consommés encore emballés, restes de repas, etc.), soit 55 kg par personne. Toutes les étapes de la chaîne alimentaire sont concernées. La part de ce gaspillage varie d'une étape à l'autre, et représente : 76 % des déchets alimentaires, au stade de la production primaire, 27 % dans la transformation, 37 % dans la distribution, 49 % dans la restauration hors domicile et 31 % de la consommation à domicile. La France se situe au-dessus de la moyenne européenne (130 kg par habitant).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
188 : moyenne sur 2022-2023
| 190 | Non évaluable |
En 2023, le déploiement de l’Écologie Industrielle et Territoriale (EIT) en France s'est structuré autour de deux dynamiques majeures : le programme national Territoires d’industrie et les appels à projets régionaux spécifiques. 190 Territoires d’industrie rassemblant plus de 630 intercommunalités dans plus de 18 régions françaises. Plus de 300 projets industriels soutenus dans le cadre du Fonds vert « Territoires d’industrie en transition écologique » depuis 2024, pour plus de 3700 emplois potentiels.
ODD13 - Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 9,0 % sur 2020-2025
| 12 493 | Favorable |
12 493 communes sont couvertes par un plan de prévention des risques naturels, dont près de 11 000 par un plan de prévention Inondation (hors submersion marine). En moyenne, 2 974 communes par an font l’objet d’au moins un arrêté de reconnaissance de catastrophes naturelles au titre des inondations. Si l’on exclut les années 1982 et 1999, cette moyenne tombe à 2 052 communes. En moyenne depuis 1989, 1 717 communes font chaque année l’objet d’au moins un arrêté de reconnaissance pour le péril sécheresse. Depuis 1982, 99 % des communes ont été au moins une fois reconnues en état de catastrophe naturelle.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
-13,7 % sur 2019-2024
| 8,2 teq CO₂ | Favorable |
Note : données estimées, Donnée 2024 estimation provisoire
En 2024, l’empreinte carbone de la France est estimée à 563 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq). Elle diminue de 3,4 % par rapport à 2023 et atteint son plus bas niveau depuis 1990. Ramenée à l’ensemble de la population, l’empreinte carbone est de 8,2 t CO2 éq par personne. Les émissions importées représentent la moitié de l’empreinte. L’empreinte carbone de la France a diminué de 20 % depuis 1990 sous l’effet de la réduction des émissions intérieures (- 34 %, y compris celles des ménages), tandis que celles associées aux importations se sont légèrement accrues (+ 2 %).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
-16,9 % sur 2019-2024
| 5,4 teq CO₂ | Favorable |
*** hors UTCATF (utilisation des terres, changement d'affectation des terres et foresterie)
Note : données estimées, Donnée 2024 estimation provisoire
En 2024, les émissions de gaz à effet de serre des unités résidentes françaises, qui incluent certaines émissions à l’étranger pour le transport maritime et aérien notamment, s’élèvent à 404 millions de tonnes équivalent CO2 (Mt CO2 éq), soit 5,4 tonnes par personne, alors que l’empreinte carbone de la France s’élève à 563 Mt CO2 éq, soit 8,2 tonnes par personne. La différence s’explique par les émissions importées pour satisfaire la demande finale française, nettement supérieures aux émissions exportées par la France. Les émissions françaises se replient légèrement en 2024, de 0,9 % (après - 6,0 % en 2023). La production d’électricité est moins carbonée, alors que les émissions provenant du transport maritime international augmentent nettement. Au total, les émissions françaises répondant à la demande finale intérieure se replient (- 2,9 %), tandis que celles associées aux exportations augmentent légèrement (+ 1,7 %).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 40 % sur 2019-2024
| 7 | Défavorable |
Ces dernières années, le nombre d'événements naturels très graves a sensiblement augmenté, par rapport à la période allant de 1950 à 2000. En moyenne chaque année, entre 2001 et 2024, quatre événements naturels très graves (au moins 10 morts ou 30 M€ de dommages matériels) se sont produits, contre seulement un entre 1950 et 2000. Sur les 161 événements recensés sur l’ensemble de la période, environ deux tiers correspondent à des inondations. Environ 11 millions de logements sont implantés au sein de l’enveloppe approchée du risque d’inondation potentielle par débordement de cours d’eau définie en 2011. Ces logements abritent près de 18 millions de Français (données 2021), sur près de 30 700 communes soit 26,5 % des habitants. Dans les zones côtières, un peu moins de 1 700 communes sont exposées à l’aléa inondation par submersion marine.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Mesure du progrès impossible
| 2 049 millions d’€ | Non évaluable |
Note : données provisoires
Le coût des événements climatiques en France a représenté cinq milliards d’euros pour les assureurs en 2024, faisant de cette année la 9e la plus coûteuse en termes de sinistres liés aux événements naturels. En 2023, les sinistres climatiques avaient coûté 6,5 milliards d’euros aux assureurs français, une baisse sur un an qui dépasse les 20 %. Dans le détail, cette somme correspond aux indemnisations versées par les assureurs à la suite de dommages liés au climat, qu’il s’agisse de catastrophes naturelles (plus de 2 milliards d’euros), d’assurance récolte (0,8 milliard d’euros) ou encore de tempêtes, grêle, poids de la neige (2,2 milliards d’euros).
ODD14 - Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 21,2 % sur 2019-2024
| 386 nombre par 100m de plage | Favorable |
Le suivi de cet indicateur montre une diminution de près de 22 % des macrodéchets sur le littoral métropolitain entre 2019 et 2024. Malgré cette diminution, le niveau de pollution reste supérieur au seuil définissant le bon état écologique du milieu marin (seuil de 20 macrodéchets/100m), ce qui démontre de la nécessité de poursuivre les efforts de lutte contre les déchets marins, à travers des actions de réduction, de prévention ou de sensibilisation à terre, au niveaux des cours d'eau, des réseaux d'eau, des zones portuaires et littorales ou en lien avec les activités maritimes.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 25 points sur 2020-2025
| 88 % | Favorable |
En février 2017, la France se dotait d'une Stratégie nationale pour la mer et le littoral (SNML) pour fixer son ambition maritime sur le long terme. A l'issue du processus de révision, la SNML 2024-2030 a été adoptée et publiée par décret le 10 juin 2024. La révision des documents stratégiques de façade (DSF) des 4 façades maritimes de l’hexagone a été lancée suite à l’adoption de la SNML. Les DSF mis à jour (volets stratégiques) ont été adoptés fin 2025 pour les quatre façades (MEMN, NAMO, SA, MED). Pour les Outre-mer, les documents stratégiques de bassin maritime (DSBM) viennent préciser et compléter les orientations de la SNML au regard des enjeux économiques, sociaux et écologiques propres à chaque bassin. Des DSBM ont été adoptés pour les 4 bassins maritimes suivants : Antilles, Sud océan Indien, Guyane et Saint-Pierre-et-Miquelon. Ils sont actuellement en cours de révision
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 10,3 points sur 2019-2024
| 33,6 % | Favorable |
Le réseau des aires marines protégées françaises se développe progressivement (eaux sous juridiction et souveraineté françaises). Celui-ci couvre tous les territoires marins, et se répartit comme suit : 45,3 % des façades maritimes métropolitaines et 33,1 % des bassins ultra-marins.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 1,7 % sur 2018-2023
| 399,3 kt/an*** | Modérément favorable |
*** en moyenne triennale
Entre 2000 et 2021, les flux des nitrates rejetés en mer demeurent stables autour d'une moyenne de 503 000 tonnes par an (t/an), Avec 270 000 t/an en moyenne, la façade Atlantique reçoit plus de la moitié (54 %) des flux arrivant en mer, La façade Manche-Mer du Nord reçoit 31 % des flux (154 000 t/an en moyenne) et la Méditerranée 16 % (80 000 t/an en moyenne),
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 27,5 % sur 2018-2023
| 12,1 kt/an*** | Défavorable |
*** en moyenne triennale
Les flux de phosphore ont diminué de 68 % sur la période entre 2000 et 2018, Ce résultat était lié à l’amélioration des performances des stations d’épuration, à l’interdiction de l’utilisation des phosphates dans les lessives, à l’augmentation du nombre d’habitants raccordés à un assainissement collectif et dans une moindre mesure à la diminution de l’utilisation d’engrais phosphatés en agriculture, Depuis 2019, la tendance à la hausse continue pour atteindre en 2021, 17 700 tonnes de phosphore qui ont été rejetés en mer via les cours d’eau métropolitains,
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 7,0 % sur 2019-2024
| 184 | Défavorable |
Note : donnée 2024 provisoire
Les pollutions en mer sont multiples (marée noire, pollution chimique, pollution sonore, déchets en mer, etc) elles peuvent être volontaires (rejets illicites) ou accidentelles (collisions, avaries, échouages, pertes de containers lors de tempêtes, etc.). Parmi les pollutions confirmées issues des POLREP (pollution reports), les pollutions par hydrocarbures (rejets illicites, avarie, abordage, accident en mer ou sur un estuaire - raffinerie/ navire) sont dominantes (57 %). Elles sont localisées principalement au niveau de l’axe de trafic maritime traversant la Manche et l’océan Atlantique, à l’est de la Corse et le long des côtes de la mer Méditerranée.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||
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Mesure du progrès impossible
| 46 %*** | Non évaluable |
***moyenne des proportions
Note : donnée 2021 provisoire
En 2019 : • 47 % des masses d'eau sont en bon état écologique (état au moins bon) • 69 % des masses d'eau sont en bon état chimique Les estimations provisoires pour 2025 (1) indiquent : • 34 % des massses d'eau sont en bon état écologique (état au moins bon) • 55 % des masses d'eau sont en bon état chimique.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Une seule valeur en 2020
| 70 % | Non évaluable |
La prochaine évaluation de l'état de santé des récifs coralliens des outre-mer français sera publiée fin-2026 (1). Elle rendra compte des évènements extrêmes ayant affecté les récifs coralliens, notamment le 4ème épisode mondial de blanchissement (2023-2025).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
Une seule valeur en 2020
| 38 % | Non évaluable |
La prochaine évaluation de l'état de santé des récifs coralliens des outre-mer français sera publiée fin-2026 (1). Elle rendra compte des évènements extrêmes ayant affecté les récifs coralliens, notamment le 4ème épisode mondial de blanchissement (2023-2025).
ODD15 - Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 1,3 point sur 2017-2022
| 32,0 % | Modérément favorable |
Depuis près de deux siècles, la superficie forestière augmente en France hexagonale. Il y a un siècle (en 1908), la forêt couvrait près de 10 millions d’hectares. Aujourd’hui, elle s’étend sur 17,6 millions. L’exode rural, les révolutions agricole et industrielle, le boisement des terres soutenu par le Fonds forestier national (1947-1999 : 2 millions d’hectares boisés ou reboisés) et la poursuite des reboisements en montagne ont grandement contribué à cette expansion d’après-guerre. La déprise agricole se poursuit : c'est ce phénomène qui entraîne actuellement la très grande majorité de la hausse de la superficie boisée en Bretagne, dans les Cévennes, et plus largement dans la grande frange Sud du Massif Central. A noter, enfin, que la France possède également 8,2 millions d’hectares supplémentaires dans les départements et régions d’Outre-mer qui ne sont pas pris en compte dans le calcul de l’indicateur.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||
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+ 0,7 point sur 2020-2024
| 32,3 % | Modérément favorable |
Selon la Base de données mondiale des aires protégées (UICN), la France compte 5923 aires protégées, couvrant une superficie totale d'environ 3,64 millions de km², ce qui représente 33,4 % de son territoire marin et terrestre (contre 23,8 % en 2021). Au niveau marin, ces aires protégées couvrent en 2025 33,53 % de nos océans, mers et littoraux à raison de 45,6 % pour l'hexagone et 33,1 % pour les outre-mer. Au niveau terrestre, 32,22 % du territoire est couvert par des aires protégées, dont 29,3 % pour l'hexagone et 56,2 % pour les outre-mer (soumis au Code de l'environnement). Ces résultats encourageants sont encore confortés par la mise en oeuvre de la "Stratégie nationale sur les aires protégées 2030".
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 0,1 % sur 2012-2018
| 28 847 239 millions d'ha | Modérément défavorable |
La France s'est dotée depuis 2021 d'une loi dite "Climat et résilience" qui fixe un objectif national de maîtrise de l'étalement urbain. Cet objectif consiste, sur la décennie 2021-2031 par rapport à la décennie précédente 2011-2021, à diminuer de moitié la consommation d'espaces naturels, agricoles et forestiers, et à atteindre l'absence d'artificialisation nette des sols d'ici 2050. De plus, la France est engagée dans la mise en œuvre du règlement (UE) 2024/1991 relatif à la restauration de la nature qui vise notamment à atteindre l'absence de perte nette de la surface totale nationale des espaces verts urbains et du couvert arboré urbain des zones d’écosystème urbain d'ici 2030, puis qui vise à l'augmenter à compter de 2031. Enfin, la France a mis en ligne le portail national de l'artificialisation des sols, qui permet notamment de suivre la consommation annuelle d'espaces naturels, agricoles et forestiers : https://artificialisation.developpement-durable.gouv.fr/
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
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+ 0,09 point sur 2019-2024***
| 6,43 % | Modérément défavorable |
*** progrès insuffisant au regard de la cible à atteindre
Les zones de protection forte telles que définies dans le décret n°2022-527 du 12 avril 2022 couvrent 6,20 % de la surface terrestre en 2019 et 6,23 % de la surface terrestre en 2025. Le domaine terrestre demeure caractérisé par une progression plus lente et modeste que le domaine maritime, avec une hausse peu significative sur l'ensemble de la période à l'échelle nationale, malgré une dynamique positive à souligner (de nombreux projets de zones de protection forte identifiés et en cours de mise en oeuvre).
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 11,3 % sur 2019-2024
| 63 | Défavorable |
Depuis 1989, le recul des espèces d'oiseaux communs spécialistes est fort (tendance générale observée : - 32 %) alors que les espèces généralistes augmentent (+ 17 %). Les effectifs des oiseaux communs spécialistes ont particulièrement baissé au cours des années 90. Durant la dernière décennie, ils accusent une légère baisse pour les espèces des milieux forestiers, et continuent de fortement diminuer pour celles des milieux bâtis et agricoles. La dégradation ou la perte des habitats, les pratiques agricoles intensives ainsi que le changement climatique demeurent parmi les principales menaces auxquelles sont exposées les populations d'oiseaux.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||
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+ 44,8 % sur 2014-2024
| 54,3 | Défavorable |
A l’échelle de la France, l’Inventaire national du patrimoine naturel (INPN 2021) recense 3 029 espèces de plantes exotiques et 2 422 espèces exotiques de faune, dont 2 389 sont introduites France métropolitaine, 38 % des espèces végétales d’eau douce introduites en France l’ont été pour des raisons ornementales et 29 % d’entre elles sont des plantes utilisées en aquariophilie, En métropole, 44 % des 43 espèces de poissons introduites sont naturalisées et, parmi celles-ci, près de la moitié ont été introduites pour la pêche de loisir, Pour la métropole, un nouvel indicateur développé pour l’Observatoire national de la biodiversité à partir d’une sélection de 84 espèces exotiques envahissantes (EEE) révèle que depuis 1982, un département français voit s’installer en moyenne tous les dix ans, 12 nouvelles EEE,
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
Mesure du progrès impossible
| 16 % | Non évaluable |
Note : donnée 2024 provisoire
Cet indicateur est usuellement diffusé à l'unité, 16 %, ici, correspond à la donnée brute de 16, 49 %. Ainsi, 16,5 % du nombre d'écosystèmes remarquables évalués sont dans un état de conservation favorable sur la période 2019-2024. Les habitats de la région alpine se trouvent globalement dans un meilleur état (29 % dans un état favorable), alors que ceux de la région atlantique (terrestre) sont les moins bien conservés (8,4 % dans un état favorable). Les et pelouses figurent parmi les habitats les plus menacés avec plus de la moitié d'entre eux dans un mauvais état de conservation. Les dunes, tourbières et autres milieux humides ou aquatiques, ainsi que les habitats côtiers, subissent également de multiples pressions : moins de 10 % d'entre eux sont dans un état de conservation favorable, avec 0 % pour les dunes, bas-marais et habitats côtiers. Plusieurs politiques publiques ont pour objectif la protection des habitats naturels et des espèces, les parcs naturels, la qualité de l'eau et la restauration des écosystèmes par l'amélioration de l'état de conservation des habitats naturels. Le Plan National de Restauration de la Nature (élaboré au titre du règlement européen (UE) 2024/1991 relatif à la restauration de la nature) vise à aller plus loin en engageant des actions visant à restaurer 30 % de la surface des habitats en mauvais état d'ici 2030.
ODD16 - Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et ouvertes aux fins du développement durable
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 1,8 point sur 2020-2025
| 26,7 % | Favorable |
Note : donnée 2025 provisoire
Au 1er janvier 2026, 86 100 personnes sont détenues en France, y compris COM. Parmi elles, 1 400 personnes sont détenues au sein d’un établissement des COM (NouvelleCalédonie et Polynésie française). Ainsi, 84 700 personnes sont détenues en France, hors COM. Parmi ces dernières, 62 600 sont condamnées et 22 100 sont prévenues. Le nombre total de détenus augmente de 6,8 % sur un an. Sur 12 mois, le nombre de condamnés est en hausse de 6,6 %, alors que celui des prévenus s’accroît de 7,5 %. Au cours du quatrième trimestre, 19 900 personnes ont été placées en détention. 17 600 personnes condamnées à une peine d’emprisonnement ferme sont non détenues. Celles-ci exécutent leur peine d’emprisonnement ferme en dehors d’un établissement pénitentiaire dans le cadre d’un aménagement de peine : à domicile sous surveillance électronique ou en placement à l’extérieur dans une structure habilitée.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
- 1,2 point sur 2019-2024
| 66,6 % | Modérément défavorable |
*** Armée, justice, police, école, hôpital
En 2023, 34 % des Français ont déclaré avoir une confiance élevée ou modérément élevée dans le gouvernement national, soit une valeur inférieure à la moyenne de 39 % au niveau de l’OCDE. Comme dans la plupart des pays de l’OCDE, les Français font davantage confiance à la police (67 %) et aux autres personnes (57 %) qu’à leur gouvernement national. Environ la moitié de la population fait état d’une confiance élevée ou modérément élevée envers les autorités locales (56 %), la fonction publique nationale (53 %) et les tribunaux et le système judiciaire (50 %). Les partis politiques (18 %), les médias (33 %) et le parlement national (33 %) sont les institutions envers lesquelles les gens ont le moins confiance. Par ailleurs, le Baromètre de la confiance politique (enquête académique du CEVIPOF [le centre de recherches politiques de Sciences Po] indique notamment que 38 % des personnes interrogées sont méfiantes (+ 9 points), un indice au plus haut depuis 2009 et que les personnes interrogées font plus confiance à 93 % à la famille (+ 1 point), à 60 % aux maires (+ 3 points, les seuls élus à dépasser la barre des 50 %) et à 79 % aux PME.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 27,5 % sur 2020-2024
| 882 | Défavorable |
Si les homicides enregistrés reculent légèrement (-2 %), les tentatives, elles, continuent d’exploser. En 2024, leur nombre progresse encore de 7 %, poursuivant une tendance inquiétante : elles ont doublé depuis 2017. Cette hausse s’explique en grande partie par le trafic de stupéfiants, qui alimente une violence de plus en plus fréquente sur le territoire. Sur l’année 2024,en France y compris COM, le nombre d’homicides baisse pour la première fois depuis 2020, soit 976 personnes victimes d’un homicide. L’année 2024 apparaît globalement stable, mais cette situation pourrait n’être qu’un sursis. Les chiffres du premier semestre 2025 sont alarmants : les homicides repartent fortement à la hausse, avec une augmentation de 16 % par rapport à la même période l’an dernier.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 0,3 point sur 2021-2023
| 1,7 % des 18-75 ans | Défavorable |
En 2023, les services de police et de gendarmerie nationales ont enregistré, au titre de crimes et de délits, 444 700 victimes de violences physiques (soit une augmentation de 7 % par rapport à 2022), dont 96 700 sont mineures (22 %) et 114 100 victimes de violences sexuelles, dont 65 300 sont mineures (57 %). Plus de la moitié de ces violences physiques enregistrées sont commises dans le cadre intrafamilial (conjugal ou non), que les victimes soient majeures ou mineures (respectivement 53 % et 54 % des victimes). Les victimes de violences physiques sont le plus souvent des hommes lorsqu’elles ont été commises en dehors de la sphère familiale (69 %) et des femmes dans la sphère familiale (75 %). Les victimes de violences sexuelles sont toujours très majoritairement des femmes, quel que soit le contexte de commission et l’âge des victimes (85 %).
ODD17 - Partenariats pour la réalisation des objectifs
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 16,1 % sur 2018-2023
| 11 074,4 millions de $ | Favorable |
La France figure parmi les principaux fournisseurs d’aide publique au développement (APD) en volume et met fortement l’accent sur l’Afrique, ainsi que sur la lutte contre le changement climatique et contre la perte de biodiversité. En 2023, la France est un contributeur important à l’aide au développement dans le monde, se classant au 5e rang des donateurs parmi les membres du Comité d’Aide au Développement (CAD) avec plus de 11 milliards d’euros de dépenses d’APD. En 2023, la France continue d’être un leader mondial de l’APD, mais elle est à la traîne par rapport à son objectif de fournir une aide de 0,7 % du RNB et la réduction de 37 % de l’aide étrangère pour 2025 menace de compromettre les progrès réalisés.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 1,4 point sur 2019-2024
| 17,4 % | Favorable |
Le retour de l’inflation à sa cible et la baisse progressive des taux directeurs, dans un contexte de croissance française modérée, constituent des éléments favorables pour la stabilité du système financier français. Le système financier français a fait face à une série de chocs importants, depuis 2020, et s’est adapté à un environnement de taux plus élevés depuis 2022. La solidité du secteur bancaire et assurantiel, les niveaux élevés de trésorerie des sociétés non financières et le taux d’épargne des ménages, toujours supérieur à sa moyenne pré-Covid, représentent autant de facteurs d’absorption des chocs. Néanmoins, des poches de vulnérabilités persistent pour les acteurs non financiers les plus endettés, face à un environnement macroéconomique incertain.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 0,04 point sur 2019-2024
| 0,48 % du RNB | Modérément défavorable |
Note : donnée 2024 provisoire
L'APD de la France a atteint en 2024 près de 15,4 milliards de dollars (environ 13 milliards d'euros), soit 0,48 % du Revenu national brut (RNB), ce qui en fait le sixième pourvoyeur mondial. La France fait partie des quelques pays dont l’aide extérieure repose à la fois sur les dons et sur les prêts à taux avantageux. En 2024, le groupe AFD a investi 1 milliard d’euros dans les territoires français d’Outre-mer. Ces investissements durables à l’étranger peuvent également bénéficier aux Français. Ces investissements ont des effets très positifs pour les entreprises françaises, avec des retombées économiques s’élevant à 3 milliards d’euros par an. ils permettent notamment de tisser des liens d’amitié et de coopération avec les pays partenaires pour apporter des réponses concrètes aux enjeux globaux qui touchent aussi la France : le changement climatique, les crises migratoires, la perte de biodiversité…
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 0,5 point sur 2019-2024
| 135,0 % du PIB | Modérément défavorable |
Note : données 2023 et 2024 provisoires
En 2024, le taux d’endettement des agents non financiers privés (ménages et sociétés non financières privées) poursuit sa baisse dans les quatre zones, États-Unis, zone euro, Royaume-Uni et Japon, avec un recul par rapport à 2023 de respectivement -4,5 pp, -3 pp, -1,5 pp et -0,5 pp. En zone euro, ce taux d’endettement s’établit à 105,8 % du PIB en 2024, soit 3 points de pourcentage (pp) de moins qu’à fin 2023. En valeur nominale, l’endettement a toutefois continué à augmenter légèrement, mais sa progression a été plus que compensée par la croissance du PIB en valeur. Par grand pays, le recul par rapport à 2023 est de -4,8 pp en Espagne, -3,7 pp en Italie, -3,5 pp en France et -2,0 pp en Allemagne (moins fort qu’en 2023 où il avait baissé de, respectivement, - 12,9 pp, - 7,9 pp, - 6,9 pp et -6,4 pp par rapport à 2022). L’endettement des ménages français s’inscrit dans ce mouvement, avec une baisse de -2,1 pp par rapport à 2023 (après -3,3 pp en 2023 par rapport à 2022). Il reste cependant encore significativement plus élevé que chez ses voisins : le ratio dette / PIB est 10 pp au-dessus de celui de l’Allemagne, 16 pp au-dessus de l’Espagne et 24 pp au-dessus de l’Italie. Au fian, en 2024, la dette des ménages atteint plus de 59,9 % du produit intérieur brut (PIB) et celle des sociétés non financières plus de 75,1 %, pour un total de 135 % du PIB.
| Évolution * | Dernière valeur ** | Tendance pour parvenir à l'ODD en 2030 | ||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
+ 15,0 points sur 2019-2024
| 113,2 % du PIB | Défavorable |
Note : données 2023 et 2024 provisoires
À la fin du quatrième trimestre 2024, la dette publique au sens de Maastricht s’établit à 3 305,3 Md€, soit une augmentation de 3,8 Md€ (après arrondi). Exprimée en pourcentage du produit intérieur brut (PIB), elle s’établit à 113,2 %, après 109,8 % en 2023, et 111,9 % fin 2022 (elle était de 97,9 % du PIB en 2019 avant la pandémie de Covid-19). En 2024, les dépenses publiques représentent 1 670,2 milliards d’euros, les recettes 1 501,6 milliards d’euros. Le déficit public s’établit à 168.6 milliards d'euros, soit 5,8 % du produit intérieur brut. Les recettes progressent plus rapidement qu’en 2023, mais restent moins dynamiques que l’activité. Les dépenses accélèrent plus fortement ; malgré le repli des dépenses liées à la crise énergétique, elles sont encore portées par les prestations indexées sur l’inflation. Le déficit des administrations publiques est essentiellement porté par les administrations centrales. Le déficit des administrations publiques locales se creuse cependant, tandis que l’excédent des administrations de sécurité sociale se réduit.
Source : Insee, Tableau de bord des indicateurs pour le suivi national des objectifs de développement durable - paru en mai 2026. Traitements SDES
(1) : Les données présentées et analysées correspondent aux données disponibles fin 2025 (date de fin de collecte du tableau de bord).
(2) : Les commentaires peuvent valoriser des données parues ultérieurement en 2026.
* Évolution : depuis la dernière valeur disponible, évolution sur une période de 5 ans (plus ou moins longue selon la disponibilité des données).
** Dernière valeur : valeur correspondant à la dernière année du graphique d’évolution.